Les Cawottes Explosives

Guilde du serveur Mylaise (Dofus)
 
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 Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche

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dads
Cawotte enwagée
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MessageSujet: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 15:02

Coucou , comme beaucoup de livres de mes concurrents ( Hugo , Proust, Malarmé , Benny Hill ) le chalet près du lac fait l'objet d'une réédition dans un format poche , pour ceux qui auraient loupé les chapitres initiaux ... et chose moins sûre qui seraient tentés de les lire ...
en tout cas je vous y ai retrouvé avec émotion et plaisir j'avoue , pardon pour l'immaturité du nain qui avait écrit ça , il était jeune et irresponsable



Un Chalet près d'un lac - A Cawotte Tales Septembre.


La lumière rasante d’un soleil tardif se reflète sur une étendue d’eau immense. Le lac tout juste caressé par une légère brise est d’un calme irréel. Les arbres se balancent sur un rythme lancinant et les feuilles dansent le même ballet.
C’est une pluie de couleurs chatoyantes sous un ciel d’azur. Seuls quelques nuages moutonneux traversent paisiblement l’horizon. Une feuille plus pressée que les autres quitte sa branche et s’envole,
fait quelques boucles et dessine autant de courbes imaginaires.
Elle hésite, remonte, replonge et finit par se poser sur l’onde.

Soudain une pierre vole et tombe près de la feuille soulevant une gerbe d’eau et produisant un énorme « PLOUF « qui brise le silence. Une deuxième pierre et enfin une troisième qui atteint la feuille et la fait plonger définitivement.
Un éclat de rire cristallin claque, court sur l’eau, emplit la vallée, rebondit sur les montagnes, revient, joue avec l’écho …. Puis laisse place à nouveau au seul murmure de la brise d’automne.



John ! Wendy !

Venez ! On rentre, la nuit va tomber

Maman a fait des gaufres, il y a du sirop d’érable ... ah oui et oncle Jim passe nous voir


Les enfants sortent du bosquet et riant comme deux adorables diables sautent dans les bras de leur père. Après une brève lutte, ils sortent vainqueurs et conduisent leur prisonnier vers l’énorme 4x4 blanc, étincelant garé
sur le bord du chemin caillouteux qui surplombe le lac Monitoba.
C’est sans un bruit que le véhicule remonte la pente vers le chalet que l’on aperçoit déjà à flanc de coteau, à peine à cinq kilomètres du lac, à l’orée de la forêt. La propulsion totalement électrique de ce « Canadian-Bull »
le rend totalement propre sans quoi Guillaume n’aurait jamais pu expliquer à sa femme, écologiste vert foncé de la première heure, qu’il avait choisi un si gros véhicule.

Devant le chalet le même 4x4 , noir, est garé nonchalamment. Seul sa couleur et un arc de chasse accroché au porte-fusil de ce dernier les différencient.
Les enfants bondissent de la voiture et plaquent leur oncle au sol, puis le libèrent et courent embrasser tante Mary prudemment toutefois car à sa démarche de canard et à son ventre rond on devine qu’un heureux évènement est proche.

Le frère et la sœur traversent ensuite le salon du chalet, passent devant la cheminée de pierres et son feu seule lumière qui inonde l’intérieur confortable et cossu, traversent la cuisine comme deux cyclones jumeaux,
lancent un « coucou m’man on est rentrés, on t’aime »…. Montent trois marches, redescendent, lui font un bisou chacun d’un coté du visage d’ange de leur mère, volent une gaufre chaude chacun, remontent enfin tout l’escalier, claquent la porte …
éclatent du même rire complice … puis font silence, comme pour partager ensemble un secret.

Jim, sa femme et Guillaume entrent enfin, ferment derrière eux la lourde porte, s’installent autour de la table basse, Sandy les rejoint et se blottit dans les bras de son mari. Dehors le soleil vient de mourir, noyé dans le lac,
il renaitra plus éclatant que jamais le lendemain.
Guillaume est un ancien scientifique, relativement brillant, chercheur dans le domaine des énergies. Après avoir été un des artisans du succès planétaire du programme SSD « Solar System Discovery » un besoin de retour à la nature s’était fait sentir.
Tout d’abord imperceptible puis de plus en plus présent, chaque jour chaque heure, comme un cri permanent. Un matin il n’était tout simplement pas allé au labo, il avait tout simplement quitté Boston et son centre de recherche.
Il avait garé son véhicule de fonction devant la petite maison de Sandy, lui avait dit « je pars » « au nord » , l’avait regardé dans les yeux , à cette question silencieuse elle avait répondu par un simple sourire.
Cinq minutes plus tard ils roulaient tous les deux, plein nord, tous feux allumés sur L’interstate , sombre ruban d’asphalte , droit vers Winnipeg . Ni lui, ni elle n’auraient pu dire pourquoi cette ville, son nom sans doute, un souvenir confus
d’un ourson qui dans leurs enfances les avaient bercé.

Il est étrange de constater que tous deux bien qu’ayant des souvenirs lointains de leurs enfances n’étaient absolument pas en mesure de situer cette période, ni en temps, ni en lieu. Ils avaient presque l’impression d’avoir toujours été adultes,
ils s’étaient toujours connu, c’était comme cela, c’était simple, c’était naturellement ainsi.
Dix années, dix longues années, dix merveilleuses années s’étaient écoulées ainsi, loin de tout. Mais ils étaient tout l’un pour l’autre, aussi ne se sentaient ils pas perdus dans ce coin le plus reculé de l’univers.
De temps en temps Guillaume jetait un œil sur les étoiles, sans nostalgie aucune, ils les avaient toutes observées, avait appris leurs noms, leurs histoires, leurs naissances, leurs morts annoncées. Il avait rêvé de les approcher, de leur rendre visite.
Il avait participé à y envoyer quelques autres aventuriers des temps modernes. Mais pour lui son étoile, son univers, son monde n’était pas là haut, ne l’avait jamais été.
Sandy, lorsqu’il l’avait vue pour la première fois, il la connaissait déjà, il savait qui elle était, ce ne pouvait être qu’elle. Ce sentiment partagé et réciproque avait fait voler en éclats toutes ses certitudes, comme un verre en Crystal qui une fois brisé brille
infiniment plus qu’il ne le faisait posé sur la table aux reflets du même feu.
De leur amour étaient nés John , un garçon rieur et curieux de tout , puis un an plus tard Wendy une fille adorable aux cheveux longs , d’une blondeur proche de la neige, aux yeux d’un bleu d’océan.
Ainsi passait le temps à Monitoba.
Jim était arrivé un jour de nulle part , au détour d’une partie de chasse à l’arc , à son bras , une jolie petite Mary , petit bout de femme dynamique et souriante . Jim avait tout simplement serré longuement Guillaume dans ses bras.
Dans les yeux noirs de Jim on devinait un passé dont il ne voulait plus parler. Jim avait été un des premiers hommes à quitter la base de Mars pour un voyage d’études vers Saturne, il fut aussi le seul à en revenir. De cela il ne parlait jamais.
Ce soir là John et Wendy jouaient dans le grenier et pour construire le « nouvel engin écologique à explorer l’univers à propulseurs à énergie bleue » ils avaient besoin d’un carton, d’un coffre ou d’une malle. John avait grandi et commençait à devenir fort,
les heures de marche ,de canoë, de natation avaient fait de lui un athlète. Bien plus grand que sa petite sœur. John pour la première fois n’eut aucun problème à pousser la lourde malle vers le centre du grenier. Il dut toutefois manger sa gaufre
pour se redonner un peu d’énergie. Wendy l’accompagna dans son gouter tardif, plus par gourmandise que par mimétisme.
La malle ferait un vaisseau fort convenable, dès qu’on l’aurait vidé de ces vieilles guenilles, de ces vieux déguisements, de tous ces souvenirs de leurs parents. John vidait le coffre aux trésors, passait les objets à Wendy qui les
entassaient dans le coin de la pièce près de la fenêtre.
Apres quelques minutes le vaisseau était prêt à décoller, un petit coup pour enlever la poussière…


Abracadabra ! ; Hocus Pocus ; par le pouvoir …..du soleil
Wendy , tu viens ?
Magie !
Wendy , viens !
John , viens voir ce que j’ai trouvé, j’arrive pas à lire ce qui est gravé
tu saoule Wendy ! on joue à explorer l’univers
pas moi , je veux jouer avec ça .. DAS EL OT IV
quoi ???? qu’est ce que tu racontes ? tu joues ou pas ?
aide moi John , je veux jouer avec ça
t’es lourde , bon donne


La porte du grenier s’ouvre alors les enfants descendent les marches quatre à quatre. Volent une gaufre chacun, se campent debout devant le foyer de l’âtre, brandissent une baguette qu’ils rêvent d’être magique … et lancent comme un défi à leurs parents


C’est quoi ça P’pa ? M’man ? Oncle Jim et tata Mary ? Vous savez ce que c’est dites, dites …. DAS EL OT IV !!!
crie Wendy

Ouais !


John frotte le vieux morceau de bois noueux, le dépoussière et lit à voix haute ….

DADSHELCAREGUIHEL -CAWOTTES EXPLOSIVES »

To be continued ?
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dads
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 15:11

Dads ...


Voila un nom surgit du passé, ça fait si longtemps que je ne l’ai pas entendu
Tu le connais Papa ce DAZHCREGUI ? ….demanda avec insistance Wendy, l’œil soudain écarquillé.
DadshelcréguiL la corrigea son frère tout aussi attentif.
Une carotte ça peut exploser ? ils riaient de bon cœur et attendaient des explications un peu plus précises sur ce mystère de la malle du grenier.
C’est qui ce …machin truc là papa ? C’est une sorte de Harry Potter ? , on n’en a jamais entendu parler avant
Pourquoi t’as un déguisement d’un inconnu c’est qui ? il y a une faute on dit carotte, pas cawotte hein papa ?


Jamais autant de questions en aussi peu de temps n’avaient été posées, Sandy interrompit le joyeux brouhaha d’un mouvement qu’on eut dit fait au ralenti, d’une rare élégance, elle avait capté
l’attention de tout le monde en une simple gestuelle.


Vous ne voulez pas reprendre une gaufre ? Vous assoir et écouter l’histoire de Dads et des cawottes ?
Tu les connais maman les cawottes ? Qui c’est ? C’est un sorcier Dazergui? il connait Harry Potter ?

le brouhaha reprit de plus belle


Raconte-nous dit Jim jusque là si discret, raconte leurs ce qui s’est passé Guillaume, les enfants vous voulez entendre une belle histoire ? Une histoire vraie ?
Oui oncle Jim, vas-y papa, raconte ! dirent-ils en cœur en se calant dans le canapé, une pile de gaufres à portée de bras.
Le monde tel que vous le connaissez n’a pas toujours été …
Ca commence bien hein ?
Wendy s’il te plait, laisse parler papa
Le monde tel que vous le connaissez
J’ai déjà entendu ça ailleurs moi, c’est du Tolkien Papa
S’il vous plait les enfants !!!
D’accord maman, on écoute



Vous connaissez le concept des metavers : les P-Branes et des trous de vers ? Des univers parallèles, ce n’est pas qu’une science fiction vous savez, il y a longtemps, nous ne vivions pas ici
Oui vous viviez à Denver !
Pas ici … plus loin encore les enfants, bien plus loin que l’on peut l’imaginer
Miami ?
Plus loin, ailleurs même, pour ainsi dire nous nous sommes retrouvés ici sur cette terre en franchissant un Zaap
Sur cette terre ? Un ZAP ?
Un ZAAP, oui, une sorte de porte dimensionnelle, celui-ci était apparu un jour dans la forêt d’Astrub
Dass Trüb ? En Allemagne ?
Essayez ne de pas m’interrompre les enfants, tout cela est si loin …



Pour bien que vous compreniez, ou essayiez de comprendre ce que nous avons vécu imaginez qu’un jour vous vous réveilliez dans votre chambre, tout vous est familier, tout le monde vous connait ,
tout autour de vous semble être votre vraie vie, mais vous n’en avez qu’une conscience un peu floue, vous savez qui vous êtes , à peu près … Mais le rêve dont vous venez de vous éveiller est à
cet instant là tellement présent encore qu’il est votre vraie vie , et tous ses souvenirs vos seuls et vrais souvenirs. Vous vous sentez étrangers à votre propre personne, dans votre propre maison,
comme si le personnage du rêve s’était éveillé et pas vous
Je ne comprends pas papa gémit Wendy, son frère ne sourcilla pas mais ne comprenait guère plus.
Maman et moi étions là bas, Jim aussi … et Mary également.

Où la bas ?


C’est ce que j’essaye de vous faire comprendre, ce n’est pas simple, commençons par mon tout premier souvenir de ce fameux là-bas.
Je devais avoir à peu près votre âge, peut être douze ans, pas plus. Nous étions trois, votre oncle Jim, mon petit frère,
qui avait déjà une tête de plus que moi à cette époque et notre petite sœur Jess.

Nos parents vivaient paisiblement dans cette ferme depuis ma naissance. Ils n’avaient pas toujours étés paysans.

Papa, Gloduar , avait participé à de nombreuses batailles, il était un guerrier , disciple de Crâ. Il avait été l’un des gardes du roi, un archer fabuleux.
Il maitrisait les éléments, beaucoup d’entre eux.
Il commandait à la terre, au feu, à l’eau. Jamais ses flèches ne manquaient leurs cibles. Je l’ai toujours entendu dire que désormais son arc ne lui servirait
qu’à chasser les wabbits ou les bouftons ,mais plus jamais un Brakmarien.
Je n’ai pas compris cette phrase avant bien longtemps mais elle rythmait nos repas de familles avant mon départ.

Maman, Amlardielle, était une Nini , une Eniripsa, c’était pratique chaque fois que Jim ou moi nous écorchions les genoux en tombant dans la cour
ou en escaladant les falaises , à chaque bobo ,il lui suffisait de passer sa main comme ça … joignant le geste à la parole Guillaume fit un arc de cercle
face à Wendy la paume ouverte , les doigts écartés et murmura quelques mots à peine audibles …
et la croute se formait , séchait, puis disparaissait quasi instantanément.
Elle nous guérissait, elle veillait sur nous.
Elle aussi avait une longue histoire, elle avait été infirmière des troupes de Bonta , avant de devenir l’une des guerrières les plus craintes de cette grande cité du nord.

Tu inventes au fur et à mesure ? demanda John
C’est pas mal, ça me rappelle un feuilleton..
Ce n’est pas une fiction Johnny, c’était alors la seule vie que j’aie connu, cette ferme c’était chez moi, pas une série TV
Bonta , Crabe-marien ? wabbit , boufton et espirana ça veut dire quoi ? questionna Wendy .
Rien ici, rien si ce n’est des souvenirs, le spectre d’un rêve, avant …ailleurs répliqua Jim songeur


Nous vivions donc dans une ferme, notre monde était appelé le monde des 12, en référence aux douze divinités qui guidaient nos pas,
qui traçaient nos voies et donnaient un sens, une orientation à nos vies.
Jim a hérité de papa son talent pour les arcs, il est devenu disciple de Crâ , bien que tu te souviens Jim , tu n’étais vraiment pas doué à tes débuts .

J’aurais voulu être archer aussi moi, j’enviais leur haute stature, leur allure, ils étaient forts, précis, sages …
mais j’ai bien vite dû me rendre à l’évidence, même à 5 pas j’étais incapable de tenir l’arc, de le bander et encore moins de toucher le tonneau près de
notre porte d’entrée. J’étais bien trop petit, gêné par les deux ailes dans mon dos et mes petits bras.

J’étais doué pour les soins comme maman, je deviendrais médecin.

Chaque soir depuis mes dix ans c’est moi qui allumais le feu dans la cheminée. Un tour que maman m’avait montré … nouvelle gestuelle de Guillaume,
nouveaux mots murmurés… je dominais l’élément feu,j’étais capable de produire de petites étincelles au début, en deux ans d’entrainement
j’étais devenu capable de produire une petite flamme et de la projeter depuis la table jusqu’au bûches à près de 3 cases …

ah oui tiens on parlait en cases tu te souviens Jim ? Une case ça faisait près de 2 mètres non ? A peu près oui confirma Jim….

Un matin je me suis levé, un matin comme les autres, Jess dormait dans son lit de bois, bricolé par papa, dans un Orme qu’il avait coupé.

Tout doucement je l’embrassai en lui murmurant à bientôt p’tite sœur, je t’aime,
prends soin de Jim et des parents … de Tooby aussi notre chienchien

J’ai enfilé ma tenue mauve, ma préférée, posée par maman sur le lit , soigneusement pliée , près d’un petit sac de voyage et de quelques morceaux de pain,
un œuf étrange , mauve lui aussi posé près du sac avec un mot manuscrit par maman Je t’aime Daddy ,
bonne route , maman ce mot sur un parchemin doré était signé d’une seule larme.
Jim grogna dans son lit, serra son chacha en peluche, leva un œil empli de sommeil vers moi et replongea dans son rêve.
Salut mon grand p’tit frère, à bientôt, un an tout au plus.
La porte de la chaumière se referma mollement derrière moi, je partais alors pour une merveilleuse aventure, comme un homme,
sans me retourner, si ce n’est tout en haut de la colline, discrètement, une larme au coin de l’œil.
J’ai à cet instant eu l’impression de voir un rideau reprendre sa place sur la fenêtre de la chambre de mes parents, comme s’ils me regardaient
partir, comme s’ils savaient, comme s’ils l’avaient toujours su.
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dads
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 18:04


Octobre
Incarnam



J’y étais, enfin, c’est là qu’allait commencer la grande aventure, c’est par là que mes ancêtres, mes copains, mon père et ma mère étaient passés, c’est par là que passeraient mon frère et ma sœur dans quelques mois, dans quelques années.
Après avoir confirmé mes choix et la dévotion à ma divinité protectrice Enirpsa …


Eh Wendy c’est Aspirine à l’envers .C’est ça papa ?«
Comme les médicaments John ? maman ?
Oui un peu …


J’ai alors découvert que j’avais hérité de maman un don de soins, pas aussi avancé que le sien, j’étais à peine capable à cette époque de former
une croute et de faire presque disparaitre un hématome.
J’ai du aussi choisir un élément, le feu pour moi semblait naturel, j’ai traversé le grand hall qui me faisait penser un peu à un temple Grec pour me
retrouver parmi des tas d’enfants qui courraient, il y avait aussi des animaux des bouftons ( ça ressemble à un petit mouton ) ,
des araknes ( ça ressemble à des araignées Wendy )


J’aime pas les araignées moi !


J’ai vite compris ce que l’on attendait de moi, juste que je progresse, que je devienne aussi fort que les grands qui courraient et combattaient
les chenilles géantes et que j’apprenne un bon métier afin d’être autonome. Tout cela pour la gloire d’Eniripsa et le mienne peut-être.

En tout cas pour que l’on soit fiers de moi dans ma famille. Toutefois aucune trace de Bonta ou de Brakmar dont m’avait tant parlé papa,
pas plus d’Astrub la merveilleuse cité.
Je devinais dans les propos de tous les gens qui s’activaient qu’il y avait une sorte de donjon à réaliser, une épreuve à surmonter pour pouvoir
se rendre là bas, mais ce n’était pas facile de comprendre tous les détails tant les gens venaient d’horizons différents.
Il y avait là des Sadidas , comme tante Mary , proches de la nature dont ils connaissaient quelques secrets, il y avait des garçons très forts ,
un brin simplets qui se faisaient appeler iop et puis des tas d’autres encore…
je vous en parlerai plus tard .
A peine sorti du temps un grand m’a défié, je ne savais pas ce qu’il voulait, j’ai accepté, c’était un iop , il m’a affirmé dans un grognement
« j’suis lvl 4 t’es mort avant de me frapper violemment.
Ah si papa avait été là , lvl 4 , je savais même pas ce que c’était sans doute une échelle de valeur en tout cas pas une échelle dans la sympathie et la diplomatie !
Moi on me qualifiait de lvl 1 . C’était ça le but de tout cet univers ? Devenir un lvl 200 ? Est-ce que papa
valait 50 fois ce iop ? Est-ce que moi j’étais 4 fois moins bien que ce crétin à l’épée en bois ?

Une chose m’a alors surpris c’est que bien que mort aux yeux du iop , je ne sentais qu’une vague fatigue , bien vite oubliée après la tartine que maman
m’avait laissée dans mon sac.
Je notai sur mon carnet de voyage quelques mots.


Iop : crétin
Pain : m’en procurer
Ojectif : progresser et me venger de iop-crétin


J’ai donc arpenté les plateaux d’Incarnam à la recherche de combats à la mesure du héros que j’étais. Après quelques tartines je regrettais
encore bien plus de ne pas avoir choisi l’arc de Jim, je revis mes ambitions à la baisse avant de massacrer un petit boufton noir,
une première victoire ça compte ! Simplement comprendre que je n’étais pas assez fort pour le moment m’avait pris une journée et la quasi-totalité de mes tartines.

Au coin d’un feu, près d’un champ de blé, sur la falaise de calcaire qui surplombait un épais tapis de nuages, je décidai de regarder l’œuf que m’avait confié maman.
Il était brisé, NON ! le iop crétin avait cassé mon œuf, j’allais le tuer ce …
Piieeep …Pieeep
Je compris alors que l’œuf n’avait pas été brisé dans ma chute ou par les coups d’épée du iop mais bien par son petit habitant … qui était …qui était quoi d’ailleurs ?


Un poussin ? C’était un poussin papa ? Ca j’aime bien les poussins, plus que les abraknes
Les araknes , Wendy , les araknes, Abraknes ça existe aussi mais c’est tellement plus fort
corrigea Jim

C’était une … j’en savais rien en fait, au dos du parchemin doré de maman je vis alors ces quelques mots : Prends soin de cette dragoune rose Dads,
elle te guidera sur la voie de la sagesse et t’enseignera ce que je n’ai pas eu le temps de te montrer : Papa

Une dragoune rose ! j’avais une dragoune rose, une …Ca mange quoi ces bestioles ? Peut-être devrais-je lui donner un des « fantômes de chacha
qui étrangement étaient apparus dans mon sac en même temps que le petit monstre.
Elle dévora le fantôme, fit un énorme rot qui me fit hurler de rire et repue, s’allongea dans le fond du sac, pour une première nuit à la belle étoile.

D’incarnam je garde en mémoire quelques jolis combats contre des crabes des squelettes et le dur apprentissage de mon premier métier,
j’avais décidé d’être alchimiste, le pain coutait très cher dans cette région, il était moins bon que les tartines de maman et je n’avais plus de sou.

Une recette familiale me permettait de me soigner des morsures des bouftous. Je me battais à main nues uniquement avec la technique que je ne cessais
d’améliorer, celle-là même qui m’avait servi d’allume barbecue à la maison.
J’arborais alors une splendide tenue rouge feu arrachée à des pious (ce sont des poussins de toutes les couleurs Wendy ) .

Il était temps pour moi de combattre ce monstre dont tout le monde parlait en Incarnam , un monstre si fort qu’il avait tué bien des aventuriers trop sûrs
d’eux ou trop peu préparés. Le Milimilou était tapi au fond d’un sombre donjon,près d’une falaise.

Certains disaient que cette grotte s’enfonçait dans les entrailles de la terre jusque Brakmar (tiens première fois en Incarnam que j’entendais ce nom
qui m’avait fait frémir lorsque papa me racontait ses histoires pour m’endormir et qui bien au contraire me tenaient éveillé jusque bien tard).

Accompagné d’un iop et d’un enutrof ( un chercheur de trésors Wendy ) …

Fortune à l’envers ! déclara pompeusement John tout en faisant couler le sirop d’érable que sa sœur regardait avec envie

Nous nous sommes enfoncés dans la grotte et avons combattu quelques monstres assez facilement.
Nous n’étions ni à Brakmar, ni en enfer, juste dans un donjon et notre niveau était largement suffisant pour avancer gaillardement.
Nous l’avons vu au détour d’une salle plus sombre que les autres, son grondement nous a glacé le sang, son coup de patte à tué un malheureux osa ,
un ami récemment rencontré qui avait le pouvoir de faire apparaitre des tofus ( une autre sorte de poussin ) et même un bouftou qui combattait à nos cotés .
En tout cas il ne l’avait pas vu venir le coup de patte du milimilou et il s’est effondré sans un cri. Le combat a été âpre mon ami le iop frappait le monstre
et moi je le soignais tant que je pouvais, comme maman me l’avait montré. Ma technique s’étant amélioré, nous avons pu tenir ainsi presque jusqu’à la victoire.
Nous n’étions plus que deux, notre ami l’énutrof venait de rendre l’âme. Nous allions gagner !

Et là l’impensable s’est produit, le monstre mourant, chancelant, à la toison blanche et rouge, couverte de son propre sang a d’un seul coup de patte tué le iop.
J’étais seul face à la bête. Son regard de braise, son souffle court, son haleine putride,

il levait la patte sur moi, s’approcha de 3 cases (environ 6 mètres Wendy , d’ici au téléviseur ) , il frappa une première fois, ne me laissant que 5 points de vie ,
il leva la patte et …. Je ne sais pourquoi ne réussit pas son attaque, je sus bien plus tard que cela s’appelle un EC ) . je pleurais de peur, de rage,
je tremblais de tous mes membres, que faire me soigner ? C’était idiot, c’était reculer pour mieux se faire tuer … le sablier s’écoulait je devais agir

(car chacune de nos actions en ce monde ne pouvait être reproduite qu’après un temps minimum Wendy ) le monstre récupérait sa force et moi j’allais mourir.


Oh non ! Comment tu t’en es sorti ?


Ma dragoune me montrait le sac … je fouillai au fond en quête de je ne sais quel bâton ou couteau… rien , « Tempus Fugit le temps fuyait ,
j’étais incapable de réagir , je l’ai alors vu ce parchemin soigneusement roulé dans la poche de coté,
je l’ai ouvert fébrilement , j’ai lu ce qu’il indiquait en lettre ce sang , et en tournant le regard , en baissant les yeux , en attendant le coup de griffe mortel ,
j’ai répété deux fois cette incantation , le monstre est tombé devant moi … mort
Nous sommes sorti de la grotte, tous les 4, nous sommes assis, avons longuement récupéré. Puis émus nous nous sommes juré de se retrouver plus tard.
C’était la dernière fois que je les voyais.

Le lendemain je pouvais enfin m’offrir le vol en ballon et aller à Astrub , j’avais appris que la cité était là , à mes pieds, sous les nuages.
Tandis que le ballon s’éloignait de la grotte maudite je jetai un œil humide sur ces falaises
qui maintenant surplombaient mon aerostat de toute leur hauteur,

je savais que jamais je ne reviendrais en Incarnam.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 21:24

Novembre
Astrub



L’arrivée dans Astrub est une plongée dans un univers quasi médiéval, grouillant de monde; débordant d’activités. Les marchands ambulants, les bonimenteurs,
les camelots se disputent le moindre espace.
Les magasins sont bien achalandés et leurs étals couverts de marchandises hautes en couleurs.
Des épices, des tissus, des senteurs jusque là inconnues. C’est un lieu de cultures, un choc de cultures, les temples et les disciples sont à chaque coin de rue.
Les maisons à colombage laissent voleter des tentures et des draps aux fenêtres. Le cliquetis des armures des gardes de la cité et les reflets argentés de leurs
équipements brillants ajoutent encore à l’atmosphère. Ce n’est pas une ville comme Paris au moyen-âge.

Les artisans y sont nombreux, les espaces verts sont préservés, il y a même un lac. Les pêcheurs et les mineurs travaillent et vaquent à leurs occupations en plein jour,
au cœur de la ville.
Il n’y a bien sûr pas le moindre véhicule, sauf peut-être un char à bouf de ci, de là. A cette époque je ne savais pas ce qu’est une voiture ou un camion.

c’est comme la ville qu’on a traversé avec les amiches ? intervint John .

Les religions si on peut parler de religion étaient multiples, il s’agissait plus de soumission de dévotion à une des douze divinités. Une sorte d’alignement,
même si ce mot a là-bas un autre sens.

Le choix que tu faisais ou qui s’imposait à toi te conférait des pouvoirs, des devoirs aussi. Chacun pouvait mener sa vie comme il l’entendait vis-à-vis
de ses pairs et de ces dieux.
Certains s’unissaient en petits groupes associant leurs forces respectives et palliant leurs faiblesses. On voyait ces groupes arborer fièrement des drapeaux
qui n’étaient ni ceux de la cité, ni ceux du roi,
ni ceux des grandes villes ennemies dont on commençait à entendre parler et que je brulais de visiter. A commencer par Bonta sur les traces de mon père.
Bontarien à grignoter maman ? je viens de finir ma dernière gaufre et l’histoire continue John aimait ces traits d’humour dont il surveillait l’effet sur sa petite sœur ,
pour cela ils étaient très complices …entre deux bagarres.

C’est aussi à Astrub que j’ai vu pour la première fois un guerrier chevauchant une dragodinde, c’est une sorte d’autruche très rependue aux couleurs multiples
et qui confère à ses possesseurs certains pouvoirs ou qui les renforcent.
Chacun a aussi un ou plusieurs animaux de compagnie, des familiers qui ne les quittent quasiment jamais. Je regardais passer un défilé magistral de la guilde,
c’est ainsi que l’on nommait les groupes d’aventuriers, LIBERTY.

Une suite de 6 ou 7 cavaliers sur leurs dragodindes , tous plus impressionnants les uns que les autres, c’est là que j’ai senti une main bien familière sur mon épaule
et que l’on m’a dit Belle ville , nous aussi on en aura des dindes …
et des ailes comme celles qu’ils portent , c’est pas de l’aile de nain comme les tiennes ! nimbus

Oncle Jim !!!! T’étais là aussi alors, tu étais parti de la ferme ?
J’allais pas laisser votre père tout seul c’est un noob
Un quoi ? Un noble ?
Un noob : on appelle tout le monde comme ça là-bas, soit par moquerie, soit par tendresse, soit par habitude, ça veut tout dire et n’importe quoi


Pourquoi tu es là ? Comment tu es venu ? Tu as tué le milimIlou ? Tu n’aurais pas du venir avant un an ? Où est Jess ? les parents vont bien ? T’as un arc ? Tu ….
Eh frangin, calme toi un peu, t’es toujours aussi excité à ce que je vois, oui j’ai fait comme toi, mais plus vite. J’ai un arc de l’initié, viens on va te chercher une baguette
tu me fais peine avec tes petites mains, tu vas avoir besoin d’arme pour sortir,
dehors les monstres n’ont rien à voir avec ceux d’Incarnam. Papa a toute confiance en toi, mais il a souhaité qu’on progresse ensembles, maman était d’accord
ce n’est pas un monde pour un nini tout seul, c’est fragile les ninis.
Comme d’habitude je me suis mis à bouder Jim et ses remarques, c’est moi l’ainé … mais j’étais bien content de le retrouver et de vivre ces aventures avec lui.
Jim se faisait appeler JMarcher au cas fort peu probable où un iop se demande ce qu’il faisait de sa vie, et dans l’hypothèse encore moins probable où il puisse l
e comprendre. Un bon mois s’est passé avant que nous n’osions nous aventurer
loin d’Astrub , Jim coupait du bois, me le fournissait , j’avais appris à sculpter des baguettes et à leur transmettre un tout petit peu de la magie du feu ,
nous les revendions au marché ….

Ainsi passait le temps à Astrub.


c’est toi qui a sculpté cette jolie baguette papa ?
Ah non je n’aurais jamais su , celle-ci m’a été offerte par un ami, un grand maitre artisan , un des meilleurs de son métier, taillée dans le plus beau des bois,
empreinte de la plus puissante des magies, non c’est l’œuvre de …


Joignant le geste à la parole Guillaume prit la baguette posée sur la table basse fit un geste rapide, la fit virevolter en l’air et montra une pierre de signature
enchâssée dans la racine sculptée…

Lujo


C’est qui le Joe ?
Lujo , on prononce Louro pas Le Joe, c’est une cawotte , une cawotte teigneuse, et moche … un noob , un ami …



Mais ce n’était pas le temps des cawottes , nous avions pris la route avec Jim , plein nord , bien décidés à rejoindre la cité des anges : Bonta,
nous allions enfin devenir des guerriers du bien comme papa et lutter contre les diables

Oui le bien contre le mal , les gentils contre les méchants ! Papa avec les gentils
C’est pas aussi simple que ça
Les diables c’est les méchants, c’est le mal
Non le PVP c’est le mal ….
Le pévépé ? C’est quoi ?
Je vous expliquerai, je vous parlerai d’Elystrae aussi, c’est une de ses phrases
Oui mais bon les anges sont gentils et les diables méchants
Tout est relatif !
Ah revoilà toton Albert Einstein papa ?
Alors dis nous tu es devenu un ange ? et tonton Jim aussi ? Tante Mary elle était où ? Et maman ???


Trois jours de marches, des luttes contre un abra ( il s’agit d’une sorte d’arbre enchanté que l’on trouve dans la forêt ,
il en existe plusieurs types dont certains sont très forts, le chêne mou est le pire ,
mais à cette époque nous n’aurions pas même pu atteindre sa tanière.


Le chêne mou c’est un dur !


Il nous a fallu éviter les craqueleurs ce sont des monstres de pierre qui nous auraient tués Jim et moi d’un simple
revers de leur mains rocheuses.
Et nous avons vu au loin les hautes tours renforcées,
Les gardes en armes, les oriflammes les chemins de poussières sont devenus des routes pavées....nous y étions.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 21:31

Décembre
Bonta





Ce qui frappe le plus à la première visite de Bonta c’est le nombre de gardes en armes et la force de ces derniers. Ils sortent rarement seuls,
ce sont des miliciens équipés de grande hallebardes
Un peu comme les gardes Suisses du Vatican, ils sont bien nombreux pour une cité supposée être calme et sûre.
Bonta est lumineuse, immense, c’est infiniment plus grand qu’astrub, c’est bien plus beau aussi, bien plus riche, nous ne savions où regarder tant il y avait à voir.
Le sol de la cité est entièrement pavé,les ailes déployées des guerriers nous laissaient rêveurs. Nous avions bien vu quelques combattants anges ou démons s’affronter
aux portes d’Astrub, mais rien de semblable.
Ce n’étaient là bas que des moineaux aux ailes sous-développées. Ici c’était le domaine des aigles aux immenses ailes arborées fièrement.
Bonta est également la capitale économique du monde des douze, une sorte de city à Londres, mais les traders ont des costumes bien plus impressionnants.
Bonta ne manque de rien, tout y est disponible en quantité quasi illimitée, on y trouve même des denrées supposées ne pouvoir être récoltées qu’au pied des portes de Brakmar.
Je m’émerveillais alors sur l’immense puissance des guerriers qui avaient rapporté en terre civilisée ces trophées de l’enfer, arrachés aux mains de quelque diable puant.
J’étais loin de me douter que les diables eux même faisaient commerce à Bonta et que tous le savaient, cette guerre éternelle entre Bonta et Brakmar,
entre bien et mal entre le jour et la nuit n’est pas aussi simple qu’il me le semblait de prime abord.

Je trouvai assez rapidement les ingrédients que j’étais venu chercher et bien d’autres encore pour les recettes de plus en plus complexes que je parvenais à réaliser.
L’achat d’une baguette plus performante occupait mon esprit notamment « le tison futé » l’arme dont maman s’était servi à une époque avant qu’elle ne suffise plus à ses talents de guerrière…
Que devenaient-ils ?
Ils me manquaient tellement, surtout Jess, mon petit bout de soleil.
Ils manquaient aussi à Jim j’en étais certain même s’il cachait ses sentiments comme toujours.
Il n’y a pas de saison là-bas, donc le travail de la terre, comme la guerre ne cessait jamais.
Nous avions trouvé le petit atelier de sculpture où je pouvais exercer mes talents et gagner quelques kamas (ce sont leur dollars Wendy ,
mais chaque monstre ou ennemi que tu tues t’en procure un peu , c’est ce qu’il manque le plus à Boston , on ne peut jamais gagner des dollars en tapant ses collègues ,
c’est le contraire qui arrive ) .
Jim chassait quelques monstres aux alentours de Bonta, mais son arc ne suffisait plus, il était usé, le bois fragile se fendillait, il fallait lui trouver un arc digne de ce nom.
J’ai compris à cette époque que maman avait été une très grande guerrière car le fameux tison futé était fabriqué uniquement par des artisans très qualifiés et
uniquement avec des ressources
arrachées à des monstres incroyablement forts les dragoeufs

Des œufs de dragons ? C’est ça papa
Pas exactement wendy, des monstres mi œuf - mi dragon qui avaient envahi un village au sud
Des dragons ? Ça pond des œufs aussi ? Ca existe un dragon ?
Oui, Ca existe, pas ici, pas dans notre univers, mais là bas Ca existe et leurs œufs sont précieux, précieux et puissants. On les nomme dofus .


Leur puissance est inimaginable, les plus grand guerriers les collectionnent , vont même combattre au-delà de leur propres forces pour les recueillir et s’en équiper lors des batailles.
J’étais bien incapable de combattre de tels monstres, j’étais bien trop pauvre pour pouvoir m’offrir une seule de leurs coquilles même brisée et il en fallait tant pour fabriquer cette baguette ….
Nous verrions plus tard, tout d’abord il fallait se présenter à la milice de Bonta.
Je voulais les mêmes ailes que celles de mon père, sans doute le connaissaient-ils tous ?

Je me présentai donc à la milice bontarienne , seul . Jim était parti couper du bois.
Je vais couper du bois, je pars, à l’est ! M’avait-il lâché au réveil. Je n’ai jamais su pourquoi mais dans notre famille on a toujours le besoin de préciser
vers quel point cardinal on s’en va.

C’est pas faux ! T’es assez souvent à l’ouest papa !
+1 Johnny ! Toujours fan de cette vielle série Kaamelot ?
Ouep ! et ça veut dire quoi plussain ?
C’est comme un poussin ?
Non, non Wendy, c’est juste un moyen de dire qu’on a apprécié la remarque.


Wendy quitta son coin de canapé pour ramasser sa vieille peluche qui ne la quittait jamais dès que la nuit devenait sombre, dès que les bruits de la forêt couvraient
ceux de leur havre de paix,dès que le sommeil la gagnait.
Elle traina son lapin bleu par une oreille et alla se réfugier dans les bras rassurants de sa maman. Dehors la lune aux reflets d’argent commençait à peindre l’eau du lac.
Cette nouvelle lumière ne plaisait pas à Wendy, elle aimait le soleil, elle aimait le jour, la lumière. John quant à lui préférait nettement l’obscurité, mais surtout parce que la nuit il se sentait en symbiose
avec la montagne, le lac, les étoiles, les animaux sauvages dont il entendait les pas, les cris, les grognements, le hurlement à l’extérieur.
Il se sentait en symbiose et cela même s’il ne comprenait pas tout à fait encore le sens de ce mot que son père employait de temps en temps, un mot sorti du laboratoire
de ce dernier.

Mais surtout, surtout, la nuit il était le grand-frère, celui qui peut à volonté faire peur à sa petite sœur ou au contraire jouer les protecteurs,
il avait cet immense pouvoir d’être l’ainé.
Ce pouvoir était moins évident sous les rayons du soleil, Wendy avait moins peur ou moins besoin de sa présence rassurante pendant la journée.
Johnny avait fini les gaufres depuis bien longtemps, il avait mangé une banane, il avait mangé un carré de chocolat aux noix de pécans. Il adorait les noix de pécans.
Ce qu’il n’aimait pas c’était la remarque de son père, remarque mystérieuse, remarque tant de fois répétées et jamais expliquée.
Johnny détestait ne pas comprendre quelque chose, quoi que ce soit d’ailleurs.
Aussi cette remarque que lui assénait son père à chaque fois qu’il prenait un carré de chocolat aux noix de pécan l’insupportait.
Bien entendu, si son père avait oublié une seule fois cette remarque comme ponctuation à sa gourmandise choco-noix-de-pécanesque ,
cela lui aurait fait cruellement défaut.
On s’habitue à tout et puis étrangement un jour on se rend compte que non seulement on s’est habitué, mais bien pire que l’on attend, que l’on aime cela.
John prit un autre morceau de chocolat, le cassa en deux. Un gros morceau, un plus petit, assez nettement plus petit. Il lança le petit carré, qui traversa la pièce et se posa sur le ventre
rebondi du lapin bleu de sa sœur.

T’as le même régime alimentaire qu’un Bworky fiston !

Ca c’était fait. Il ne savait toujours pas ce qu’est un bworky , mais si les Bworky mangent des noix de pécans , ils ne sont foncièrement pas mauvais.
Une petite main supposée endormie, glissa lentement vers le petit carré, le cacha aux regards de tous, puis remonta très lentement vers la bouche de Jess qui feignant
un bâillement le mangea très discrètement.
Tout le monde l’avait vu, personne n’en dit rien. L’œil de Jess était bien étincelant pour un œil supposé endormi.
Jmarcher était parti à l’est avec son vieil arc, sa hache déjà émoussée, une pierre à aiguiser, un peu de pain, 10 potions que je lui avais fabriqué et sa magnifique tenue bleue azur.
Moi j’avais bien mieux à faire, avec ma jolie tenue en peau de bouftou, joliment ouvragée, longuement lavée. Malgré mes efforts on remarquait plus l’odeur de ma panoplie à Bonta
que son éclat.
Qu’importe ! J’achèterais une tenue plus adaptée et plus impressionnante lorsque mes exploits au service de Bonta seraient reconnus. Je faisais fièrement face à la plus haute porte
d’une des plus hautes tours de la cité.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 21:37

Fin Décembre
Bonta – La milice



Je poussai l’huis bardé d’acier, ses lourds battants de chêne s’ouvraient devant moi, vers mon avenir glorieux, tous allaient se réjouir de l’arrivée
dans leurs rangs du pas encore célèbre Dads.
Mais surtout ils allaient avoir à leurs cotés le fils de Gloduar et d’Amlardielle.
Une baguette de plus au service du bien, un soigneur reconnu, un support efficace au cœur des batailles.


Bonjour je suis Dadshelcareguihel , le fills de Gloduar et….
Derrière ! A la queue comme tout le monde nabot !
Mais je suis le fils de …
Ouais moi aussi, allez circule moucheron, va poser tes fesses sur le banc près de l’armure et attends ton tour !

Comprenant difficilement que ce feca (une sorte de magicien qui pose des pièges au sol et qui sait se protéger avec des boucliers magiques Wendy)
ne connaisse pas le glorieux passé de Bonta ,
j’allai m’assoir bon gré mal gré sur le sol dans un angle de la pièce.
Cette pièce était totalement dallée de blocs de pierre ocre, quelques épées pendaient aux murs et des statues de soldats brandissant un marteau entouraient une table.
Sur cette table étaient posées deux épées que je n’aurais pas pu soulever à deux mains. Je ne sais quel géant aurait pu le faire.
Un vieil homme en kimono, une sorte de samouraï, parlait avec des candidats et d’autres combattants.
Suivant !
C’était mon tour.
Bonjour je suis Dads…
Oui très bien !
Je suis le fils de …
Moi aussi, je n’ai pas le temps de bavarder me dit le vieil homme.
Qu’avaient-ils tous à dire moi aussi ? Je n’en sais rien, mais il m’a paru clair qu’être le fils de quelqu’un ne suffisait pas pour être soi même quelqu’un en ce monde là.
Jim se leva, fit un sourire à Mary, posa un baiser sur sa joue et alla droit vers la bibliothèque de bois massif qui faisait l’angle du chalet, près de la fenêtre.
Il regarda au dehors de son œil sombre, son regard perçant survolait les eaux glaciales du lac, il fixa la berge opposée un instant, cligna très légèrement des paupières,
comme pour faire une mise au point.
Il resta ainsi 5 ou 6 longues secondes, on vit la lumière de phares au loin, lumière artificielle et éphémère. Le véhicule disparut en contrebas en direction du sud, reposant le voile d’encre de la nuit derrière lui.
Jim rassuré prit un vieux « fluide glacial « souvenir désopilant d’une autre époque, d’une autre vie, de leur adolescence passée en France.

T’ as gardé ça Guillaume ? Décidément tu ne jette rien, j’espère au moins que t’as pas gardé les programmes télé de l’époque
Non te fous pas de moi Jim, télé loisirs, tu ne vas pas encore me vanner avec ça ?
Non vas-y je t’en prie continue dit Jim en posant le magazine sur l’angle de la table basse et en s’installant à nouveau confortablement près de Mary.
John jeta un œil très discret sur la couverture, tout en écoutant son père continuer le récit.

Personne n’aurait osé dire à cet individu qu’il ressemblait plus à un vieillard fragile qu’à un guerrier légendaire.
Car on devinait dans son regard d’acier quel homme il était et nul n’aurait voulu gouter de son épée.
D’ailleurs chose étrange pour un samouraï il ne portait pas de katana , mais une lame plus lourde, plus épaisse. La lame d’acier trempé était sertie dans un pommeau d’or.
Amayiro avait l’habitude de jouer avec cette épée en parlant aux candidats miliciens.
Je souhaite devenir milicien et porter haut les couleurs de Bonta lui dis-je , comment puis-je avoir de grande ailes , un grade ( c’est ainsi que l’on récompense les valeureux Wendy ) élevé .
Je ne demande pas tout de suite les ailes de mon père mais …
Ca suffit ! Soyons clairs je me fous de ton père, je me fous de qui il était ou n’était pas, tu vas commencer si tu le souhaite par des tâches à la hauteur de ce que tu es pour l’heure : un noob me claqua t’il
en me fixant d’un regard plus transperçant que la plus pointue des lames.
Tu vas commencer par essayer de battre ce Tarche, un tarche c’est une sorte d’épouvantail d’entrainement, puis on verra ce que l’on peut te faire faire …. Si tu gagnes.
Bien entendu j’ai gagné en à peine 6 ou 7 tours de sablier, il allait savoir qui j’étais et me confier un vrai travail.
C’est alors qu’un cavalier iop est entré, perché sur une dinde noire comme la nuit, il avait un équipement si rare, si beau, si performant que j’en restai bouche bée. Il s’approcha du tarque qui venait de se redresser.
Il se mit face à lui, à 4 ou 5 cases leva le bras, un grondement sourd se fit entendre, un nuage noir comme sa dinde se format, un éclair brillant comme du mercure illumina la pièce le tarque s’est effondré,
son épée est allé rebondir sur les dalles et s’est brisé à moitié fondue, l’ombre du tarque projetée sur le mur semblait encore présente.

Persistance rétinienne dit John

A petits pas la dinde fit demi-tour, le cavalier tourna le dos aux restes fumant du pauvre punching-ball. Il se planta devant Amaryio , leva le bras et ….
La dinde disparut tout à coup en un nuage.
Un sourire échangé, une poignée de main virile, il prit je ne sais quel document et quitta la pièce en jetant ces quelques mots à qui voulait les entendre :
Bon je vais me payer un vrai équipement, cette vieille armure me serre trop, quelqu’un la veut ? 6 Millions de kamas. Non ? Il claqua les talons et franchit la porte.
Ses ailes immenses effleurèrent
chaque battant tant elles étaient belles déployées. Voila le type d’ailes qu’il me fallait, mais comme pour mon tison futé, ça allait me prendre plus de temps que prévu.
Six Millions de kamas ? Six millions de kamas ! Ca n’existe pas une somme pareille ? Qui était-ce ? Le roi ?
Bon à nous Dads me dit le vieux capitaine, je suis entouré de guerriers plus ou moins vaillants, ça te dirait de rejoindre nos rangs, je te nomme néophyte
et je vais te confier des quêtes d’alignement.
Tu devras les mener à bien et tu pourras progresser et si tu es assidu, un jour peut-être tu seras des nôtres, un jour tu pourras rejoindre un ordre de chevaliers.
Papa était passé par là, c’était donc cela ses « classes » , son initiation, j’allais moi aussi essayer .
Je franchis le seuil de la milice pour me retrouver sur les pavés, pas très loin du coin des éleveurs de dragodindes , j’avais envie de me distraire,
j’avais envie de changer mes idées ,
j’étais un peu abattu il faut bien le reconnaitre .
J’étais partagé entre deux sentiments, la fierté d’avoir dans le dos deux nouvelles ailes, blanches, la honte de leur taille ridicule.
Il est clair qu’avec mes ailes de nini et celles-ci je ressemblais plus à une libellule qu’à un soldat. Il me tardait de retrouver Jim pour aller boire un verre à la taverne.
Je le vis au loin, mais à sa démarche lente, chancelante, à ses vêtements en lambeaux, à son regard vide j’ai compris qu’il n’allait sûrement pas me réconforter.
Qu’est ce qui t’es arrivé Jim ? T’as ramassé dis moi ? Deux abras ? Tu as eu les yeux plus gros que le ventre ?

Tonton Jim il avait pris une fessée
Tiens tu ne dors pas Wendy ?
Non !
C’était pas la première, ni la dernière, mais celle là était particulièrement sévère !


Pas des abras Dads, pas des Bouf, pas des bolets, ni même un milimilou … pire tu ne peux pas imaginer

Je coupais du bois à l’est, de l’if, on en trouve par ici, beaucoup et il m’en faut pour tes baguettes, et je suis tombé sur un groupe.
J’ai voulu fuir, ils m’ont encerclé et il y avait …..
Quoi ?

Un TROLL !
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 21:56

Janvier
La taverne tabasse




Trouver des edelweiss, acheter des tubes longiformes
On ne peut pas combattre les trolls, nous sommes trop faibles, il faut trouver des alliés et sans doute changer de région, nous ne viendrons à Bonta que pour prendre les ordres de la milice et pour le commerce.
Jim m’inquiète il ne sourit plus comme avant, il est encore plus taciturne.
Demain nous rentrons à Astrub
Il nous faut beaucoup de kamas pour acheter l’arc de Kuri dont rêvait Jim. Je vais fabriquer des potions et les vendre en grande quantité, tant pis pour la gloire, elle attendra.
Ce matin à l’atelier d’alchimie j’ai rencontré une fille. Qu’elle est belle ! On a tout de suite sympathisé au milieu des bworks et des éprouvettes, entre les potions et les vantards, je n’ai remarqué qu’elle à la table de travail.
J’étais tellement distrait que j’ai raté mes potions, j’ai même manqué la recette dont elle m’avait confié la réalisation. Heureusement j’avais encore sur moi quelques plantes et j’ai pu lui en fabriquer une autre …
on s’est quitté après un long bavardage et un sourire que je n’oublierai jamais. Elle est mauve elle aussi, pas de peau, mais elle a le teint bronzé des gens qui vivent en harmonie avec la nature. C’est un Sadi. C’est Sandy
Revoir Sandy

Oh maman ! Papa draguait les filles
oui Wendy, c’est impardonnable ! Je lui aurais arraché les yeux …
Si je l’avais connu et si cette fille n’avait pas été aussi géniale
C’était toi ?
Tu connais une autre fille géniale ? À part toi Wendy et bien sûr tata Mary


Nous prîmes un petit déjeuner copieux à l’auberge et après avoir pris soin de replier nos affaires ainsi que nos ailes, pour le moins celles qui nous pouvions plier, le propre des ninis étant d’avoir toujours cette magnifique
paire d’ailes naturelles dans le dos, nous quittâmes Bonta par le sud, l’est n’étant pas recommandable.
Nous étions des anges certes, mais des anges prudents. Nous avions retenu de la leçon trollesque de Jim qu’il y avait dans ce monde des monstres, des guerriers, des diables bien plus forts que nous ne l’étions.
En chemin nous avons pris soin de combattre un maitre bolet pour en faire une soupe. Jim adore les champignons

Ca c’est vrai ici aussi oncle Jim
C’est pas faux Wendy


Ce mystérieux bolet dont le talent de combattant nous semblait facilement maitrisable. Eh bien mal nous en prit. Il a commencé à courir de partout,
à invoqué d’autre champignons, nous a empoisonné, nous a mordu, griffé,croqué, lacéré : une vraie furie.
Heureusement Jim l’a cloué contre le chariot d’une flèche magique entre les yeux.


Ne pas combattre les bolets, ou attendre encore.


Recette de la soupe aux bolets :
« Prendre un maitre bolet de petite taille, bien éplucher le pied, couper celui-ci en fine lamelles. Faire revenir le chapeau du bolet que vous aurez au préalable frotté avec de l’ail des plaines de Cania dans du beurre, à feu vif.
Faire frémir l’eau en y ajoutant un bouillon de poulay (on en trouve à Bonta à l’épicerie) . Saler, poivrer. Ajouter des croutons de pains grillés au feu de bois, mettre les morceaux de pieds du bolet, puis faire bouillir 3 minutes.
Ajouter 2 mesures de poudre de perlimpinpin. Avant de servir saupoudrer de pollen de blop »


Jim a vraiment progressé, sa flèche magique nous a sauvés aujourd’hui
Sandy ….où es tu ?
Jess , Maman , Papa vous me manquez

Le lendemain le soleil brillait, comme à son habitude là bas, la rosée perlait, étincelante sur les tiges et pétales des fleurs, j’en ai cueilli quelques poignées pour mes potions. Jim ne trouvait pas d’arbre à couper dans ces champs de blé.
Aussi après avoir aiguisé encore et toujours sa vieille hache, après s’être entrainé au tir de précision sur des moskitos (des gros moustiques avec une carapace Wendy) , il s’est levé d’un bond et a dit : On passe par le nord d’astrub ,
donc on file à l’est , pas question de passer par le sud.
Pas mal Jim, pas mal , une phrase avec 3 points cardinaux, décidément ce frangin m’étonnait de plus en plus, il avait vraiment muri et à cette époque c’était presque lui le meneur de notre petite troupe .

C’est vraiment la plus petite troupe que vous pouviez faire 2 non ?
Oui c’est vrai qu’avec une personne de moins la notion de troupe aurait été exagérée
T’aimes plus être le chef Oncle Jim ?
J’ai jamais été le chef, je n’ai jamais aimé ça, il faut laisser ça à ceux qui savent le faire
Et il n’y avait pas de chef entre nous Guillaume, juste deux frangins qui parcouraient le monde


D’après les indications de Jim, nous sommes passés par le nord, cela nous permettrait d’éviter les monstres de pierre et puis la route pavée était plus carrossable que les champs.
Ma dragoune avait bien grandi et elle me suivait toujours en m’aidant dans chaque combat, parfois même elle se faisait blesser pour moi et je devais la soigner avec une poudre spéciale.
J’utilisais cette poudre avec beaucoup de précautions, elle était fine volatile, d’une blancheur immaculée. Elle coutait très cher, venait d’une province lointaine à dos de dragodinde et on en trouvait de temps en temps en vente
dans les petites boutiques de Bonta. Certains marchands ambulants en vendaient aussi mais à des prix trop élevés pour nous.
J’avais essayé quelques recettes pour fabriquer cette poudre mais cela semblait impossible, il fallait donc surtout faire attention à protéger ma dragoune et à la mettre à l’abri au fond du sac pour les combats trop risqués.
Jim aussi avec reçu une dragoune , mais il ne l’écoutait pas ou trop peu souvent. Il préférait la compagnie d’un petit chacha affamé qu’il fallait nourrir sans cesse. Chacun ses affinités, moi personnellement les poils de chacha
m’irritent et me font éternuer.

En suivant le chemin inverse de la course du soleil dans le ciel, nous arrivâmes à proximité de hautes barrières de bois peint. De longues minutes de marche en longeant cette barrière toujours plein est.
Quelques ballons aux couleurs vives décoraient le haut des planches. Il avait fallu de nombreux bucherons pour couper autant d’arbres, je voyais Jim regarder cela du coin de l’œil et il calculait déjà combien de temps
cela lui prendrait pour le faire s’il était seul.

On entendait au loin une sorte de Monsieur Loyal (tu sais Wendy comme au cirque) qui nous invitait à visiter, à entrer, à nous amuser à la foire du troll.
Jim a reculé d’un pas en entendant Troll pas pour se mettre en garde et décocher une flèche enflammée, mais plutôt pour prendre ses jambes à son cou. Il n’y avait toutefois pas de troll dans ce parc.
Nous avons pris un billet chacun et sommes entrés pour nous détendre et éventuellement gagner des lots. Il y avait la possibilité de repartir avec des familiers, de gagner des cadeaux aux différents stands.
Nous avons vu quelques noms qui ne nous étaient pas étrangers dans cette foire.
Une voyante indiquait la position du dark Vlad et surtout indiquait aux aventuriers l’heure de sa venue. Le Dark Vlad , Goultard , cette histoire m’avait été raconté maintes fois par papa qui l’avait combattu et vaincu de nombreuses
fois tout d’abord avec beaucoup de difficultés et puis ensuite un peu comme moi je combattais les pious d’astrub.
En tout état de cause je ne crois pas à la voyance et savoir l’heure de l’arrivée de dark vlad, en supposant que je puisse arriver à ce lieu au fond d’un labyrinthe, aurait à cette époque été à peu près connaitre l’heure de notre mort.
Nous n’aurions pas eu la moindre chance.
Eh Dads, regarde me dit Jim , il faut mettre un vrai jeton du bworker ici !

et tu connaissais que des faux-jetons et des bworks !
Poussin Johnny
On dit Plussain Wendy
Ah ? On dit pas poussin ? Moi je préfère dire poussin.
Et bien vu fiston


Le bworker, un des monstres ultimes du monde des douze, un donjon à ne réserver qu’aux grands parmi les grands. Il y avait donc des guerriers capables de combattre le bworker , capables de le vaincre, capables de lui arracher des pièces ?
je n’en croyais pas mes yeux.
Je savais que mes parents l’avaient combattu mais qu’ils n’aient pas été les seuls cela me laissait perplexe.

le bwork cœur ? C’est qui papa ?
Un méchant Wendy
Il y en a beaucoup des méchants ? C’est des diables ?
Oui beaucoup et non ce ne sont pas des diables, juste des monstres très forts. Il y a aussi Ougah le champignon ultime.
On en fait de la soupe ?
Ah non ma puce non, c’est lui qui nous mange en purée plutôt, il vit dans une caverne pleine de moisissures les fungus et je ne connais pas de recettes à base d’Ougah ,
pour le moins je ne connais pas de cuisinier assez courageux pour faire un menu avec lui et ses acolytes.
Et puis le Kralamour géant
Le chêne mou aussi papa !
Oui et le dragon-cochon les enfants


L’idée de cet improbable croisement entre un dragon et un cochon fit hurler Wendy de rire plus que de peur. Ces émotions valaient bien un carré de chocolat ou un fruit. Ce fût un fruit,
Bworky-Johnny ayant à la seconde mangé le dernier carré de chocolat aux noix de pécans.
Wendy choisit une banane par stratégie, ce fruit rapide et pratiquer à manger ne nécessitait pas de préparation trop longue et elle ne voulait pas manquer une miette du récit de son père.
Ah le dragon-cochon tu te souviens Jim ? Quand on l’a combattu. Bien plus tard d’ailleurs.
Ca me fait tellement penser à quelques cawottes éternelles Gralie, Pal , Telak , Thanatoss, Hillin ,Soliles… toujours ensembles ceux là, ils ont eu du mal à lui arracher son dofus. Le tutu .

Comme les danseuses ?
Non pas vraiment Wendy, mais j’aurais bien aimé voir Telak en tutu , tutu c’est un dofus turquoise, bleu quoi , un trésor rare

On a quitté la foire du troll avec des ballons de couleur rouge, quelques friandises et des rêves de conquêtes futures.
On part a l’est avait dit Jim.
En grimpant sur un rocher pour voir au-delà du petit lac, je suis tombé au fond d’une caverne, c’est là que j’ai trouvé des edelweiss en grand nombre. J’en ai ramassé tant que j’ai pu,
d’autant que ces fleurs magiques repoussaient à peine cueillies. Le lendemain matin nous nous sommes réveillés à l’abri de cette caverne, à nos cotés il y avait deux aventuriers,
dont un ramassait les fleurs.

Salut je suis Dads et lui c’est mon frère Jim
Lut , nous , c’est Dark-invocation je suis un osa et lui c’est sombre-papy un nunu ( c’est un enutrof tu sais les radins qui cherchent les trésors Wendy )
On a partagé un petit déjeuner et on a décidé de faire équipe pour progresser quelques temps ensembles.
On part au sud avait dit Jim.
Plein sud, nous arrivâmes rapidement en traversant des champs remplis de blops (c’est comme la gelée que mettent les anglais sur le poulet Wendy mais c’est vivant)
aux portes d’Astrub
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 22:19

Janvier – Février
Nos sombres amis





Espace de Kaluza-Klein : problème d’enroulement des dimensions temporelles
J’ai longuement étudié les résultats des expériences LHC 2012-2015
Le souci est le temps de vie bien trop bref des bosons générés, la solution est de les stocker et d’en utiliser l’énergie non pas dans nos classiques 4 dimensions. Il faut nécessairement réussir à utiliser les 3 dimensions enroulées sur elles mêmes.
La masse énorme des bosons crées est transmissible en énergie selon la traditionnelle formule d’équivalence des masses. Plus la masse est élevée plus l’énergie résiduelle sera importante. Un basculement de l’axe temporel par fluctuation
de la signature de métrique est envisageable sur une durée très brève … suffisante cependant pour alimenter les nanotubes. Les convecteurs permettront alors un stockage sous forme d’énergie gravitationnelle.
De plus on devrait obtenir une jolie couleur bleue turquoise en sortie des tuyères.
Contacter nanotech_Labs® pour la livraison des supra-conducteurs
Appeler JIM au space-center Miami .



C’est ce que je disais Guillaume tu as gardé ton vieil agenda, franchement t’es trop conservateur bonhomme. J’vous sers un truc à boire ?
Un coca tonton et si tu trouves du chocolat aux noix de pécans à la cuisine penses à moi
Un jus d’orange pour moi tonton
Tu m’avais appelé au fait Guillaume ?
Oui tu ne te rappelles pas ? c’était pour te prévenir de nos fiançailles avec Sandy , tu allais partir sur l’ISS 2 .
Ah oui c’est vrai, je partais ni au nord, ni au sud, ni …
Allez arrête, sers nous donc à boire frangin et mets un peu de zique pas trop fort, qu’on ait une ambiance sonore
Tu veux quoi ? Marillion : Script for a Jester’s Tear ?
T’as pas autre chose ? Dire-Straits , Pink-Floyd un truc plus cool quoi
Plus récent tonton Jim s’il te plait
Les Cowboys Fringants ?
Plus connu … et plus récent tonton ; tu choisis que des vieux disques
Ah ça tiens c’est cool : Yverness
Ouais vas-y
Leur dernier album s’il te plait, le Live à Kingston
Ok ça roule, quand je pense que je n’ai jamais rappelé Yerem …
N’importe quoi ! Ne nous fais pas croire que tu connais Jérémie ! Tu ne vas pas nous dire qu’il était là bas en plus ? C’est bidon, il nous fait marcher hein maman ?
Ecoute Johnny , tout est possible tu sais, écoute …


Aujourd’hui on va chasser les abras avec Dark et sombre.
Ce sont deux types formidables, on a eu du bol de les rencontrer sans eux on ne pourrait pas traverser la forêt en toute sécurité.
Je pense qu’avec eux on va pouvoir progresser.
Coudre l’écusson des INSANE sur ma cape et celle de Jim , contacter Probl ou Oda pour aller chasser les dragoeufs avec eux.
Ecrire aux parents. Envoyer un cadeau à Jess pour son anniversaire.
Jim a retrouvé le sourire, un peu, il s’entend bien avec Dark.

On part à l’est ?
Ok Jim on te suit, on va aux abras ?
Oui il me faut ce level .
Sortie d’Astrub par la porte est ; nous avions fière allure, tous les quatre, portant les couleurs d’INSANE, une guilde menée par Probl un sram archer. (Les Srams ce sont d’étranges personnages mi-squelette Wendy,
très forts en combat et ils peuvent disparaitre à volonté).
Accompagné de dark-invocation nous nous sentions plus sûrs et pouvions même combattre plusieurs abras et sombre-papy avait un talent fou pour trouver des trésors.
Il nous faisait rire papy, en combat, il gardait toujours sa pièce fétiche en main, une pièce en or, et la jetait parfois au visage des adversaires en disant BBBBLLLLOU l BBBBLLLOU ! BBBLLLOU ! on aurait cru un dindon.
Bien sûr ce rapiat allait toujours ramasser la pièce après avoir assommé l’opposant.
Nous sommes entrés dans la forêt par un petit sentier bucolique et nous sommes mis en quête de tronknydes (ce sont des petits morceaux de bois vivant qui donnent des ressources extraordinaires pour les arcs comme celui de Probl ,
un arc du pécheur Wendy ) . Ils avaient l’avantage de ne pas être bien difficiles à vaincre.
Au détour du chemin on a rencontré un groupe de 3 abras, jamais jusque là nous n’aurions osé les attaquer accompagnés qu’ils étaient par une abrakne et des champignons.

Vilaine araignée
Très vilaine oui Wendy, mais en bois, vivante, énorme, pas la petite arakne dont on t’a parlé déjà
Vous l’avez battu ?


On a hésité, on les a contourné, et puis papy a foncé dans le tas, nous n’avions plus le choix, soit nous l’abandonnions aux pattes des monstres, soit nous le rejoignions pour combattre à ses cotés.
Le combat était dantesque, papy maitrisait l’eau, mais tu penses bien que les monstres en bois n’en avaient cure. Ils se moquaient de lui et allaient le croquer.
Le premier qui s’est approché lui a jeté une araignée et souhaitait le défigurer de ses branches hérissées d’épines. Il a levé les bras-branches et … a reçu une flèche enflammée
Jim est arrivé en courant, suivi de Dark et de moi, à distance qui fouillait ma gibecière à la recherche de ma baguette et de quelques potions. Ils avaient voulu la guerre ; ils allaient l’avoir.
Dark a sorti une griffe et a commencé à taillader le géant de bois , jamais nous n’aurions cru que cet osa pouvait taper d’aussi loin et aussi fort, surtout après avoir invoqué un gros bouftou dont le rôle était d’éviter le combat
de près auquel nous n’aurions peut être pas survécu.
Impressionnant !

On ne connaissait pas Pil’
Ah Pil’ Pilvia ! l’Osa avec un grand »O »


C’est qui Pil papa ?
Une autre cawotte ! le plus fort des Osas qu’on ait rencontré là-bas
C’est sûr que sa griffe aurait coupé le tronc en deux d’un seul coup !
Il pouvait invoquer des dragonnets
Des wagonnets ? il travaillait dans une mine papa ?
Non Wendy , des bébés dragons , rouges feu qui combattaient à ses cotés. Un grand guerrier Pil, on vous en parlera plus tard de lui, de sa femme, la géniale Djoko et des autres Caws
Des vaches ?
Hein ? ah non Johnny des Caws contraction de cawottes explosives .


Entre soins, fuite, coups de griffes, jets de pièces (bien vite ramassée par papy) , nous avons fini par nous retrouver seuls face à l’araignée géante

Ouais comme Bilbon Saquet , tu l’as repris là ton idée ?

Non Johnny, je te promets que cette araignée en bois était bien réelle et avec ses bonds et ses champignons de compagnie elle nous a posé bien des problèmes
Coincée entre deux bouftous nous l’avons encerclé et on l’a achevé.
Ce type de combat est devenu notre lot quotidien, pendant quelques semaines nous dormions à la belle étoile, nous mangions de la soupe de champa et nous combattions le jour. Nous amassions beaucoup de trésors et de kamas et surtout nous engrangions beaucoup d’expérience.
Ainsi passait le temps avec nos sombres amis.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mar 4 Fév - 23:56

Février
Alentours de la forêt des abras



MIT – 2015 – Cosmology – The Fabric of the universe – Premier cours magistral
Maitre de conférence: Brian Greene


Elle était là !

L’entrée sur le campus du MIT est un moment inoubliable, surtout pour celui qui a toujours rêvé de suivre les cours magistraux depuis le lycée et peut être même avant.
L’honneur d’être admis depuis une université Française est rare, certes certains étudiants des grandes écoles n’ont aucun problème pour se faire admettre dans le cadre d’échanges entre équipes de recherches,
mais ce n’était pas le cas de Guillaume. Il avait obtenu son Baccalauréat option scientifique à 15 ans et demi, sans aucune surprise. Il avait alors choisi la voie de la fac de sciences, licence puis maîtrise.
Le travail de fond engagé depuis quelques années déjà avait payé; à la suite d’un concours il lui était permis de choisir entre Shanghai, la nouvelle Babylone des Sciences ou le célèbre MIT.
Les cours de cosmologie étant depuis peu assurés par un duo Brian Greene , Trinh Xuan Thuan , le choix s’était imposé de lui-même. L’installation de sa famille dans la région de Boston n’était qu’un argument de plus.
C’était un jeune homme de 19 ans à peine, un peu perdu dans une foule d’étudiants dont l’âge variait de 16 à 70 ans, les plus anciens étant considérés comme les enseignants.
Au détour d’un immense couloir monochrome orange foncé, une porte coupe feu à double battants auréolée d’une sorte de hublot grillagé allait s’ouvrir sur son avenir.
Un peu en retard, le souffle court, dans sa main droite la jolie mallette porte-documents en cuir pleine peau, cadeau de sa grand mère pour la rentrée, mais fait on une rentrée au MIT ? ,
en tout cas on ne doit jamais contrarier sa grand-mère et surtout pas celle de Guillaume, la mallette dans la main droite, remplie de documents d’admission et de logement sur le campus,
Guillaume poussa de la main gauche la lourde porte.

Brouhaha.

Au tableau, quelques formules, vestiges d’un cours passé. Physique quantique visiblement. Sur l’estrade un homme en costume, génie physicien d’un monde présent : Brian Greene Himself.
Dans l’amphithéâtre des rangs d’étudiants, espoirs d’un monde futur.

Angoisse.

Trouver une place parmi ces, au bas mot, 1500 auditeurs plus ou moins attentifs.
Brian Greene frappa le bureau d’une sorte de règle en métal et expliqua à environ un étudiant sur 10 qu’il venait de se tromper de salle et que le cours de thermodynamique avait lieu dans l’aile sud.

Surprise.

Au milieu de tous ce gens, là-bas, de l’autre coté de la salle, le regard perdu sur les arbres du patio intérieur, ce ne pouvait ….
Brian Greene écrivait désormais sur le tableau, les derniers étudiants étourdis quittaient le local, refermant derrière eux le lourd battant orange au hublot devant lequel Guillaume restait stupidement planté, bouche bée.

Gentleman , please come in and sit down , well I mean sit down if cosmology is your option , on the other hand I suppose you’ll be late ,
thermodynamic is a strange matter you know ….mainly for static guys …


Rires.

Guillaume était comme statufié. Lui réputé d’un esprit relativement vif toujours prêt à tenter un bon jeu de mot, n’avait pas gouté ni même entendu celui de son mentor.
Ralenti.
En un geste lent, sublime, subtil elle tournait ses yeux vers lui. Tous le regardaient désormais. Mais il ne voyait qu’elle qui ne l’avait pas encore vu.
Regard.
Elle resta ainsi comme suspendue dans le vide, dans une seconde infinie, leurs regards étaient connectés. Elle sourcilla, puis frissonna, puis trembla. Les jambes de Guillaume fuyaient sous lui,
sa tête tournait, il ne pouvait cligner des yeux. Un frisson, une sueur d’abord tiède puis glacée le parcourait. Il faillit perdre l’équilibre,
elle restait comme pétrifiée. Et tous deux pensaient en même temps «c’est impossible, ce ne peut être »
Réaction.
Guillaume quitta le cours auquel il avait tant rêvé de participer, se précipita vers le distributeur d’eau qui faisait face à l’amphi 2B – W .
Il se passa les mains sous l’eau puis sur le visage, il prit un grand verre d’eau glacée, qu’il but d’un trait.
Battement de porte.
Quelques pas léger sur le sol aux dalles de marbre sombre. Il se retourna. Elle était là.

C’est toi ?
Je crois oui, mais c’est bien toi ? Comment …
Je ne sais pas.
Moi non plus, mais, mais …


Ce fut les seuls mots qu’ils furent capables de prononcer avant bien longtemps. Ils s’approchèrent l’un de l’autre et sans jamais s’être vus auparavant ils s’étaient reconnus
comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Ils restèrent longtemps enlacés, sans un seul mot, juste leurs respirations en harmonie.


J’en ai marre de la soupe de champas.
Jim veut partir au sud.
Il parait que les abras sont plus sombres là bas, nous irons demain avec nos sombres amis
Nos level proches de 50 nous permettront de gérer ces monstres sans nul doute

Nous sommes entrés comme chaque jour depuis longtemps dans la forêt aux abras, plus décidés que jamais à en découdre avec des groupes puissants.
Nous laissions tranquilles quelques petits groupes qui se promenaient près de l’orée, chose inhabituelle nous laissions aussi tranquilles les quelques groupes des premières clairières
qui s’égaillaient à notre passage. Les quelques abras qui les composaient courraient tout d’abord pour nous fuir, avant de se retourner pour nous regarder passer.
Nous formions alors une équipe très soudée assez homogène et qui avait bien fière allure. Les bannières d’Insane flottaient au dessus de nous quatre. Nos armes brillaient, nos armures étincelaient …

Tu avais une armure papa ?
Non Wendy, moi j’avais une panoplie de scara rouge , c’est une sorte d’insecte géant qui vit par l’élément feu, j’étais tout rouge , aussi rouge que sombre papy était bleu . En scarafeuille lui aussi.
Tu devais être joli !


La porte de type saloon s’ouvrit alors et Jim portant un lourd plateau garni de boissons, de petits gâteaux et d’une tablette de chocolat aux noix de pécans fit une entrée remarquée,
chantant comme à son habitude en de telles circonstances son hymne aux barmans. Souvenir mélancolique d’un très vieux chanteur Français dont les enfants avaient bien vu traîner quelques albums
dans le studio de musique du sous-sol. Il chantait ce vieux Thiefaine , jamais fragment d’hébétude n’avait aussi bien qualifié autre chose que les regards des personnes assistant à la scène.


Je suis Robobar, le petit roi du minibar !
Je suis Robobar, le petit roi du minibar !
De whiskys glacés en whiskys glacés
On va finir par attraper l’onglée
Je suis Robobar, le petit roi du minibar !
On va finir complètement givrés
Findus et décérébrés ….
Je suis Robobar, le petit roi du minibar !

Le partage fut rapide, notamment pour le chocolat aux noix de pécans. Tel un Bworky dont il ne connaissait toujours pas l’aspect ou autre chose que le régime alimentaire Johnny avait fondu sur le plateau
et en éclair avait reprit sa place confortable. Quelques rires sanctionnèrent la tournée de chants de Jim qui était sans aucun doute meilleur batteur que chanteur. Tous s’installèrent à nouveau.
Dehors la nuit continuait de recouvrir les montagnes, la chouette que personne n’écoutait avait décidé d’aller hululer sur l’autre rive. La lune elle-même fatiguée se cachait derrière un petit nuage sombre,
laissant la surface du lac clapoter sans aucun reflet. Mais la surface du lac est-elle lisse quand on ne la regarde pas ?

Nous nous sommes avancés au plus profond de la forêt de plus en plus sombre, nous avons dépassé la clairière la plus profonde que nous n’avions jamais atteinte, pour nous enfoncer encore plus loin.
Les groupes de monstres devenaient de plus en plus forts, de plus en plus inquiétants, ils ne nous fuyaient plus mais au contraire semblaient nous menacer, nous défier.
Sombre papy à son habitude fit une fausse manœuvre et engagea le combat. Celui ci fut long et plus difficile qu’à l’accoutumé.
Il nous valut quelques frayeurs, papy ayant dès le début du combat été isolé de notre groupe et encerclé par 4 abras vénérables, ils sont plus forts que les autres Wendy.
Pour ma part je ne pouvais pas aller le soigner car j’étais retenu par un tronknyde et j’avais fort à faire avec mes propres arbustes de combat. Mais nous nous en sommes sortis de justesse
non sans avoir du soigner papy avec des potions. Nous sommes restés là, assis au pied d’un rocher, avant de décider de rentrer encore plus loin dans la forêt, cette dernière étant de plus en plus sombre,
de plus en plus inquiétante.
Chose inhabituelle je marchais en tête, c’était généralement à Jim ou a Dark-Invocation que revenait ce privilège, mais je me sentais presque plus à l’aise qu’eux dans cette noire étendue.
Je me suis avancé en regardant au loin un groupe qui me semblait à notre portée et qui pourrait bien nous apporter expérience et fortune tant il était couvert d’étoiles.
Les monstres ont plus ou moins d’étoiles Wendy ce qui est proportionnel à ce qu’ils vont nous apporter si on les bat. De 1 à 10.
Je m’avançai imprudemment et là venu de je ne sais où un arbre s’est jeté sur moi, deux arbres, deux arbres noirs comme la nuit, je n’en avais jamais vu de tel. Ils étaient accompagnés d’une abrakne,
tu sais ces énormes araignées de bois, noire comme la plus noire des nuits elle aussi.

J’étais seul, j’ai demandé de l’aide car Jim et nos sombres amis ne venaient pas, j’ai longuement crié au secours, sans réponse. Jim ne répondait pas non plus.
Le temps filait, personne ne venait me secourir, avaient ils peur ? Étaient-ils trop lâches pour me venir en aide ? Ce n’était pas possible je les connaissais trop bien, l’un d’eux était mon frère tout de même !
A la dernière seconde Dark invocation m’a rejoint en m’expliquant entre deux souffles courts que Papy qui venait m’aider avait été lui aussi attaqué par deux arbres monstrueux aussi noir que le charbon
et aussi noirs que ceux qui nous menaçaient , Jim et dark avaient décidé de se répartir , un dans chaque combat afin de gérer au mieux nos chances de victoire.
Chances de victoire qui devinrent bien vite certitude de défaite. Le premier arbre ôta à Dark la moitié de sa vie d’un revers de branche, le second engendra un tronknyde qui engendra une araignée,
l’abrakne noire et bondissante ne cessait de générer des monstres qui se soignaient entre eux. Le courage ne nous manquait pas, mais cantonné dans un rôle de soins pour aider dark à survivre
je ne frappais jamais et les monstres ne perdaient pas de vie, nous si et bien vite. Nous nous sommes retrouvés hagards et épuisés à Astrub au cœur de la cité.
Jim et papy étaient là eux aussi.
J’avais déjà vu Jim ainsi lorsqu’il avait croisé le troll.

Nous nous sommes promis d’y retourner mais d’être bien plus prudents et surtout de ne jamais plus se séparer lorsque l’un de nous se ferait agresser.
Notre union faisait notre force. Et la diviser ne nous permettait pas de mieux régner.
Papy et Dark nous ont alors annoncé qu’ils allaient rejoindre leur famille pour quelques temps.
Ce qui nous laissait à Jim et moi toute liberté pour explorer le vaste monde des douze en ne rentrant plus dans la forêt sombre, tout du moins pour un temps.
On part au nord ? Tu sais Dads vers la foire du Troll et peut-être plus loin encore ?
Nous sommes arrivés après une très longue marche au pied d’un zaap , le réseau de portes dimensionnelles Wendy , et là il y avait un attroupement de guerriers balafrés , armés, casqués,
suréquipés, surentrainés, montés sur des dindes ou à pied, assis ou debout.
Au milieu d’eux un iop haranguait la foule. Il était immense, ses ailes immenses déployées, une tenue verte, comme une rainette.
Qui veut venir avec moi, on va se faire des kanis, il y a une place pour un nini et une autre si vous n’êtes pas trop noob mais surtout pas de connerie ou je kick.
J’ai levé le doigt par réflexe.
Dix secondes après, en compagnie de Jim nous courrions les plaines de Cania à la recherche de groupes de kani truffés d’étoiles. Nous étions dans une équipe commandée par ce

Vivquentin
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 0:02

Mars - Le Dieu de la Guerre
Territoire des dopeuls




Etude des Collisions de Hadrons .
L’énergie initiale de 3,5 Tev était largement insuffisante pour provoquer l’apparition du boson de Higgs. La grid de faisceaux était la solution.
Les faisceaux ont été injectés, puis fixés dans chaque sens avec une énergie respective de 7 Tev avec des ions plombs. C’est l’ajout des deux nouveaux collisionneurs additionnels qui a permis d’atteindre le seuil nécessaire.
Sandy était l’assistante du professeur Myers lors de ces expériences de grille. Note : le contacter pour le dossier des incidents d’hyper –gravité



Merci tonton robobar
De rien ma p’tite Wendy, tiens Jimmy j’ai trouvé ça pour toi à la cuisine
Alors Guillaume, on en était où ? Avant que je ne m’absente pour votre confort
Merci Jim, t’es un z’amour
Je sais Mary, je sais je suis le cra-l’amour
C’est pas juste maman, tout le monde rit et moi j’ai rien compris
Sois patiente Wendy


Le faisceau d’une puissance extrême passa juste à coté de Dads, soulevant de part et d’autre de la poussière en un grondement sourd, rauque, dégageant au passage une énergie inimaginable pour un si petit bonhomme.
Les cheveux de Dads , son gilet, son corsaire bien trop amble flottaient au vent comme une bannière un soir d’orage. Une seconde vague tout aussi puissante suivit ; puis un silence relativement long. Le nuage se dissipa.
Là où le faisceau avait touché son but, un dopeul chancelait, tournait sur lui-même, incrédule. Il lâcha son arme fit un pas comme pour s’enfuir et tomba. Mort. C’était tout simplement incroyable. Un sourire en forme de rictus
au coin des lèvres, le regard sombre, figé dans une attitude menaçante et triomphale il se tenait là. Quelle puissance. Il donna ensuite quelques brèves instructions à son complice. Laconique. Expéditif. Impressionnant.

C’est quoi un dos peul ?
C’est une sorte de monstre qui joue à la façon de chaque classe de personne Wendy, il imite leur mode de combat, une sorte de double.
Ben alors pourquoi on dit pas un double ?
Je ne sais pas chérie, mais c’est une bonne idée, tiens Jim un double pour moi s’il te plait



Dads courut alors vers Vivquentin pour lui donner une protection et quelques capacités supplémentaires, une technique ancestrale des ninis qu’il commençait alors à bien maitriser. Ce fût peine perdue le iop ayant fait
un bond incroyable pour s’approcher des autres monstres était bien trop loin. Autant essayer de soigner quelqu’un d’autre. Nouvelle déconvenue. Chacun étant soit caché par un rocher, soit trop éloigné, comme Jim
qui s’empressait de retendre la ficelle de lin de son vieil arc. Ficelle de plus en plus usée qui donnait à ses flèches une trajectoire pour le moins aléatoire.
Dads ne fit donc rien, espérant ne pas s’attirer les foudres de ce dieu de la guerre.
Jim ne fit guère mieux, une première flèche toucha la cible avec si peu de force qu’elle ne lui arracha pas même un cri, la seconde , celle dont il venait d’apprendre le secret et qui était supposée empêcher l’adversaire
de lancer ses actions avait si peu de portée qu’au mieux elle eut percé la pointe de ses bottes en peau de bouftou.
Qu’allait dire Quentin, lui si prompt à la colère. Sous des aspects rugueux et bworkeskes , ce dernier cachait un cœur en or, mais nous n’en savions encore rien.

Je sais ce que c’est un bwork papa
Mais bien sûr ma puce, puisque ton père en est un lui-même
Sandy !
Maman !



Les quatre autres monstres ne survécurent pas bien longtemps. L’un d’eux qui venait de se transformer en arbre se croyait à l’abri mais finit écrasé contre un rocher. Tous étaient morts. C’est alors que dads arriva
enfin à proximité de la zone de combat, bien trop tard pour être un tant soit peu utile. Jim de l’autre coté de la clairière n’avait pas même blessé un seul monstre et arrivait à grands pas à son tour, prêt à se faire sermonner.
Un événement imprévisible vint modifier l’issue probable de la discussion. Jim et dads se retrouvèrent chacun en possession d’un vilain caillou , vulgaire, pas même poli.
Quentin faisait des bonds incessants et lançait des sourires et des bisous dans le vide en regardant ces deux vilains cailloux.
Dads je t’aime, Jmarcher je t’aime aussi. Il bondissait de plus belle. Vous me les vendez vous me les vendez ?

Ce n’est pas malin un iop hein p’pa ?
Non pas très Johnny à ce qu’on dit
Et un iop était amoureux de toi ?
C’est une image Sandy ! ne commence pas, tu sais bien …
Oui je sais mon dadounnet
Continue Dadounnet-papa s’il te plait



Visiblement Quentin tenait beaucoup à ces bouts de calcaire très moches et n’en ayant pas la moindre utilité, Dads et Jim donnèrent de bon cœur leur pavés au grand iop bondissant.
C’était une noble habitude et une ligne de conduite des deux compères de donner et toujours de bon cœur les objets gagnés lors d’un combat et que certains de leurs amis regardaient d’un œil qui envieux,
qui rêveur, qui désireux, qui émerveillé. Et puis il ne fallait pas oublier non plus le poids non négligeable de ces artefacts au fond des poches, autant que ce soit des costauds qui les portent.
Ainsi passait le temps lors de nos séances de drop.
Quentin fut appelé par ses amis de la guilde Liberty et nous planta là au milieu du champ de dopeul en territoire aligné (qui était sous la responsabilité de la ville de Bonta , la belle cité des anges Wendy ) ,
avec nos petites ailes de libellules . Nous avons alors appris a connaitre quelques gens admirables que nous croisions de temps à autre dans le monde des douze, je pense à Wy-Suerte par exemple,
un enutrof , radin , rapiat, puissant aussi qui jalousait bien amicalement les drops de Dads , bien plus fréquents que les siens , cela malgré le superbe coffre qu’il ne manquait jamais de lancer à chaque combat.
Nous sommes ressortis en marchant fièrement, toutes ailes déployées, empruntant le tunnel qui allait nous ramener sur des chemins plus habituels à notre niveau.
Dads qui gambadait en tête fut poussé contre un mur, violemment. Jim n’eut pas le temps de réagir, il fut plaqué contre l’autre mur simultanément.
Deux combats de front, sans pouvoir s’entraider. Face à Dads un diable aux grandes ailes rouges ne fit qu’une bouchée du pauvre nini. Jim quant à lui surpris qu’il fût à regarder Dads se faire tabasser,
ne vit pas venir le coup de dague assassin.
Ce fut un séjour dans les geôles de Brakmar, séjour déplaisant, dans un confort tout relatif, entouré d’autres anges déchus. Certains n’en étaient pas à leur premier séjour et soudoyaient le gardien pour sortir.
Les deux frères firent leur temps de cachot. Ils se retrouvèrent finalement à Bonta au pied d’un zaap

La porte magique qui vous permettait de voyager partout dans le monde ?
Oui Johnny une de ces portes



Les ailes des frères furent alors repliées afin d’éviter toute nouvelle agression. En ce monde il plaisait à certains de combattre plus les habitants de la cité rivale que les monstres qui hantaient chaque endroit du monde.
Pour cette démarche il nous aurait fallu plus d’entrainement, plus de matériel, plus d’argent et tout simplement plus d’envie.
L’exemple familial du héros au nom gravé dans le marbre, nous avait peut être conduit à être imprudents, nous n’étions visiblement pas encore prêts.

5 jours que nous arpentons la terre des dopeuls.
Plus de 15 pierres que nous avons données au petit poucet Quentin ? qu’en fait-il ? un tas devant chez lui ?
Le champa bleu donne à la soupe de Bolets un goût savoureux et une couleur …. Orange ? Après la cuisson.
Les Kanigrous sont une source merveilleuse d’expérience, nous progressons vite, à notre regret nous sommes inutiles ou presque en combat tant Quentin pourrait gagner seul.
Il nous dit que c’est donnant-donnant, qu’à 5 on est non seulement (guère) plus forts mais surtout que l’on a un avantage certain sur le gain. Nous lui donnons tout ce qui l’intéresse des objets récupérés au combat.
Parchemin reçu de nos sombres amis : enfin ! Demain on va les rejoindre pour aller ensembles combattre un monstre : le bouftou royal. Quentin ne viendra pas .Nous serons 4.



Embrassades, poignées de mains, les retrouvailles sont très fraternelles. Steve Myers et Brian Greene sont deux sommités du monde restreint des physiciens. Le dossier demandé par Sandy est enfin arrivé et surprise,
il n’est pas arrivé par mail ou par transporteur mais bel et bien porté par Steve Myers en personne. Sandy est un peu en retrait, effacée, intimidée par cet homme goguenard au petit regard malicieux enchâssé
dans une paire de lunettes rondes à la Harry Potter. Un peu bedonnant, un peu grisonnant. Elle ne peut pas croire qu’il l’a reconnue, elle qui n’était qu’une simple assistante lors de son année finale en qualité d’ingénieur au CERN.
Guillaume encore plus en retrait car il ne connait pas personnellement l’homme bien qu’il sache tout de ses travaux lâche un timide bonjour monsieur qui étouffe les mille questions qui lui brûle les lèvres.
Il ne lâche cependant pas la main de Sandy ; maintenant qu’il l’a retrouvée, il a trop peur de la perdre à nouveau.

Hyper-gravité et supra-conductivité dans un condensat de Bose-Einstein
Corrélation entre métrique et grille de faisceaux à l’échelle de Planck
Etudier les résultats et définir un trigger de sélection des collisions : deadline Juin


Embrassades, poignées de mains, sourires. Nous prenons nos équipements
On va au nord !
Dark invocation que nous avons retrouvée avec un plaisir partagé nous guide vers le fameux donjon où se tapit le monstre légendaire. Le Bouftou Royal que nous allons héroïquement affronter afin de nous comparer
à nos illustres ancêtres et peut-être lui arracher quelque trésor.
Après quelques combats rapides et aisés nous avons abattu un chef de guerre bouftou et dans sa laine Sombre-papy à son habitude à trouvé un trésor, une clé du donjon, la dernière qui nous faisait défaut.
En ce début Mars, nous étions là, tous les quatre, en Téneila, le berceau. Nous nous tenions face au gardien du lieu, au milieu de camelots, tendant fièrement nos quatre clés, décidés que nous étions à en découdre avec le monstre.


Nous y étions enfin, à nous 5 Boutfou Royal !
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 1:01

Mars
Tainéla – Le berceau





Principe d’incertitude d’Heisenberg
Ce principe stipule que l’univers n’est ni prévisible ni déterministe
On ne peut observer quelque chose qu'en l'éclairant avec de la lumière. Or à l'échelle de l'infiniment petit, cela pose un problème tout à fait nouveau.
Le moindre photon qui percute ou interagit avec un électron va modifier la trajectoire initiale de ce dernier ou le faire changer d'orbitale. A cette échelle, le photon devient un projectile
qui pourra déterminer la position de l'électron, mais qui aura en même temps modifié sa vitesse et sa trajectoire; celle ci ne pourra donc pas être connue en même temps.
La moindre mesure interfère avec l'objet de la mesure. et la change!
Il est impossible de déterminer à la fois la position et la vitesse d’un objet ce qui impose que dans une micro trou noir, voire un trou de ver, puisque l’on connait parfaitement la position
de l’élement aux limites de l’echelle de planck, on ignore tout de sa vitesse.
La vitesse ne peut être nulle, l’objet ne bouge cependant pas .La limite c de vitesse est alors nécessairement franchie et répartie dans les dimensions enroulées et non observables.
Dans le cas de particules indiscernables plongées dans un trou de ver à la suite de la collision des faisceaux ….



Bon dieu, Guillaume, tu devais vraiment t’emmerder pour pondre des trucs comme ça non ?
C’est pas le terme Jim et c’est avec des conneries comme ça qu’on a pu explorer le système solaire.
Que j’ai pu ! Toi tu étais au centre de Boston !
C’est pas des conneries qu’il dit mon papa tonton Jim
C’est une façon de parler Wendy, je l’aime bien ton papa, toujours dans la lune et les étoiles
Tiens je croyais que j’y allais pas dans la lune justement ?
Les frangins au lieu de vous chamailler, passez donc à table, les côtes d’agneau sont prêtes.
On ne se chamaille pas …
Venez ! À table tous, sans discussion
Oui m’man , on a faim
Encore ?



Le fumet des côtes grillées, l’odeur des plantes aromatiques, le délicat mélange des parfums faisait saliver toute la petite famille qui d’un pas identique se dirigea vers la table du salon,
merveilleuse table de bois massif. Seule Mary eut besoin d’aide pour se redresser et sa démarche chaloupée fit sourire tout le monde.

Guillaume poursuivit son histoire, de façon plus hachée, non pas que les souvenirs vinrent à lui manquer, mais plus parce que les côtes étaient savoureuses et cuites à point.
L’auditoire était tout aussi attentif cependant.


Côte de Bouf grillée
Nous en avons tellement marre des champignons et de la volaille de piou et de tofus, que c’est sans doute, plus que la gloire, ce qui nous conduit à Tainéla. Dark est boucher,
nous allons récolter le maximum de viande de bouf pour améliorer l’ordinaire.
Les côtes de bouftous sont délicieuses, grillées sur un feu de braises d’abra, saupoudrées de perlinpinpin et de quelques plantes aromatiques. Le sel est quasiment introuvable.
J’ai une nette préférence pour le boufton blanc dont la chair est si tendre et dont la laine servira sans doute un jour
Aujourd’hui : Bouftou Royal


Le Palais, ou donjon, dans lequel est tapi le bouftou royal est une sorte de succession de pièces emplies de groupes de bouftous, de plus en plus forts. Uniquement composées de boutfonidés,
il s’agit d’une réserve de nourriture et d’expérience tout à fait inépuisable. Le malheur , ou le bonheur des mercenaires selon les points de vues, est que ce monstre n’est pas unique ,
il est immortel, il renait tel le phoenix


Tata mary elle a vécu à Phoenix ! hein tata que c’est vrai
Oui Wendy c’est vrai, c’est là que j’ai rencontré Jim d’ailleurs



Ainsi ce monstre que le père de Dads et Jmarcher avait aisément terassé n’était donc pas mort, mais pire encore, il était intuable.
De fait , nombre de guerriers , du plus insignifiant , du plus fragile au plus aguerri au plus impressionnant se cotoyaient en ces lieux.Certains paysans juste sortis de leurs fermes natales
étaient là prêts à combattre avec une simple faux usée, équipés d’un ridicule chapeau vert aux rebords usés par le temps.
Parfois, un guerrier étincelant aux ailes déployées passait tel le vent et attaquait les groupes sans prendre le temps de la réflexion.
Nous n’etions ni l’un, ni lautre.
La petite équipe était motivée et résolue à atteindre son objectif premier : cesser de manger de la soupe de champas. Accessoirement l’idée de porter une jolie couronne arrachée au
bouftou royal caressait l’esprit de Jim. Sans doute le souvenir d’enfance du dessin au tison qui ornait le buffet et qui représentait leur père lors de ses premiers faits d’armes.
Première salle. De la bonne viande, quelques laines, nous n’avons pas eu besoin de forcer notre talent, c’était donc ça ce fameux donjon ? Il s’agissait bien plus d’une boucherie en
libre service aux cotelettes vivantes. Etonnamment les bouftous n’étaient pas accompagnés d’autres monstres en ces lieux sacrés pour eux, on eut dit que les autres créatures
n’etaient pas les bienvenues.
Nous avons continué à progresser très facilement, l’expérience lointaine du combat d’Incarnam enpechait toutefois Dads de chanter victoire bien trop vite.
A fur et à mesure des salles qui s’ouvraient devant nous la puissance des groupes augmentait, tout comme la durée des combats. La viande que nous avions amassée dans nos sacoches
nous serait bien utile pour les soirées en forêt. Cependant il nous fallu arrêter d’en récolter, les bouftous des salles suivantes étant plus agés, plus rudes et forcément moins commestibles,
de véritables carnes

Pas comme la mienne ! Je peux en avoir Tata Mary s’il te plait ?
Tiens Johnny, mais dis-moi où mets-tu tout ce que tu manges ?
Fais attention Johnny tu vas avoir le même bidon que Mary
Jim ! C’est de ta femme et de ton bébé que tu parles !
Pas du tout Sandy, c’est des cotelettes et je parle avec mon neveu



Sans forcer notre talent nous sommes arrivés à une salle ou les chefs de guerre étaient nombreux et puissants, sans doute un test avant l’affrontement final, pour savoir si nous étions dignes
d’affronter le roi des boutfous.
Plus par jeu que par utilité dans le combat Dark invoquait de bouftous, la pièce était emplie de ces bestioles parfois amies, parfois hostiles. La victoire nous sourrit encore.
Mon dieu la taille de la cotelette ! S’exclama Jim
Le fait est que ce bouftou royal était d’une taille imposante, difficilement comparable à ses congénères, coiffé de la couronne dont Jim avait envie. Il était entouré de sa cour.
Il affichait un level assez élevé, pour autant pas insurmontable au regard de notre petite team . Que n’étions nous venus avant combattre ce titan.
Un gamin eniripsa d’à peine ton age Wendy est passé en courant las de demander de l’aide et de ne voir personne intervenir, il venait de foncer dans le groupe, nous nous sommes regardés
tous les quatre et d’un seul élan sommes allé lui preter main forte.
Il nous a été impossible de le secourir, ce dernier ayant bloqué l’accès au combat, il continuait à crier au secours et nous ne pouvions agir. Nous étions désapointés, cette attitude tranchait
avec les rires moqueurs de quelques mercenaires qui le regardaient sans la moindre envie de l’aider et peut être même avec un certain sadisme dans le regard.
Ce fut horrible, le garçon fut vite entouré des chefs de guerre et il ne resta sur le champ de bataille que quelques copaux de sa trop faible baguette de l’initié, quelques débris de son équipement
et des morceaux de papiers éparpillés, peut-être une lettre de ses parents.
La rage aux dents nous avons attendu que le monstre réapparaisse et nous aprétions à l’achever, lorsqu’un éclair traversa la salle, passant devant les groupes de mercenaires,
évitant les camelots, nous prit le monstre sous les yeux. A peine eûmes-nous le temps de noter son nom et son niveau.
Cl-Dragonforce était un 145, peut être un des plus forts que nous ayions croisé.
Etonnés et admiratifs, nous l’avons vu tuer ce misérable monstre en une seule attaque, en un seul tour de jeu grâce à un glyphe magique et quelques coups de bâtons.
Il s’en alla comme il était venu emportant l’âme du roi des bouftous.

En emportant l’âme ?
Oui une technique qui consiste à capturer l’esprit des monstres que tu as vaincu et pouvoir ensuite les combattre à nouveau dans des conditions et des lieux différents, les arênes.
Comment il fait ? Vous l’avez capturé son âme vous ?
Non Johnny, nous n’en étions pas encore là, nous ne savions pas comment faire, notre but n’était que de gagner
Oui et de manger autre chose que des champas
Poussain Johnny



Le monstre était revenu.
Nous l’avons attaqué, décidés à placer Jim très loin pour le harceler de flèches enflammées, nous pensions que papy chercherait quelques trésors et jéterait des pièces
(qu’il ne manquerait pas de ramasser en fin de combat) et que Dark et ses invocations n’aurait pas de mal à venir à bout du petit troupeau royal, soigné par Dads .
Cela ne fut pas.
Papy coincé par deux chefs de guerre à la laine collante avait besoin de soins permanents, Jim accroché par un autre chef de guerre ne pouvait décocher ses flèches ravageuses
et devait se contenter de petits traits moins performants.Dads soignait un peu, proférait des gros mots que je ne pourrais redire ( ils ont étés interdits depuis ) et repoussait les monstres affamés.
Nous les blessions de façon significative.
Notre désarroi fut grand en constatant que le roi de ces animaux les soignait bien mieux qu’un nini ne pouvait le faire.
Le changement de stratégie fut payant, nous nous sommes regroupés dans un angle de la pièce, avons soigné les plus meurtris d’entre nous. Puisque le monstre pouvait soigner autant,
il nous fallait absolument achever les adversaires un par un, ce que nous fimes non sans mal.
Mais après dix minutes de lutte, nous étions face au roi quasi déchu, l’avions acculé dans l’angle de la pièce et commencions à le frapper sans modération, sans retenue.
A chaque coup, sa couronne penchait un peu plus, il était occupé à essayer de se défaire des crocs du bouftou apprivoisé de Dark.
Nous l’avons vaincu ainsi.
Un bruit sourd, celui de la chute du corps massif, un bruit métallique celui de la couronne qui tomba et après quelques rebonds improbables vint arreter sa course folle aux pieds de Jim.
Jim se pencha, ramassa le bel objet doré, certi de pierres précieuses et le porta à sa tête en souriant.
La couronne glissa et tomba au sol à nouveau, ceci à plusieurs reprises. Force fût à Jim de constater que cette couronne magique, il ne pourrait la porter que plus tard,
qu’importe il la mit dans son sac de voyage.
Nous nous aprétions, heureux, à sortir de ce donjon vaincu, lorsque le gardien nous appela.
Tenez nobles guerriers nous dit-il, voici une récompense en l’honneur de votre belle victoire.
Il nous remit un charmant compagnon, un chacha bébé, tendre, mignon, adorable petite boule de poils au regard charmeur.

Oh ! Papa ! Toi qui ne veux pas que j’ai de chat à la maison !
Ce n’était pas un chat Wendy, mais un chacha
T’es pas drôle



Nous somme partis avec chacun un animal de compagnie supplémentaire, chacha devint le compagnon de jeux privilégié de Dragoune qui avait bien grandi et qui était devenue
une conseillère avisée, pleine de sagesse. Dragoune avait beaucoup aidé Dads à progresser.
Dads était le plus qualifié du groupe, pas celui qui tapait le plus fort, loin s’en faut, mais déjà capable de se sortir de quelques situations bien compromises. Sa progression était
un peu plus rapide que celle de Jim désormais, mais uniquemant grâce à Dragoune et quelques habits magiques emprunts de sagesse il faut bien le dire.
Chacha était fragile mais bien nourri, il pouvait être un compagnon agréable et aider les combattants en leur transférant un peu de son agilité naturelle.
Il fut donc officiellement baptisé « chachanoir » et évita donc le triste sort de ses congénères que dragoune dévorait dès leur vie épuisée, dès qu’ils étaient devenus de translucides fantômes.
Dragoune continua à jouer avec chachanoir , ne le voyant plus comme un repas manqué mais bien comme un copain.
Nous avons refait ce donjon le surlendemain, ayant fini nos cotelettes grillées et ne nous resolvant pas à reprendre un menu à base de soupe orange.
Ainsi allait passer le temps en Teinéla.
Ce nouveau se passa sans encombre, jusqu’à l’avant dernière salle, Dark invocaion dût alors abandonner le donjon et se rendre dans sa famille en compagnie de papy bien entendu.
Dans un coin de la salle, après une nuit de sommeil, nous avons remarqué un personnage de prime abord sympathique, un léger ton bleuté, une tenue soignée.
Chose étrange en ce lieu il ne gromelait pas, ne bworkait pas ses phrases …
Dads fit quelques pas vers lui.
-Bonjour
-Bonjour
-Ça va ?
-Oui, bien merci et toi ?
-Très bien merci, nous sommes coincés avec mon frère, jmarcher et moi c’est Dadshelcarguihel
-Salut Dads, t’as un bien grand nom dis moi ! moi c’est Sacrimax (c’était un sacri, race puissante s’il en est)
-On peut finir le donjon avec vous ?
-Oui si tu veux pas de problème.
-Merci , ça nous arrange on ne va pas pouvoir gagner qu’à nous deux
-Ah oui ça c’est certain ! on y va ?

Nous avons gagné le combat sans trop de difficulté, bien que le détail de la lutte m’échappe un peu, un nouveau chacha

Oh ! t’en avais plein des chats ! Et moi tu veux pas que j’en ai un seul !
Et qui c’était Scary masque ?
On dirait un titre de film
Sacrimax ! Pas Scary Mask ! , c’était le leader des cawottes, mais je n’en savais rien du tout à cette époque.


J’ai griffoné ce nom dans mon petit carnet « Sacrimax » ajouté à la liste des amis potentiels.A la suite du parchemin reçu la veille qui annoncait la fin de la guilde Insane,
ses héros ayant décidé de rentrer au pays , las de tant de guerre, las de tant de temps.
Bon Jim, là ça suffit j’en ai marre de ton arc en mousse, on va acheter une vraie arme, j’ai l’argent et une chose bien plus précieuses encore, sur un parchemin donné par les parents
il y avait quelques recettes secrètes, recettes d’armes incomparables, dont le fameux arc de Kuri.
On l’achète, je combats un peu avec et je te le passe quand tu auras le niveau suffisant.
Jim hocha la tête, fit tomber sa couronne qui lui tenait enfin lieu de couvre-chef et lâcha, ben on part à l’ouest , direction Bonta, on passe pas par les trolls.
Nous sommes entrés dans l’atelier de sculpture, avons salué l’artisan qui oeuvrait dans son coin. Nous nous sommes dirigés vers le pupitre à la recherche du talent capable de fabriquer
cette merveille pour laquelle nous avions kamas et composants nécessaires
YEREM
ce fût le nom du seul artisan, un maître, suffisament talentueux pour réaliser cette merveille.
Dads, Dads, oh Dads, regarde
Quoi ?
Regarde dans le coin
Quoi ?
L’artisan, il sculpte des arcs et regarde son nom …
YEREM : Les Cawottes Explosives, sous la bannière ornée de la triste Lame au ton ocre orangé.

Dads s’est alors approché de l’artiste et a juste dit …

Excuses-moi ?

YEREM ?
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 9:43

Mars
Bonta – Atelier des sculpteurs




Gary c’est le nom de l’escargot de Bob l’éponge !
Oui c’est vrai aussi Wendy
Et ton père c’est un gros boulet et il connait Mob L’éponge !
Oh ça va Jim, tu sais bien que nous avions un boulet officiel et que ce n’était pas mon rang personnel
Il n’y a jamais eu qu’un seul boulet. Le grand Milstone.
Et … Pourquoi tu dis ça Wendy , pourquoi tu parles de Gary ?
Ecoute !
Effectivement la chanson « Gary » venait de succéder à « 16h du matin » sous les bravos du public.
Alors c’est le fameux Yerem qui serait Jérémie des Ynverness ?
Tout porte à le croire Johnny , oui


Les ingrédients étaient passés des poches de Dads et de Jim à la table de sculpteur de Yerem, ce dernier en sifflotant, commençait à travailler le bois avec talent. Il assemblait les composants dans un ordre bien particulier avec précision
et sans le moindre doute sur le résultat.
Dads bien qu’ayant sous les yeux la liste de ces derniers et une recette détaillée écrite de la main de Gloduar lui-même était pris d’un doute. Il ne comprenait pas toutes les démarches à réaliser, toutes les étapes à suivre et il avait peur
de l’échec de la recette.
Cela avait pris plusieurs mois et pas mal de leurs kamas communs pour pouvoir s’offrir une telle arme.
Yerem se voulait rassurant et totalement décontracté continuait à ouvrager le bois du tronknyde. Il était très doué pour la musique, chantait juste et fredonnait une chanson aux paroles poétiques, aux rythmes entrainant,
probablement originaire de Moon si l’on en jugeait aux sonorités.
Yerem avait ce don d’être à la fois sympathique et talentueux. Il était le seul grand sculpteur d’arcs du monde des douze actuel et n’en tirait nulle vanité, n’en faisait nul étalage. Il sculptait, il sifflotait. Il avait également fabriqué
un joli instrument de musique, étrange, au manche de bois précieux et dur comme le bois des bènes. Il avait creusé un tronc de tronknyde et assemblé les deux éléments.
Il avait eu l’idée d’attacher 6 fils de soie, plutôt que les des ficelles de lin, ce qui favorisait la sonorité merveilleuse. La musique faisait vibrer les cordes et résonnait dans la caisse de tronknyde , prenait du volume , et ressortait en vibrant ,
telle une onde bienfaisante . Ces vibrations pour le peu qu’on soit attentif pouvaient comme par magie être en totale harmonie et faisait vibrer l’âme ce ceux qui l’écoutaient le soir venu. Assi devant son atelier,
la tailladeuse d’arc en poche, il jouait et chantait.
Dans le quartier de Bonta , nombre d’anges accouraient et répétant à qui veut l’entendre.
« C’est le temps du YeYe «
En effet son idée de tendre différemment les fils de soie et de leur accorder un son différent à chacun avait fait de cet instrument un objet si merveilleusement harmonieux que tous adoraient l’entendre en jouer.
Sur son calepin était griffonné « E-A-D-G-B-A : Mi La Ré Sol Si Mi «
Dads prononça à voix basse cette formule pour le cas peu probable ou elle eut un quelconque pouvoir magique, rien ne se produisit.
Du temps du Yeye , il restera pour toujours dans le monde des 12 , ce merveilleux ouvrage qu’il a écrit de sa main d’artiste
« La théorie des cordes » une ouvrage sur la lutherie et la fabrication d’arcs et de harpes. Trop peu de gens savent que la harpe fut à l’origine un instrument de guerre , un arc sur lequel les doigts des archers jouaient
pour passer le temps entre deux batailles ….


Théorie des cordes et applications dans la suppression des singularités
Les particules ne sont pas des points immatériels de taille nulle mais de fines cordelette vibrant d’une taille inférieure à l’échelle de planck. Tout n’est qu’harmonie des cordes.
L’horizon d’un trou noir est en quelque sorte la limite de la taille de ce trou noir, elle-même déterminée par la masse de ce dernier. Il s’agit de l’extension maximale de ce trou noir et de la distance maximale à laquelle une particule
de matière ou un photon peut orbiter autour de celui-ci sans être irrémédiablement attiré.
Dans le cas d’une courbure extrême de l’espace temps, liée à l’apparition d’un boson extrêmement massif dans un espace minimal situé en regard de l’horizon, l’absorption de ce dernier va augmenter la masse dudit trou noir.
Son horizon se trouvera alors instantanément modifié, le photon ou la particule gravitant se trouvera absorbée à son tour.
Si ce photon est une particule indiscernable, sa particule jumelle ne peut rester solitaire bien qu’éloignée de l’horizon. Il se produira alors un phénomène étrange la particule s’échappera du trou noir afin de rejoindre son « âme sœur »
Le dépassement de « c » imposé par cette « évasion » de la zone de l’horizon de Schwartzschild implique une répartition de la vitesse, de la masse, de l’énergie dans des dimensions de temps et d’espace enroulées.
Pour coller au modèle standard, l’hypothèse de la répartition des dimensions dans des dimensions parallèles (communément appelées membranes … « p-branes avec p étant le nombre de dimensions » )
La particule pourra ainsi passer d’un espace ou univers à un autre univers parallèle par le biais du glissement vers une autre des p-branes de son univers … vers un métavers ou univers parallèle.


En totale décontraction Yerem venait de finir son arc, il tendait la corde et l’ajustait à l’oreille en souriant.

C’est pas possible que tu connaisses Jérémie !
Je sais que ça parait incroyable Johnny mais pourtant ….


Yerem tendit l’arc à Dads en se confondant en excuses ; Il venait de faire un œuvre d’art et trouvait la classe de s’excuser car la qualité de l’arme n’était pas optimale.
Mais je l’aurais pris avec des caractéristiques encore inférieures à l’évidence ! Cela faisait longtemps que Jim rêvait d’une telle arme, il travaillait dur pour être capable de l’utiliser. Il prit l’arme la tendit très fortement,
prit une flèche du carquois et malgré sa force ne parvint pas à l’utiliser, tout au plus la couronne du BR tomba t’elle au sol roula sous l’établi.
Jim passa l’arc à son frère et se baissa pour reprendre la relique du roi des bouftous, il la dépoussiéra en marmonnant que probablement la tension n’était pas idéale, que le climat par trop humide de Bonta ne lui valait rien de bon.
Sans doute gêné par la poussière de l’atelier, il n’avait pas les conditions idéales. De plus le bois choisi pour réaliser l’arc était probablement un peu trop rigide, ce qui comme chacun le sait n’est pas bon pour la précision.
Il se ressentait aussi d’une ancienne blessure causée par un troll. Clairement chaque visite à Bonta était une occasion pour Jim de se remémorer cette fâcheuse rencontre et tant qu’il n’aurait pas tué de ses mains un troll il s’en ressentirait.
Yerem continuait, insatisfait de son travail de proposer un éventuel deuxième craft .
Dads prit l’arc le trouva léger et maniable, élégant, agréable au toucher. L’arc semblait chanter et une magie vivait en lui. On se sentait mieux et plus puissant à son contact. La perception des alentours s’en trouvait améliorée.
Assez nettement. La dragoune passa à Dads une flèche, tombée du carquois de Jim lorsqu’il ramassait sa couronne.
Ce charmant dragon rose faisait tout pour ses maîtres, qui auraient pu le vendre à prix d’or ; mais il était impensable pour eux de le faire.
L’arc se tendit dans les mains de Dads , sans le moindre effort, il chanta la flèche siffla , traversa l’atelier et se ficha contre le mur, proche de Jim et de sa couronne fièrement vissée sur la tête. Non loin d’un autre artisan qui tentait de tailler un bâton.
Les deux furent surpris. Jim ne fit que peu de cas de l’incident. Il ne releva pas non plus le fait qu’un si petit bonhomme pouvait aisément bander l’arc et décocher une flèche, là où lui en était bien incapable.
Il y avait tant de choses incompréhensibles en ce monde. Le tailleur de bâton au fort accent de Pandala dit entre deux gorgées de bière que c’était la première fois qu’il voyait un nini jouer avec un arc et que ce n’était pas bien normal .
Mais que ce n’était pas son problème. Il alla ensuite s’assoir dans l’angle de la pièce, puis s’endormit.
Il fût convenu que l’arc faisait le total bonheur de Dads qui glissa une bourse pleine de kamas à Yerem pour son travail. Le prix en était fort convenable pour un tel talent.

Yerem cependant était un perfectionniste et dit à Dads
« On en refait un «
Mais je n’ai plus de …
Laisse tomber, je vais en trouver
Le sram se leva, et disparut un instant, Jim fouilla son sac en sortit les ingrédients courants que nécessitait la recette secrète. Comment pourrait-il trouver ce bois rare et si cher ? Nous avions eu beaucoup de mal à nous en procurer.
Jim s’était cassé les dents et les bras en cognant sur le tronc de ces arbres, sans le moindre résultat visible.
Le sram rentra dans l’atelier et lança une invitation à le rejoindre.
Il avait déjà trouvé le bois qui nous faisait défaut. Nous lui avons passé les autres ressources ; ainsi qu’une bourse qui contenait nos derniers kamas.
Sous nos yeux ébahis il reprit de plus bel son travail. Surtout il se mit à chanter à nouveau, une triste mélopée cette fois ci. Les artistes sont vraiment des gens bizarres. Au bout d’un instant il nous tendit l’arc de Kuri, merveilleux,
aux caractéristiques améliorées en tout point.
Il nous tendit aussi la bourse. Nous nous sommes querellés un bref instant afin de savoir pourquoi il ne voulait pas de notre argent, il nous expliqua qu’il ne pouvait voir un arc signé de son nom ne pas satisfaire un client.

Tu parles t’as lu la dédicace de l’album sur la pochette ! il dit qu’il ne peut pas imaginer faire une composition qui ne touche pas celui qui l’écoute et que mille fois il la ….
Et alors Johnny ? à ton avis qui a écrit ça ?
Yerem ?
Jérémie ou Yerem ou Yeye … oui, appelle le comme tu veux.
La star des grands-mères !
Pourquoi tu dis ça oncle Jim ?
Oh pour rien Johnny ; pour rien ; lors de ses premiers concerts, bien avant ce fameux live à Kingston ; il rendait les mamys folle de lui dans les supermarchés.
Jérémie dans un supermarché ! N’importe quoi !
Les temps changent les enfants, les histoires deviennent souvenirs, les mythes deviennent légendes.
Dis papa, moi aussi si je lis du Tolkien je deviendrai aussi fou que toi ?
Ah ah ! c’est pas gagné Johnny, mais c’est possible, surtout si tu laisse vivre le rêve en toi.


. Excuse-moi Yerem
. Oui ? L’arc ne te convient pas ?
. Non c’est le prix qui me gêne
. Laisse filer, sois zen.
. Merci mille fois, ça t’intéresse si on te passe le bois de tronknyde que l’on trouve ?
. Si tu veux, mais te casse pas

Ainsi allaient les bavardages avec Yerem.
Puis une question vint aux lèvres de Dads , il dit à Yerem avoir été membre d’Insane et d’avoir bien connu Probl qui ne parlait de Yerem qu’en bien et dont l’arc du pécheur avait fait la réputation. Dads expliqua la situation et parla
de l’absence de quête des deux frères. Il demanda à Yerem depuis quand il appartenait à cette déjà connue guilde « les cawottes explosives »

Ah nous y voila !
Poussain les cawottes c’est des gentils !
Pas tous Wendy , pas tous , il y a le gros méchant Maxi , et notre chef raciste Sacrimax !
Scary Mask ! à l’attaque ! le sacri bleu des bouftous ?
Lui-même Johnny
Qui est le gros méchant Maxi ? Sacrimax ?
Non, non c’est …. C’est … Maxi quoi
Et lui aussi il est ici ? Il est quelque part ici ? En Amérique ?
Je n’en sais rien chérie, je ne l’ai jamais revu, je ne l’ai jamais oublié, je ne pense pas qu’il ait quitté le monde des 12. Peut-être est-il resté là bas ? Peut-être était-ce lui l’âme du monde des 12 ?
Alors pourquoi tu dis qu’il est méchant ?
Ah ça Wendy ? Comme ça, pour rire, pour taquiner et aussi … ben parce qu’il était méchant ?
Ah oui ? Et c’est pour ça que tu l’as abandonné face au rat noir ? Que tu l’as même tué ? Un joli doublé d’ailleurs Sacrimax et Maxi !
Non ça Jim c’est pas juste de dire ça …
T’as tué Maxi le gros méchant Maxi et ton chef ?
Attendez, je vais vous expliquer … plus tard ; et là bas ; tuer ce n’est pas tout à fait la même chose qu’ici hein !



Yerem fut heureux d’apprendre que dads avait déjà croisé bon nombre de cawottes et que le point commun qu’en avait retenu le nini c’était une grande politesse, une joie de vivre, et une sympathie sans équivalent ailleurs.
Une sorte de Insane mais en bien plus grand, en bien plus fort.
Après quelques bavardages à propos de tout et de rien, Yerem remit à Dads deux objets, un parchemin à remplir, sur lequel il fallait tout simplement expliquer pourquoi l’on voulait se joindre à la quête du Graal des cawottes

Gral c’est une cawotte ! Je le sais !
Oui Wendy c’est une cawotte ! Mais je parle du Graal ! Pas de Gral
Ben ça s’arrange on passe de Tolkien à Arthur, il manque plus qu’une table ronde…
Eh oui Johnny le monde est comme tu le ressens et n’est pas tout simplement, lorsque tu l’observes tu le modifies, le sais tu ça ? Quel que soit ton rôle, même infiniment petit, tu changes ce qui t’entoures et tu vois ce qui est
ton univers avec les yeux de ton propre passé.
Euh je décroche papa là ! C’était quoi l’autre objet ?
L’autre … ah oui !


L’autre était une petite clé dorée qui permettait d’accéder à un coffre situé dans un lieu connu de quelques cawottes seulement, les bras droits et le chef. Il nous a fallu remplir le document, ce que nous avons fait du mieux
que nous pensions Jim et moi, puis le déposer à l’endroit indiqué.

Il ne restait plus qu’à attendre

Attendre

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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 12:19

Mars
Amakna – la taverne




3 jours de maintenance, la rupture d’un joint torique à provoqué la fuite d’hydrogène liquide. Heureusement il s’agit d’un incident mineur sur l’injecteur. Une panne de même nature lors du lancement du LHC nous avait contraints
à une période d’inactivité de 3 mois. Le temps nécessaire à laisser remonter les aimants à une température suffisante. La dilatation du métal sur la totalité de l’anneau représente tout de même 8 mètres entre les 3°K
de fonctionnement optimal et les 25°C ambiants.
Lors de ces 3 jours j’en ai profité pour vérifier le trigger de sélection des collisions remarquables qu’il nous fallait analyser. J’ai trouvé un problème que je n’avais jamais soupçonné alors.
Atlas ne fait pas que porter le monde sur ses épaules ! C’est aussi le détecteur chargé de repérer l’apparition fugace du boson de Higgs. Preuve de la cohérence du modèle standard, Graal de milliers de physiciens.
« A Toroidal Lhc ApparatuS » haut comme un immeuble de 6 étages ne pouvait pas permettre de mettre en évidence le boson de Higgs lui-même ou encore un monopole actif (sorte d’aimant avec un seul pôle) car leur durée de vie
liée à leur masse extrême (donc leur énergie énorme) est bien trop brève. C’est ses traces que l’on observe, la trainée des collisions des particules filles de ce boson, nées de sa décomposition. Comme on observe les pas d’un animal
dans la neige pour tout savoir de son passage.
Or le problème était là ! La neige fond autour de la trace et nous donne une vision erronée des traces, donc de l’animal. L’espace se courbe au passage des particules filles et nous donne une estimation incorrecte de la particule mère.
L’intégration de cette constante de courbure à permis une mise en évidence tout à fait insolite.




3 jours d’attente.
C’est long, très long. Peu d’envie de chasser, guère plus d’envie de couper du bois ou même de sculpter une baguette. Dads se languissait. Assi face à une bière d’Amakna, après avoir bavardé longuement avec le tavernier,
qui lui semblait cacher quelque mystère, Dads s’ennuyait. Jim essayait bien de le distraire en l’invitant à aller à l’ouest chasser des abras. Dads attendait.
Trois jours ! C’est bien trop long, pourquoi pas quinze ? Certes il fallait bien qu’une procédure stricte de recrutement existe, mais là … c’était long. Trois jours perdus dans la course à la gloire, parce que Dads s’inquiétait.
Jim ne pouvait rien y changer. Dark et Papy ne revenaient pas. Vivquentin ne donnait pas signe de vie. Il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre, laisser fuir le temps et laisser les cawottes s’exprimer.
Le rendez vous était fixé ce soir là à 20H et le soleil refusait obstinément de descendre de son zénith. Que parfois le temps est long.

Et toi qui nous dis toujours d’être patients !
Je dis ça moi Johnny ?
Toujours ! Et alors comment s’est passé le vote ? Où tu voyais les résultats
Sois patient …
Poussain Johnny ! Papa l’a encore dit !



2 châtaigniers et un frêne , je taille , j’attache , je cisèle , j’affine, je taille en biseau , je brûle le bout avec du métal fondu ( de l’argent c’est mieux ) et hop une baguette , un petit geste, je la teste , elle grésille, scintille ,
elle fonctionne , je la pose sur le tas …
Je recommence … quelle heure est-il ? pfff midi cinq.
Joli tas de baguette m’sieur ! Tu m’en fabriques une ? Je te paye
Mmm ? Une comment ?
Une qui rend intelligent !
Je taille, je cisèle, je coupe, je colle, je brûle (du cuivre sera plus adapté) … et hop une baguette
Tiens
Merci !!! Je te dois combien ?
Rien c’est cadeau … midi six


L’heure de Catherine !
Hein ?
Catherine de midi six !
Poussain Johnny !



Bon dieu Dads , c’est quoi ce tas de baguettes derrière toi ? Tu as déboisé tout Amakna ? Et ces chopes de bières vides ? Tu te prends pour un Panda ou quoi ?
Je m’ennuie Jim, je voudrais déjà être à ce soir, et s’ils me refusaient ?
Ecoute Frangin, s’ils te refusent, c’est soit que tu n’es pas à leur hauteur et tu le deviendras bien un jour, soit qu’ils ne te méritent pas et fais pas suer ! Viens on va au sud, il parait qu’il y a des gelées rouges au pouvoir magique,
parfois on peut leur arracher des anneaux de grande valeur.
Demain Jim, demain. J’ai peur d’avoir fait une demande un peu trop tristoune.
Je ne sais pas si ta demande était tristoune mais là, tu m’inquiètes, si tu n’arrêtes pas de sculpter des baguettes, tu vas devenir maître sculpteur ou tu vas mettre le feu à la taverne. Allez viens.
Où tu veux qu’on aille ? À midi dix ? Il fait trop chaud Jim.
Viens on va au sud.
Dads se leva à contrecœur, rangea son couteau, prit sa baguette à la main, non pas une de celles du tas monstrueux qu’il laissait au tavernier, mais une ballegourde, une baguette de forte puissance, cadeau du Iop bondissant,
qu’il avait rapporté d’un périple au petit village des clairettes .
Tavernier je vous laisse les baguettes, vous en ferez ce que vous voudrez, bonne journée.
Vindiou ! Qu’est qu’tu veux qu’jen fait d’tes Baguettes à la con ! j’men va te bruler tout ça moi !
L’étrange accent du tavernier ne dérida pas Dads.
Ils sortirent tous les deux de la taverne en route vers le sud, pour passer le temps, il faudrait revenir en fin de soirée pour savoir si enfin ils pourraient devenir des cawottes … et encore des cawottes à l’essai.
Ce ne serait que le début, il faudrait faire ses preuves. Mais là Dads était plus confiant, cette épreuve couperet l’intriguait. Comment pourraient-ils juger de lui sans l’avoir jamais rencontré ?
Juste à la lecture d’un parchemin …. Tristoune ?
Tu oublies Yerem ? Peut être défendra t’il ta cause ?
La démarche chaloupée de Dads …

Comme tata Mary
Comme Tata Mary!
Wendy! Johnny!



… était due à un léger excès de houblon. Au moment où ils franchirent le pas de la porte, un long crépitement suivi d’un petit peu d’artifice et de nombreuses étincelles multicolores qui traversaient la pièce en sifflant furent ponctués d’un
« Cré-Vindiou saloperie de baguettes ! «
La longue marche, une chasse infructueuse aux gelées, quelques bavardages le long des sentiers, quelques arbres abattus et quelques baguettes taillées à la hâte, rien n’y fit la journée était longue, longue et ennuyeuse,
car marquée du sceau de l’attente.

Tu avais un sceau Tata Mary ?
cette remarque de Wendy déclencha un fou rire collectif qui annonçait l’arrivée du dessert , un gâteau avec une cerise en son sommet.

Le rendez-vous était dans à peine quelques minutes désormais. Dads poussa la porte de la petite maison ornée d’une plaque en pierre ciselée.
« Forum des cawottes »
Il s’assit à la table, prit le rouleau de parchemin, cerclé d’une ficelle de lin, attendit quelques instants, comme muré dans ses pensées, prit une grande respiration et brisa le cachet de cire au nom de Sacrimax.
Il lut les quelques phrases griffonnées à la plume de tofu sans doute…


Madame,
Faisant suite à votre demande d’intégrer l’équipe de recherche du Professeur Steve Myers, j’ai l’honneur de vous informer que votre candidature a été retenue.
Merci de bien vouloir vous présenter le Lundi 21 Janvier 2019 à 08h30, sur le site de Meyrin, entrée 2B .





Sandy ne put retenir ses larmes, un rêve allait devenir réalité.
Elle fit ses bagages à la hâte, jeta quelques affaires, son passeport, un ordinateur portable extra-plat, quelques cahiers et calepin où était résumé le fruit de 7 années de travail. Ferma son petit appartement de la région Lyonnaise,
elle jeta sa valise dans le coffre du taxi, prit place à l’arrière et demanda au chauffeur de la conduire rapidement à la garde de la Pardieu.


Alors soit je suis fou, soit j'ai l'impression en te lisant que tu en as marre de la vie et que tu vas te suicider … Maxi … qu’est ce qu’il me juge lui ? qui c’est d’abord !
Moi chui pour, .. ; Yerem ah Yerem Merci à toi !
Moi ça me fait plaisir que Yerem ai trouvé quelqu'un pour discuter^^
Rien que pour ça je vote POUR. : Charly ; Ces braves chevaliers ne seraient pas tous de tristes sires sous l’emblème de la triste lame ?
C'est vrai que ça fait un peu tristounet mais pour le reste, tout y est. Sacrimax ; le meneur était d’accord ! bien que trouvant ma demande un peu terne
Et les noms se succédaient, et les oui s’empilaient.

Soulagement, Dads pouvait enfin demander à un des bras droits ou à Sacrimax lui-même d’entériner le vote et de formaliser son admission au sein de la prestigieuse guilde.
Dads , enfin redevenu souriant prit Jim par le bras et lui dit alors frérot , t’avais pas parlé de chasser des abras ? Il faut qu’on aille à Bonta voir Yerem pour lui demander de nous remettre l’insigne et l’étendard des cawottes .
Que nous portions haut ces couleurs !

.Porter haut ses couleurs, avec tes petites pattes ? marmonna Jim
.Quoi ?
.Rien , rien …on y va ?

Jim jouait avec son arc de Kuri, flambant neuf, il s’amusait beaucoup de ses effets tantôt dévastateurs, tantôt hilarants. L’arc blessait les adversaires et leur apportait également des soins par la suite. Parfois face à des kanigrous
une situation aisément gérée devenait compliquée tant Jim soignait les monstres plus qu’il ne leur faisait mal. C’était alors Dads qui devait tuer le monstre en proférant quelques mots interdits depuis lors.
Dads aussi jouait avec le clone de l’arc de Kuri à la même rune de signature, les pouvoirs de l’arc exacerbés par les talents de soigneurs du nini rendaient l’issue des combats pour le moins aléatoire
et au minimum leurs donnaient à tous deux des séances de fou rires, juste à la contemplation des mimiques sidérées des monstres, voire des joueurs qui les défiaient.

La stratégie de certains guerriers tactiquement placés à 8 cases de Dads pour parer les coups de baguettes s’en trouvait bien souvent perturbée et nombre d’entre eux se sont retrouvés cloués à un arbre, à un mur, à un chariot
par une flèche étonnante de puissance et de grâce.
Jamais nous n’avions vu autant de regards médusés, le vieux panda avait raison … un nini avec un arc c’est surprenant.
C’est Sacrimax en personne qui a envoyé un pli invitant Dads à rejoindre officiellement les cawottes à une petite réunion, avant que nous ne croisions à nouveau Yerem.
Les messages de bienvenue étaient nombreux et faisaient plaisir à entendre, les puissants guerriers qui constituaient la guilde des cawottes étaient également fort sympathiques, mais nous n’avions pas beaucoup de temps pour les bavardages.
Les cawottes étaient sur le pied de guerre.
En même temps que la semaine d’essai de Dads, ils avaient bien plus important à gérer, ils allaient organiser le plus grand événement festif de l’année, la plus grande fête vue en Amakna depuis bien longtemps. Ils fabriquaient en quantité
inimaginables des tenues de gala qu’ils remettraient à leurs invités ainsi que des fusées de toutes les formes, de toutes les couleurs. Fort de ses talents récents en étincelles et en explosions, dont le tavernier D’Amakna avait été le premier témoin
Dads proposa tout naturellement son aide.
Toutes les énergies des cawottes se concentraient alors sur

Le grand feu d’artifice
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 13:25

Mars
Amakna – Atelier des cordonniers




Les fusées sifflent montent et explosent avec un bruit sourd. Elles illuminent le ciel obscur de pluies d’étincelles. C’est un spectacle pyrotechnique incroyable. Une explosion de couleurs. Les spectateurs abasourdis
ne savent plus où donner du regard. C’est tout simplement grandiose.
Le lac jusqu’alors calme et sombre s’éclaire de mille feux.
Genève est une ville assez austère, mais cette nuit restera dans les mémoires des enfants aux yeux brillants. Sandy est venue sur les bords du lac assister au feu d’artifice. Elle a toujours aimé ce genre de spectacles
sans jamais bien savoir d’où lui venait cette passion.
Elle aimait réfléchir, seule face à l’immense étendue d’eau, le visage caressé par la brise. Elle passait parfois de longues heures ainsi, bercée d’une amertume ancienne. Elle cherchait en torturant ses synapses
et ses neurones une solution à ses équations, une clé à ses mystères. Elle cherchait au plus profond de son âme la raison de ce vide.

La force casimir. L’énergie du vide.
La fluctuation quantique du vide est à l’origine de l’apparition des particules et anti particules observées la semaine passée lors de l’expérience ATLAS – BH 275 . Les champs fondamentaux devant être quantiques
en chaque point de l’espace. Le vide entre les deux plaques distantes de L est plus intense avec la diminution de la longueur L ; tous les photons de longueur d’onde Lorsque les plaques sont proches à la limite de se toucher, seules les particules de longueur d’ondes les rendant instables, restent dans les champs. Jusqu’à se désintégrer. Leurs particules indiscernables quelle que soit leur position spatiale ou temporelle se désintègrent alors produisant un quantum d’énergie équivalent.
Le vide est en tout point comparable à une particule, spin , polarisation ont donc des valeurs moyennes nulles. On décrit une énergie de point 0 par la formule …



Le vide autour de Sandy l’aidait à réfléchir, plongée dans ses pensées elle regardait le feu éclairer le ciel suisse sans pour autant le voir. Quelque chose d’étrange s’était produit lors de la mise en évidence
du boson de Higgs entre les plaques du détecteur. Un phénomène, une singularité, à la durée de vie minime, mais suffisante pour laisser des traces détectables de son anti particule et la
constitution d’un oscillateur harmonique.



- 32 moyennes simples bleues
- 33 moyennes simples vertes
- 25 moyennes simples jaunes
- 58 moyennes simples rouges
- 14 moyennes tournoyantes bleues
- 15 moyennes crépitantes vertes
- 21 moyennes crépitantes jaunes
- 15 moyennes crépitantes rouges
- 18 grandes crépitantes bleues
- 57 invocatrices de coeurs
- 7 invocatrices de tofus
Lancer les feux au signal du chef, dans l’ordre défini. Attendre son tour pour démarrer la séquence.


Tous regroupés près du petit atelier des cordonniers en Amakna, la guilde des cawottes explosives préparait son feu d’artifice.
Les puissants guerriers étaient assis en cercle autour de leur meneur Sacrimax qui donnait les consignes. Attentifs, ils prenaient des notes tandis qu’Elvis distribuait une tenue de bois, un casque et des ailes,
qu’il avait fabriqué lui-même.
Chaque visiteur recevrait ce costume en cadeau et chaque Cawotte porterait cet uniforme lors de l’évènement.
Dads était assis en retrait, Jim n’était pas venu à la réunion. Il comptait sur son frère pour lui donner tous les détails, pour l’heure il était parti couper du bois et le cas échéant combattre quelques abras
pour empocher kamas et expérience.
Tout en prenant des notes sur l’organisation et les détails de l’événement prochain, il se demandait bien comment il allait pouvoir emporter autant de métériel.
Parmi les membres de la guilde, il y avait des iops, des enutrof, des sacrieurs, plusieurs ecaflips, tous étaient venus pour la préparation, certes, mais pour se retrouver également.
Chacun d’eux menait de son coté, seul ou en petit groupe ses propres croisades, il était clair que ce feu d’artifice, destiné à marquer l’anniversaire de la guilde se devait d’être grandiose,
se devait d’être un fait majeur pour le monde des douze. Il était également organisé pour souder encore un peu plus les cawottes entre elles et pour susciter de nouvelles vocations chez les jeunes d’Astrub ,
d’Amakna et leur donner l’envie d’intégrer cette puissante milice.
Nombre de cawottes étaient des diables.

Des diables ? Les méchants ? Les vilains avec des cornes ?
Oui Wendy des diables, mais pas forcément des méchants, c’est là que j’ai compris que leurs valeurs et leurs causes étaient plus nobles que bon nombre de mercantiles soldats de Bonta.
La mère Quantile ? qui est-ce ?
Mercantile Wendy , ça veut dire marchand dans l’âme , qui ne pense qu’aux kamas
Mais toi t’étais un ange, un gentil et eux les vilains
Pas du tout, j’étais à ce moment là ni ange, ni démon, juste en quête de combats glorieux à mener.
T’es pas devenu un diable quand même ! Ils t’on forcé ? Ils t’ont battu jusqu’à ce que tu deviennes méchant comme eux ?
Non ils m’ont juste expliqué quelles étaient leurs aspirations et je les ai épousé
Avant d’épouser maman ?
Oui Wendy, mais ça n’a rien à voir. Quelques jours plus tard je suis devenu Brakmarien et j’ai décidé d’aller m’installer à Brakmar.
Tonton Jim tu l’as laissé devenir un diable ? Pourquoi ?
C’est son choix Wendy, je n’ai pas changé le mien et nous sommes restés proches, chaque cité à ses qualités et ses défauts, chacune a ses héros, chacune a ses fourbes et ses lâches.
Ouais mais pas chez les cawottes ! Que des légendes, que des gens bien ! Ta la !
Oh, hélas Johnny tu sais, le mal est partout et même chez les cawottes
Le mal pour le mal c’est le bien ? Et il y avait des cawottes pourries ?
Sois patient
Poussain Papa !


C’est la première fois que je les voyais tous réunis, ceux dont les noms m’étaient déjà parvenus aux oreilles, ceux avec qui j’avais parlé au détour d’un chantier de découpage de bois,
ou lors de cueillettes dans les champs d’Astrub. Silegnox, Milstone, Djoko la jolie iopette danseuse du ventre et guerrière, Aeko , un nini lui aussi , qui avait choisi une autre voie que la mienne ,
mais une voie qui le rendait puissant , puissant et sage. Il y avait Sacrimax bien sûr, Olcadan un vieil enutrof génial qui jouait un rôle d’aigri et de grincheux permanent mais dont la science de la guerre
n’avait d’égale que l’érudition. J’en oublie sans doute, Charly était là , Golden aussi , Telak , le diable le plus puissant que j’avais vu jusque lors.


Sammy Crax c’est le chef ! il n’y avait pas le gros méchant Maxi ?
Si Wendy il était là, c’était en fait un surnom d’Olcadan .Il a été aussi désagréable que lors de sa réponse à ma candidature, mais c’était une forme de jeu je pense.



Certains commençaient à se lever et à se défier, par jeu, par manque d’action. Tous ces gens me faisaient penser à la communauté de l’anneau


Les gens du CERN ? Où travaillait maman ?
Non Johnny, ceux du Seigneur des anneaux, mais je sais que tu avais compris !
Tous différents mais avec un but unique et commun


Telak m’a défié, je n’étais pas prêt, occupé à ordonner mes fusées dans ma besace, j’ai pris ma baguette de combat et me suis positionné. Je me suis promis de faire bonne figure et peut être même
de remporter ce combat pour leur prouver que leur choix n’était pas une erreur.
Il a commencé à faire quelques gestes de motivation, à jeter des sorts sur lui pour se rendre plus rapide, plus fort.
J’ai donc fait de même en pensant à ce que m’avait conté Gloduar, papa, à la ferme. Un eniripsa est très fort, vraiment très fort, mais il doit gagner par l’intelligence et non à coup d’épée.
Il avait beau jeu de me dire cela, lui qui faisait face à l’Ougah et encaissait ses coups pour le couvrir de coups de marteau en réponse !
J’ai donc commencé à m’éloigner un peu, à mon tour à me protéger d’une carapace magique en prévention, j’ai prononcé la formule qui me rendait maitre de la manipulation de baguettes
et j’ai saisi la balgourde dans ma main prête à frapper Telak.


Celle que t’avait fabriqué le Joe ?
Lujo ! et non ce n’était pas celle là, celle-ci était le cadeau de Vivqentin



Abrité derrière l’arbre, je n’ai pas vu venir le jeté de cartes ! Et Telak venait vers moi en faisant des petits bonds successifs, un peu ridicules certes, mais diablement efficace.
J’ai choisi de résister dans un premier temps et de me soigner, cela pendant plusieurs tours de combat.
Le problème était simplement que Telak frappait plus fort que je ne me reconstituais avec mes petits mots de soins. Tant pis il me fallait frapper un grand coup ce que je fis avec beaucoup d’énergie.
La balgourde a décrit un huit en bas de mes jambes …

Autrement dit pas bien haut Johnny !
C’est vrai oncle Jim !


… puis elle s’est élevée dans les airs …

C’est toujours pas très haut non plus hein !

… et a frappé Telak a deux reprises, usant de ses énergies et de ses magies stockées dans les runes qui étaient enfichées dans le manche. La tête de Telak a fait un quart de tour
sous la puissance des coups et …


Il est tombé et tu as gagné !
Euh pas vraiment Wendy.



Il a sourit, ce genre de sourire qui énerve un peu, à la limite du sarcastique, il m’a demandé de lui montrer la baguette en question ce que j’ai fait … puis après un deuxième sourire,
il m’a frappé d’un coup de … je ne sais quoi tant cela a été vite, sans doute des dagues.
Ma baguette est restée sur place, j’ai fait deux ou trois roulades en arrière avent de me heurter à la porte de l’atelier et de me retrouver assis, à moitié assommé.
Le rire entendu des cawottes me laissa perplexe, riaient-ils de ma bien triste prestation, se moquaient-ils de moi ? Ou bien était-ce simplement un moyen de me souhaiter la bienvenue
La confrontation étant bien trop inéquitable.
D’autres défis s’en sont suivis, tous avec à peu près la même issue, Thanatoss m’a souhaité la bienvenue à coups de pelle, Olcadan m’a jeté des pièces et les a bien entendu ramassées.
Silegnox m’a renvoyé sur le tonneau que je commençais à connaitre.
Le seul combat plus ou moins équilibré que j’ai fait ce soir là m’opposait à Aeko, le nini ; Mais ses mots blessants ont fini par lui donner un avantage total. Il faut dire qu’il avait invoqué un lapin
qui semblait être son ami, puisqu’il ne cessait de le soigner et de lui donner des ailes dans ses déplacements.
Après un dernier séjour assis près du tonneau, je décidai de défier Milstone, un iop lui aussi. Je l’avais remarqué assis près d’un arbre, tout en écoutant le chef expliquer dans quel ordre
et à quelle heure précisément le feu devrait être lancé, il faisait des petits gestes circulaire de la main, un nuage se formait, tout petit, voletait, grossissait et provoquait un éclair blanc
à la luminosité très intense, à l’énergie que l’on devinait immense.
Pour l’heure il jouait à lancer ses nuages dans le vide, ou sur des trèfles, sur des moustiques …
J’allais le défier, lorsqu’il se leva et saluant tout le monde prit congé de la petite troupe.
Djoko entamait une dans du ventre au son lancinant de la musique de Yerem. On eut dit une fête médiévale. Djoko avait elle-même fabriqué un nombre incroyable de fusées dépensant ses kamas ,
ainsi que les kamas de plusieurs membres dans le seul but de faire retentir haut et fort le nom des cawottes.
Une telle unité et une telle dévotion me laissaient pantois.

La soirée finit bien tard, Dads épuisé avait laissé ses nouveaux compères pour retourner à Astrub , passer la nuit . Le lourd fardeau cisaillait ses épaules, la besace était pleine à craquer.
Une main secourable vint soulager Dads de ce poids.

Alors frangin ? On va au nord ? C’était bien votre pique-nique ? Ils sont comment tes nouveaux amis ?
Oh t’es jaloux Jim ?
Non, pas du tout, je pense à des tas d’autres choses, notre sœur me manque, Dark et Papy ne reviennent pas. Je suis crevé c’est tout. Je pense que je vais rentrer à la maison et te laisser
vivre ta vie de futur héros. Et puis t’es un diable maintenant. tu n’as plus besoin d’un petit ange pour t’accompagner.

Le chemin fur long jusque la taverne.
Il fallait se reposer car bientôt, dans deux jours, le monde des douze verrait le plus grand feu d’artifice jamais lancé.
Plus modestement Dads attendait cette date avec une toute autre angoisse … allaient ils le garder ?

Le lendemain une partie de chasse était programmée dans les marais, une zone infestée de crocodiles et de chefs crocodiles.
Des monstres contre lesquels les deux frères n’avaient aucune chance de victoire.
Qu’à cela ne tienne, ils avaient promis leur aide, car Aeko avait besoin de quelques écailles de ces monstres.
Aeko voulait fabriquer une ceinture des vents, une puissante ceinture magique aux qualités incomparables.

. J’entends encore Maxi dire « la ceinture des vents est la ceinture ultime … » , il m’énerve Maxi , tu sais ça frangin , il m’énerve avec ses airs de supériorité et …
. Avoue qu’il t’impressionne et que tu l’aime bien !
. Mais il est toujours en train …
. Avoue
. J’aime pas sa façon de …
. Ouais tu l’aime bien, et il t’impressionne
. la ceinture des vents par ci la ceinture des ventes par là, il le sait combien d’écailles il faut ! Et c’est pas tout il faut aussi des cuirs de dragon cochon
. Je crois qu’il le sait
. ca m’étonnerait il ferait moins le malin !
. il a déjà les cuirs
. il a du les acheter
. Il les a arrachées avec Olcadan
. Ouais , ouais , en tout cas si j’avais su , des ceintures des vents papa en avait au moins 20 à la grange, avec des fameuses FM exotiques. Il s’en servait pour attraper les animaux qui se tenaient hors de portée.

Le lendemain à l’heure dite, devant la maison de Lujo, les deux frères en grande tenue de combat, attendaient les cawottes près du zaap de la montagne des koalaks.
Tous deux priaient que les cawottes ne tardent pas trop, sachant qu’on n’est jamais à l’abri d’une vilaine rencontre en ces lieux hostiles.
Perchés sur des dragodindes, ils arrivèrent, les uns après les autres prêts pour cette



Partie de chasse
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 13:55

Mars
La montagne des koalaks –Abords des marécages




La mâchoire d’acier claqua, d’un mouvement sec. Elle se mit à serrer de plus en plus fort. La force appliquée sur les dents d’aciers était phénoménale. Le bras ne pouvait plus s’en dégager.
Lentement la carapace d’acier trempé glissait jusqu’à quasiment toucher la seconde. Un rayon d’une puissance inouïe vint alors frapper l’espace entre les deux plaques. Puis un second.
Puis une série de quatre autres. La lumière devint énergie, un flash d’une intensité quasi infinie se produisit. Puis plus rien. Les mâchoires relâchèrent leur pression.
Le résultat tout d’abord surprenant, presque improbable venait d’être confirmé.

La ceinture des vents : ceinture ultime
Pour faire une bonne ceinture des vents, ce qui compte avant tout c’est la qualité de la ceinture Luthuthu qui va lui servir de base.
Ajouter sur la ceinture de base des renforts latéraux en cuir de dragon cochon
Coudre 3 écailles de chef crocodaille en prenant bien soin de cacher la boucle de serrage.
Recouvrir les bords des écailles avec 2 cuirs violets de Bwork.
Afin d’adoucir le contact de la boucle sur la peau, doubler d’un cuir de cochon de lait.
Traditionnellement cette ceinture se doit d’être décorée de deux pierres précieuses, 1 cristal et 1 émeraude.
La ceinture Luthuthu .
Composée d’un assemblage de cuirs de poils et d’écailles de qualité.
Il convient de privilégier les écailles de chef crocodaille (au nombre de 10) et celles de crocodailles ( 2 sur les cotés, 2 derrière ) .



Concentration.
Dads se positionne entre les membres des cawottes afin de les soutenir au mieux dans cette lutte qui s’annonce intense.
Silegnox , perché sur une dragodinde au ton pourpre, s’éloigne déjà , comme aurait pu le faire Vivquentin. Il est hors de portée. Shinsuko s’éloigne à l’opposé, il a clairement jeté son dévolu
sur un chef crocodaille isolé de ses congénères.
Tous s’octroient des bonus. Dads s’impatiente, il a envie de participer. Mais ce n’est jamais son tour de jeu ( En fait on joue selon une qualité nommée initiative Wendy ,
liée à la vitalité et au talent du combattant ) . Puis Sacrimax entre en scène, d’un geste astucieux il prend la place d’un monstre de boue situé au milieu du marécage,
ce dernier se trouve alors au milieu de nos rangs de cawottes.
C’est le tour d’Aeko, motivé comme jamais, car il veut sa ceinture, il appelle son lapin qu’il semble sortir de son ridicule chapeau qui lui donne l’aspect d’une dragodinde au ton vert malade.
Les ennemis se placent faisant claquer leurs mâchoires dans le vent. Les chefs crocodiles ont un don effrayant, ils sont capables de disparaitre, de se rendre invisibles.
C’est au tour de Dads , tiens Maxi n’a pas joué ? Maxi , à son habitude avait très rapidement pris place sur le champ de bataille, placé là où il pouvait voir tout le monde sans être vu,
où il demeurait intouchable tout en pouvant se montrer dangereux, il l’avait fait si vite que Dads n’avait pas bien compris.
Toujours était-il que c’était à Dads de jouer , ils allaient voir , quelques mots de motivation à toute l’équipe , sauf Silegnox déjà bien trop loin , histoire de montrer son implication et deux coups violents
sur le monstre de boue déjà chancelant . C’était déjà à Jim, qui acheva l’animal, un boo . Sans doute tout le monde allait il chanter leurs louanges, que de grands guerriers !
dignes de rejoindre une telle coalition.
Etonnamment personne ne fit grand cas de l’exploit.
Dads et Jim comprirent bien vite pourquoi lorsque Silegnox tua le chef avec la même facilité que celle qu’ils avaient affiché pour abattre le boo.
Et puis vint le tour de Milstone.
Ce n’était pas un petit nuage cette fois-ci qu’il avait invoqué. Ce n’était pas un trèfle en dessous.Ce ne fut pas un petit éclair à la lueur imperceptible.
Ce fut une tempête d’une telle puissance que le crocodile se volatilisa au deuxième impact. La foudre n’était pas sans rappeler à dads et Jim leur première vision de la milice de Bonta.
Crocodile fondu. Crocodile fendu. Crocodile tondu. Crocodile pendu.
Les recettes étaient nombreuses et les victoires s’enchainaient à un rythme effréné.
Aeko lui-même d’un mot magique et blessant faisait des ravages.
Dads et Jim se rendaient bien compte que quelque chose manquait à leur façon de combattre.
Après tout on ne vit pas que de souvenirs, il fallait demander conseil aux puissantes cawottes et oser affronter le dragon.

Il y avait des dragons au milieu des crocos ?
Non Wendy, je veux parler de Maxi


Aeko , assis près du feu , dessinait avec un talent immense et un petit morceau de bois noirci par le feu sur un parchemin jauni.
Silegnox et Shin riaient comme deux enfants à la limite du développement pré-pubère en pétant tout ce qu’ils pouvaient. Ils avaient trouvé des parchemins magiques sur les carcasses des sauriens.
Voila dix bonnes minutes qu’ils pétaient et le marécage auparavant si nauséabond aurait pu passer pour un délicat parfum de fleur printanière, comparé au nuage toxique qui commençait à les entourer.
Jim aiguisait ses flèches avec une pierre. Aeko toujours lui admirait dans sa besace tous les éléments qui lui seraient utiles dès le lendemain pour faire réaliser par un maitre
cordonnier la ceinture de tous ses espoirs.
Chef , Sacrimax, nourissait ses animaux de compagnie. C’était un éleveur émérite de familiers.
Maxi , gromelait quelque part près du feu de bois sur lequel les morceaux de crocodiles aromatisés aux herbes locales doraient gentiment.
Une belle partie de chasse.
Dads s’approcha de l’enutrof et demanda pourquoi ses coups étaient si faibles et comment il pourrait améliorer cela.
Le vieillard grincheux, c’est ainsi qu’il apparaissait dans un premier temps écouta attentivement en souriant (presque) et dit tout simplement
T’es habillé comme un sac. Ton arme c’est une daube, t’as pas de portée, tu ne fais aucun dommage, en clair t’es équipé comme une merde et tu t’étonnes. Tous pareils.
L’analyse rapide et glaciale repose Dads sur sa banquise.


Une banquise papa ?
Non Wendy. Je plaisante, juste une sensation d’accueil glacial


Mais bien vite Dads comprit que ce n’était pas que par méchanceté, c’était tout simplement vrai.
Tout d’abord fais comme Aeko , une ceinture des vents , ensuite tu vas me faire le plaisir de t’habiller comme ça. Il tendit à Dads une liste d’équipements totalement hétéroclites.
Tous couteux, tous rares. Il y avait des anneaux de griotte royale, des bottes aussi. Et puis surtout trouve toi une vraie baguette, je pense qu’une baguette irréelle serait bien pour toi et tes petits bras.
Ah oui autre chose, sors toi de la tête qu’un nini ne peut combattre qu’avec un baguette ! le marteau c’est bien aussi …. Tous aussi niais ces jeunes.
Et le nunu replongea dans ses lectures et ses pensées. Il aimait beaucoup lire les récits historiques du monde des douze, il en connaissait chaque coin, chaque recoin, chaque race,
chaque histoire. Un puits de science. Un puits de science grincheux.


Un peu comme toi Frangin ! et comme toi aussi Sandy , sauf que toi tu serais plutôt un puits de science charmant.
Ca fait plaisir de se sentir soutenu par la famille Jim .
Papa il est pas grincheux !
Merci Wendy
Tu ne l’as pas toujours connu ma chérie
Merci Sandy-chou ! Je peux continuer ?


Dads croquait sa cuisse de crocodaille grillée à pleine dent, en lisant la liste de courses pour son futur stuff…
Maxi tu sais que j’en ai pour des sous là ! Plus que je n’en ai, plus que je n’en aurai sans doute jamais.
Et alors ? j’men fous, tu demandes un conseil tu l’as, t’en veux un autre ? Bosse, gagne des kamas et équipes toi, sinon ne demande pas conseil et va te bagarrer en slip.
Sacrimax posa son steak de croco, s’essuya les mains et nota dans son calepin « aide toi les cawottes t’aideront » , puis déclara on t’aidera pour les drops.
Merci dit Dads , en pensant qu’il ne restait plus que deux jours avant le feu d’artifice et deux jours avant le vote définitif qui ferait de lui une cawotte ou un hermite sans guilde, sans quête .
Dads savait mais ne le disait jamais, que ce serait les cawottes ou rien, car ce n’était pas un mercenaire.
Nous avons passé une nuit à la belle étoile dans les marais, près du territoire des koalaks. Repus de viande de croco, assomé par les combats de l’après midi, heureux d’avoir trouvé
toutes les ressources utiles. Motivés comme jamais pour le feu d’artifice qui approchait à grands pas.
Le matin et son cortège de cris d’oiseaux, de chants de grenouilles, nous trouva endormis près d’un tas de braises.
Nous n’étions plus que deux, Jim et moi.
Tout autour la végétation avait repris sa place, une étrange brume flottait au dessus de l’eau saumâtre. Etait-ce lié à l’évaporation, était-ce le nuage des vents de paniques,
était-ce l’ambiance tropicale du lieu, toujours est-il que cela donnait un aspect d’outre tombe au marécage.
Et il fallait en sortir.
On va au nord ?
Oui je pense c’est pas là qu’on est venus, on n’est pas très loin de la terre des dragodindes sauvages, tout au plus une heure de marche et on prendra le zaap jusqu’Astrub.
Le premier pas de Jim fut le seul qu’il fit .
Un groupe de monstre des marais venait de l’encercler. Les deux crocodiles n’étaient pas attentifs, pas plus que leur chef, mais c’est le boo qui donna l’alerte et qui accrocha Jim, pour le retenir.
Dads entra en combat.
Quelques mots de motivations, une tension augmentée sur la corde de l’arc, un placement optimisé, pour le moins qui s’appuyait sue les constats stratégiques de la veille.
Le chef se rendit invisible et tous les deux savaient qu’il approchait à grands pas. La pluie de flèches et une série de mots interdits ou blessants qui accueillit les deux crocodiles
laissait les frères présager d’une fin heureuse à ce combat et peut être même d’une récolte d’écailles pour la ceinture ultime.
En effet , pas même blessés , ils attendaient la réapparition du saurien géant.


Le saurien vaurien ça vaut rien
Oui si on veut Johnny



La morsure fut très douloureuse pour Jim qui s’effondra sur ses genoux, l’éclair digne de ceux de Milstone qui suivit le blessa encore plus.
Dads avait heureusement troqué sa baguette dont Maxi ne disait pas le plus grand bien contre une baguette de soigneur, fabriquée avec des morceaux de carapace d’un scarabosse doré.
Il se mit à soigner Jim. C’est à coups de marteau que Jim répliqua, bien décidé à convertir le monstre en ceinture. Le combat fût long et difficile, car la vitalité du chef était énorme.
Les soins et les blessures s’équilibraient et tout fut affaire de patience, là où Silegnox avait donné un coup d’épée pour gagner Jim mit plus de 20 minutes pour réduire l’animal au silence.
La première écaille de chef venait de rejoindre le sac de Dads, …. Plus que douze.
La route du retour, parsemée d’embuches prit une partie de la matinée aux compères.
L’activation du Zaap fut un soulagement. La téléportation à Astrub une délivrance. Ils étaient inséparables et furent transportés ensembles pour se rematérialiser ensembles dans un endroit
plus calme, au milieu des étalages.
Un bon repas copieux, quelques bières à la taverne, la nuit les surprit ainsi, ils parlaient. Dads remotivant Jim qui avait cessé de songer à rejoindre la ferme familiale, mais qui ne retrouvait
pas son entrain initial. Ils restèrent assis, jusqu’à surprendre le tavernier dans ses activités nocturnes. Un trafic de bière frelatée. Ils promirent au tavernier de l’aider, en remerciement il leur offrit
un peu plus de victuailles et beaucoup plus de boisson. Le jour les surprit à son tour.

Ce soir ce serait le grand soir.

Leur destin allait se dessiner dans le ciel noir d’Amakna ,
au couleur du grand feu.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 13:59

Mars
Amakna – Atelier des cordonniers




Tout doit être parfaitement organisé, il ne peut y avoir de place au hasard.
Les procédures de lancement sont strictes et devront être minutées et réalisées sans la moindre erreur, selon le tableau préparatoire.
Nombre de spectateurs assisteront au spectacle, ils ne doivent pas être déçus. Le vote aura lieu à l’issue du lancement. Un seul candidat en lice. Deadline 21h.


C’est ce soir que le grand instant est planifié, tout est prêt, les spectateurs ont reçu leurs invitations, ils seront là pour l’instant tant attendu.
Ce soir le feu d’artifice va enfin être tiré. Contrairement à ce qui était planifié le vote a eu lieu avant la fin du spectacle. Steve Myers a été brillamment élu directeur de recherche du CERN. Il n’y avait aucun suspense, il était le seul candidat.
Personne n’aurait, de toute façon, souhaité se présenter contre lui, tant sa contribution aux derniers succès scientifiques de l’institut était importante.
A 21h précisément, les deux faisceaux jumeaux seraient lancés en directions diamétralement opposées et après 8 millions tours dans l’accélérateur principal, ils se verraient propulsés pour quelques milliers de cycles dans le LHC.
Accélérés encore par les surpuissants aimants. Leurs courses folles se verraient alors brisées en un point d’impact central au détecteur ATLAS. L’immense nouveauté amenée par Steve Myers et son équipe, menée d’une main de fer
dans un gant de velours par Sandy était l’addition de faisceaux complémentaires.
Ces 8 faisceaux d’ions plomb et leurs cortèges d’antiparticules mus en sens opposé allaient venir ajouter à l’inouïe puissance de l’impact des ions du LHC une source complémentaire d’énergie. On allait ce soir toucher au mystère de la
création de l’univers. Une énergie telle que plus jamais vue depuis l’instant immédiatement après le big bang. Pour être précis 10-43 secondes après l’instant 0. Là où toutes les forces de la physique n’étaient qu’une, lorsque la température,
l’énergie et la densité étaient infinies.
5…4…3…2…1…

Les spectateurs étaient nombreux déjà et se bousculaient dans un joyeux brouhaha. Ils étaient venus de tous les horizons. Il y avait des représentants de tous les corps de métiers, du plus petit artisan au plus grand guerrier.
Parmi eux circulaient de petites fourmis affairées à distribuer la panoplie du parfait observateur. De somptueuses ailes de bois et un casque de la même matière. Une petite signature en décrivait la provenance. Le maître tailleur des cawottes explosives avait fait un travail remarquable.
Chacun laissait sa tenue de combat fétiche, sa tenue de grand récolteur ou ses affaires de pêcheur. Tous portaient à l’unisson la tenue de cérémonie.
Il était amusant de voir se côtoyer anges et démons en ce lieu sans animosité, juste en réponse à la convocation de la guilde.
Parmi la foule, du haut de ses petites pattes un nini était aux anges.
Dads courait tant qu’il le pouvait de la cour intérieure aux abords extérieurs de la maison des cordonniers. Il constatait un nombre effarant de convives joyeux et détendus. Il révisait l’ordre de lancement des fusées, préparait à prendre
sa place dans le grand bal. Sous la houlette de Sacrimax le grand. Son nouveau chef de guilde.

Tu as pas dis que c’était après le vote papa ?
Si Wendy, c’était prévu après ; mais Chef dans sa clairvoyance habituelle m’avait soulagé d’un grand poids, en avançant l’heure de couperet et en envoyant un parchemin de confirmation à chaque cawotte.
Alors tu étais enfin une cawotte explosive ? Heureux ?
Oui comme jamais encore. La fin d’un suspense et d’une certaine angoisse Johnny.
Ton père à toujours peur de ne pas être à la hauteur Johnny.
Quelque chose à voir avec tes jambes frangin ?
Oui Jim, peut-être …. Qui sait bien que sauf erreur je sois plus grand que toi aujourd’hui
Ouais c’est ça, continue au lieu d’être désagréable … sale nini.
Môssieur le Cra est vexé ?



Les gens arrivaient toujours, de plus en plus nombreux, de plus en plus dissipés. L’approche de l’heure fatidique se faisait de plus en plus ressentir.L’excitation était au comble.
Les Cawottes en grande tenue tentaient de canaliser tant d’énergie à grand peine. Il fallait guider les gens de l’extérieur à l’intérieur de la cour. Il fallait demander aux gens entrés dans la cour sans la tenue d’aller en chercher
une auprès d’un membre, il fallait sourire, il fallait porter les fusées, il fallait penser à les lancer à son tour, dans le bon ordre, il fallait….
Tous courraient.
Soudain un ange, prit son épée et se jeta sur un démon tranquillement installé attendant le feu d’artifice. Cette agression lâche car brisant la trêve ne devait pas rester impunie. Le pauvre démon totalement démuni car il avait laissé
ses armes dans le coffre de sa demeure se voyait déjà mourir dans sa tenue de bois bien trop fragile pour une guerre.
En face l’ange avait toute sa panoplie de combat. Il savait ce qu’il faisait. C’était une attaque d’une lâcheté sans commune mesure.


Mais … les anges c’est les gentils
Non, pas toujours, je te l’ai dit Wendy, cet ange là n’était ni un gentil ni un courageux.



L’ange s’avançait, l’épée à la main et allait frapper. Il leva la puissante griffe rose, et d’un geste rapide visa la tête du pauvre ecaflip qui pour unique défense ferma les yeux.
Le bruit métallique et les étincelles firent se retourner une partie de la foule.
La griffe s’était abattue non pas sur le crâne du pauvre diable, mais sur une épée d’un métal bien plus solide encore. Shinsuko se tenait là. Sidéré l’ange comprit alors son erreur. Thanatoss le regardait avec le regard sombre
d’un enutrof à qui l’on vient de dérober une pièce en or. La pelle argentée qui pendait à sa ceinture glaça le sang de l’ange. Ce dernier hésitait entre excuses, insultes, menaces et ne savait quelle attitude adopter.
Telak ne lui laissa pas le temps de choisir. Ses cartes à jouer volèrent et projetèrent le iop à quelques mètres en arrière. Ce dernier se releva d’un bond afin de répliquer tout en insultant ouvertement l’ecaflip prostré près de la maison.
Sois poli ! on t’avait prévenu pas d’agro. Maintenant tu vas regretter et filer d’ici.
La voix de Silegnox qui commençait à être connue venait de retentir, son coup puissant mit un terme au combat par trop inégal. C’est la main de Gralie qui aida l’ecaflip à se relever.
Pendant ce temps Djoko rameutait les troupes en signalant que l’heure était arrivée, enfin. Sous quelques minutes tout au plus le feu allait être lancé.
Le chef, puisqu’il était désormais mon chef, donnait les consignes, strictes et rigoureuses, il ne pouvait y avoir de hasard.
La moitié des cawottes était à l’intérieur, tentant de retenir les spectateurs qui s’impatientaient et tentant de faire entrer les retardataires.
L’autre moitié des cawottes était à l’extérieur faisant la police, poussant les gens à rentrer, retenant tant qu’ils le pouvaient les badauds qui sortaient de la cour.
C’était une joyeuse pagaille.
Le temps passait et le chef tardait à donner le signal.
La tension était au comble.
Certains menaçaient de partir.
D’autres promettaient de ne plus venir.
Tout ça pour ça hurlait certains, aussitôt calmés par Silegnox et Telak.
Un sifflet, quelques quolibets et … plus rien.
Telak les bras croisés fit signe que tout allait bien, quant au panda hargneux, il semblait s’être endormi près du tonneau.
Le sourire et le pouce levé de Telak ne cachait pas totalement aux yeux de tous ce qui venait de se passer, c’était toutefois une moyen fort efficace de maintenir l’ordre.


Oh ! il l’avait assommé ?
Je le redoute Wendy , oui
Tiens prends un muffin chérie et fais passer l’assiette
Ils sont bons ces muffins !
Oui, c’est pour ça qu’il faut me passer l’assiette, c’est une recette de muffin au chocolat que nous a passé Osmo.
Une cawotte aussi ?
Oui Johnny, une future cawotte , un bras droit . Un grand monsieur. Mais il n’était pas encore parmi nous à cette époque.
En tout cas il savait faire de bons gâteaux Osmo !
C’est certain !



Plus le chef décomptait, plus le public s’agitait et s’impatientait. Il fallait commencer.
Le murmure s’était fait bruissement, le bruissement était devenu grondement, le grondement avait enflé en brouhaha permanent. Certains partaient déjà.
Une première fusée siffla.
Un deuxième, puis lentement les enchainements se répétaient, mais c’était trop lent au goût du public. Un seul lanceur à la fois ne pouvait satisfaire une telle foule avide de sensations.
Quelques cawottes décidèrent alors de lancer des fusées, en même temps sans totalement suivre le protocole. Le bruit des explosions, les lumières vives et colorées dans l’encre de la nuit retint quelques attentions supplémentaires.
Les gens ne partaient plus et regardaient le ciel et ses draps de lumière.
Les éclairs rivalisaient avec ceux de Miltone Tant ils étaient lumineux.
Une merveille de travail d’orfèvre que ces milliers de fusées, de fées d’artifices comme on disait là bas, confectionnées par Djoko.
Le désordre dans le lancement des fusées fit place à l’anarchie. Etrangement ce désordre conduisait les spectateurs à s’assoir et à regarder, puis à observer et enfin à admirer.
Les tofus invoqués, les feux, les pluies de fleurs, les cœurs, tout y passait. Toutes les cawottes jetaient des fusées partout à la fois, se chamaillant à coup de missiles lumineux.
Les gens étaient aux anges.


Même les démons !
Poussain Johnny , passe moi un muffin de la recette d’Osmo s’il te plait.
Tu sais qu’il en faisait aussi aux lardons ? et au jambon ?
Non , moi j’en veux un au chocolat
Gourmande Wendy !



Ce fut un spectacle ahurissant, comme jamais le monde des 12 n'en avait connu. De mémoire de Brakmarien ou de Bontarien , jamais fête aussi grande ne regroupa auparavant les deux cités depuis leur cission,
plus jamais fête aussi réussie ne fût organisée.

Ivres de bonheur et heureux de leur réussite, les cawottes se congratulèrent longuement avant de se séparer. Les mots de bienvenues furent aussi très nombreux envers Dads .
Dads qui n’oublia jamais cette soirée pour de si nombreuses raisons qu’il serait impossible de toute les expliquer ici.
Parmi les principales , outre le feu , outre son admission définitive, en plus de l’accueil de Pilvia qui lui proposait de lui céder nombre d’équipements que Maxi lui avait conseillé et cela à un prix dérisoire, mais il y a avait surtout sa venue,
sa présence, son sourire. Elle était venue ce soir, il ne l’avait pas vue depuis si longtemps.
Son sourire, ses yeux sombres et magnifiques, son allure, … il ne l'avait jamais oubliée, la fille de son village, la fée de son adolescence, la seule , la belle Sandy . Elle était à Astrub .


Maman ?

Qui d’autre ?
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 14:02

Avril
Astrub – La taverne





Les cheveux doits sur la tête on aurait pu penser qu’ils étaient tous des guerriers Saiyans ( Ah DBZ … Gohan, Goku , Tortue géniale … )
Les lunettes de Steve Myers irisaient légèrement sous la pluie de Tesla. Il ne semblait pas s’attendre à ça.
Le champ magnétique induit ( Phy = circulation de i Ds ) était sans commune mesure avec nos essais de la phase 1.
Le boson et son antiparticule se sont mises en rotation l’un autour de l’autre dans une danse frénétique et macabre car ne pouvant que conduire à leurs morts respectives. Le pulsar généré projetait des faisceaux d’ondes collimatées
qui ont affolé tous les instruments de mesure. Un état quasi stable s’en est suivi, puis les jumeaux se sont mus en quasar. Ils se sont effondrés l’un sur l’autre, augmentant leurs masses propres au-delà de la limite de fusion des gluons.
L’effondrement a duré 10-37 secondes en tout et pour tout. Le trou noir s’est formé et sur son horizon un faisceau de rayons gamma a provoqué un flash d’une telle intensité que nous sommes restés éblouis pendant au moins 5 minutes.
Lorsque nous avons repris nos esprits dans un crépitement incessant, avec un vent d’énergie continue nous avons remarqué la présence visible d’une « porte bleutée ».
Comme la surface d’un lac, agité de vagues d’énergie électromagnétique, un cercle bleu de quelques centimètres de diamètre était là, lévitant au dessus de la plaque de Cadmium. Il s’est volatilisé dans un bruit de siphon.
Une équipe d’astrophysiciens travaille sur les chiffres et sur l’analyse des mesures prises par le trigger et leur comparaisons avec le ressenti et le vécu des témoins. Deadline Juillet.


Le réveil était difficile. La nuit avait été agitée. Mais Dads se réveillait tranquillement installé à sa table habituelle de la taverne. Heureux , soulagé, fatigué, ému . Dans sa poche l’étendard des Cawottes explosives, dans sa sacoche le parchemin
signé de tous et en dernier lieu signé du chef qui officialisait son nouveau statut de cawotte à temps plein, Dads commanda un petit déjeuner roboratif.


. Cré Vindiou , Z’en avez foutu un sacré merdier par hier soir vers la grand’ barraque au sud, c’tait impossible de dormir, j’espere ben qu’zallez pas rmettre ça tous les soirs msieur dla cawotte !
. Non , c’était un feu unique , rassurez vous tavernier !
. Bah j’espere ben , pasque là c’en était carrément casse-c…..
.Un peu d’animation en Amakna , c‘est bon pour le commerce non ?
. j’en savions trop rien, ça va plus attirer les bouseux qui s’en veulent devnir grands , pour sur !
. Comme moi tavernier ?
. bah bomme vous z’autres les 2 deux frangins , cré vindieu
. Vous vous plaignez de notre compagnie aubergiste ? Vous étiez plutôt heureux que nous vous ayons aidé pour régler ce problème de bière frelatée ?
. Bah c’tait juste un ptit peu d’flotte dans la gueuze, ça a jamais tué son bonhomme l’eau, vindiou.Ah pis tiens j’y pense tantôt j’ai reçu ça pour vous autres les jeunots .
.Merci ?


Tout va bien à la ferme, vous me manquez tous les deux. Les parents vont bien. Papa est fier de tes exploits mais il n’en dit rien, tu le connais Dads.
J’ai appris que Jim s’en sort à merveille et qu’il va lui aussi essayer de devenir un cra puissant.
Papa ne semble pas étonné ou fâché que tu aies choisi le camp des diables, quand je lui en ai parlé, il m’a juste dit le bien, le mal, c’est une question de référence. Je t’avoue ne pas avoir tout compris.
Maman va bien elle aussi, elle passe son temps à soigner les bobos du village, elle ne parle jamais de la guerre, mais vous savoir tous les deux sur les champs de batailles l’inquiète.
Elle a été surprise quand je lui ai dit que je comptais vous rejoindre bientôt. Mais pourquoi être surprise ? Elle-même a parcouru le monde, a été une grande guerrière avant de s’installer à la ferme. Chaque chose en son temps.
Dads , avant que je te rejoigne, saches qu’une certaine Sandy est parti edu village il y a presqu’un mois, avec un peu de chance tu la verras , je crois savoir qu’elle ne te laissait pas indifférent.
Tendres bisous mes frérots.
J’vous aime.
Alea.


Dads roula le précieux pli et le rangea dans sa poche intérieur, près de son cœur, il essuya une larme, cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas vu Alea, sa petite sœur. Il lui tardait qu’elle soit là,
cependant il redoutait qu’elle vienne en ces lieux de dangers.
Quant à Sandy …

A maman tu veux dire ?
Oui à maman bien sûr
Tu l’avais vue la veille au feu d’artifice !
Oui Wendy c’est vrai, tu suis ce que je raconte alors ça fait plaisir
C’est étonnant qu’elle suive avec tout ce qu’elle grignote
Johnny, tu en grignote pas mal aussi sauf erreur.



Sandy …
Maintenant qu’elle avait rejoint Astrub , dads allait la voir bien plus souvent et il en était heureux. Tout se passait pour le mieux. Le lendemain ils iraient Jim et lui acheter deux dindes afin de pouvoir croiser la lande un peu plus facilement.
Il fallait également prendre grand soin des bottes en gelée royale. Ce sont de bien jolies bottes mais très fragiles de par leur texture gélatineuse.
Les dindes ayant de grandes pattes aux sabots solides, Dads et Jim voyaient cela d’un bon œil, ils pourraient s’économiser et arriver un peu plus frais sur les lieux de combats. Ils savaient aussi que chevaucher une dinde était un signe
de reconnaissance, car c’était impossible de le faire à bas niveau. Il fallait avoir surmonté pas mal de difficultés avant de pouvoir prétendre à cet honneur.
Restait à savoir quelle dragodinde allait pouvoir leur convenir.
Sur le petit buffet du salon de la ferme, la photo de Gloduar chevauchant fièrement une dinde en armure aux cotés de leur mère perchée sur une jolie prune et orchydée leur indiquait assez nettement laquelle choisir.
Un objet magique au pouvoir immense avait été donné à Dads la veille, il s’agissait d’une pierre magique qui reliait tous les membres de la guilde et qui permettait de se parler à tout instant en le réglant sur un chanel de guilde.


En gros ils t’avaient passé un de ces vieux portables ? Qu’on utilisait avant les implants neuronaux ?
Pas vraiment Johnny, mais la fonctionnalité était la même oui.



Dads alluma le communicateur et déclara à Sacrimax
. Je pense que je vais changer de guilde
Le tout nouveau chef de Dads fut pour le moins étonné, pourquoi après s’être battu et investit autant pour rejoindre les siens, Dads voulait-il partir ?
Dads n’avait bien entendu aucune raison ni aucune envie de quitter les cawottes il expliqua à Sacrimax que le message venait de Jim qui souhaitait quitter les couleurs bien ternes désormais d’Insane et se rallier au panache ocre du chef.

Votre père ne peut jamais dire un truc simplement ou sans essayer de l’enrober, d’y glisser quelques sous-entendus, quelque allusion ….
Oui il est chiant le frangin
Jim, il y a des enfants, tu pourrais mieux parler !
Ah oui pardon Guillaume, les enfants il est chiant votre père.



La route vers Bonta se déroula sans encombre, sous un soleil de plomb. Dads songeait au doux visage de Sandy et s’était enfermé dans un mutisme bien inhabituel. Jim regardait le long des routes pavées les postes de garde,
saluait les miliciens anges. Il cherchait aussi du coin de l’œil à repérer les 3 fameux bandits qui écumaient la région.
De ses contes d’enfants qu’on lui lisait le soir pour qu’il s’endorme, il avait retenu le récit du combat épique duquel ses parents étaient sortis vainqueurs jadis et du merveilleux dofus qu’ils avaient obtenus en retour.
Que n’avaient ils donné ces dofus à leurs enfants plutôt qu’un œuf de dragoune rose.
. Un dofus ça ne se donne pas, ça ne se vend pas : ça se gagne fils, ça se mérite.
Oui son père avait raison, mais tout de même que pouvait-il bien faire de ses 6 ou 7 œufs de dragons dans cette boite du salon, comptait-il les ressortir si quelque troll attaquait la ferme ?
Le mot troll éveilla Jim, le tirant de ses réflexions philosophiques.


Philosophie ? Vous faisiez de la philo ? A coup de marteaux ?
Oui Johnny t’as vu où la Philomène ?
Eh oui les enfants, déjà à l’époque !
Mais toi tu es un scientifique papa, comme moi je veux l’être plus tard : la philo c’est pour les nuls en maths, c’est pour ceux qui préfèrent le Français ou l’Anglais
Tiens regarde ce livre Johnny, Rabelais, et lis ce qu’il y écrit « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
C’est beau et ça veut dire quoi ? Que c’était un petit gros ?
Rabelais ! Pas râblais. Ça veut dire que tout est question d’équilibre en ce monde. Et ça veut aussi dire que ça fait bien longtemps que je n’ai pas laissé de message sur le forum de Golden
Tu veux acheter des pommes ?
Non Wendy, Golden c’est un philosophe Français que j’ai connu là bas, un véritable ami dans le monde des 12. Le grand frère de Mélorine …Hein Jim … Mélorine …
Mmmm ? Ah oui Mélorine
Défenseur de la veuve et de l’orphelin, pourfendeur de toutes les haines ordinaires. Il a un site sur le réseau culture-net.
C’est un de ses livres ça ? « Et l’Asie s’éveilla «
Oui, entre autres, un pamphlet contre toutes les formes de racismes et de rejet de l’autre, dans la lignée de l’étranger.
De Camus !
Oui Johnny tu m’impressionnes.
C’est facile papa, il est rangé à coté !



Jim fit donc tout naturellement un détour par le sud, avant de rejoindre le quartier des éleveurs de Bonta.

On aurait dit un marché aux bestiaux du moyen-âge
Il se vendait des dindes par milliers. De toute taille, de toute couleur, de tout niveau. Inutile d’espérer lire dans l’œil d’une dinde quelque sentiment et de se laisser attendrir par son regard langoureux.
L’œil d’une dinde ne reflète guère plus de sentiment que celui d’une andouille.

Ca a des yeux une andouille ?
Dans mon expression oui Wendy



Une dinde rousse, à moitié déplumée, le regard fixé sur les planches de sa cage, une dinde amande guère plus éveillée. C’est tout ce que les frères pouvaient s’offrir.
La dinde en armure, on pouvait oublier, nul n’en avait en ce monde à cette époque.
La dinde prune orchydée ? un doux rêve car aucun éleveur n’avait retrouvé le secret d’antan pour les produire et la moindre dinde orchydée était déjà hors de prix pour les compères.
Dads demanda à tout hasard si un prix serait accordé aux cawottes explosives, l’éleveur n’en avait jamais entendu parler.
Il faut avouer qu’un éleveur est la plus part du temps un autiste qui reste près de son enclos à parler à ses dindes, à les regarder grandir, croitre et se multiplier. Dads ne pouvait en vouloir à ce pauvre erre et lui tendit la bourse
en peau de kanigrou, emplie de kamas. Toutes leurs économies y étaient passées.

Dads et Jim partirent à l’est, chevauchant fièrement leurs montures miteuses, sous la lumière orangée d’un nouveau soir. A l'exact opposé de leur cheminement , ils regardaient mourir le soleil dans la mer au large , vers l’île de Minos, ils traversaient les landes , fredonnant une chanson d’enfance au rythme lancinant et chaloupé des pas de leurs montures .
Ils étaient fiers et heureux.
Jim pensait au lendemain et à ses gloires promises
Dads pensait à la veille et au doux visage de Sandy
Les deux frères cawottes s’en allaient vers l’ile des wabbits , futur lieu de leurs exploits. C’était le début de la sagesse.
Il semblait évident à Dads que toute cawotte se devait d’arborer un dofus cawotte , ce faux œuf de dragon permettait à son propriétaire de mieux comprendre l’univers et de mieux en tirer les leçons.
Par conséquent le propriétaire d’un tel œuf était appelé à progresser encore plus vite.
Dads proposa toutefois à Jim de faire escale à Astrub , une affaire urgente à régler prétendit-il ….

Une affaire de cœur Dads ?
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 14:06

Juin
Capitale du monde des douze
La révélation



L’anneau crépitant bleuté s’est révélé être une sorte de trou de ver.
Des trous de vers traversables peuvent donc exister, avec cette fois-ci une quantité arbitrairement faible d'énergie exotique négative, s'ils possèdent une charge magnétique et donc un champ magnétique radial.
En soi, c'est déjà un résultat assez spectaculaire qu'une telle solution des équations d'Einstein existe effectivement.
Où irait on en Franchissant l’horizon de ce trou de ver ?


Les deux frères prirent la route du château d’Amakna et non celle d’Astrub.
En effet une grande fête était donnée, une fête grandiose comme chaque année.
Le monde entier, venait en ce lieu, au château pour la quatrième édition de l’AC . On nommait ainsi la fameuse foire de l’Amakna convention. Tous ce que le monde des douze comptait de chevaliers, de bergers,
de combattants, de prêtres, d’artistes , de diables et d’anges, d’éleveurs de soldats se pressait dans les rue d’Amakna.
De nombreux peintres, de nombreux bardes et musiciens, tout autant d’artisans emplissaient les rues de leurs expositions permanentes. Les dragodindes n’étaient pas admises dans la cité. Pour le moins les montures
des visiteurs de l’AC devaient rester dans une zone de stationnement prévue à cet effet, au pied des remparts. Cette sage précaution avait été exigée par son altesse le roi d’Amakna. Les principaux objectifs
étaient d’éviter les combats de dindes entre celles mises en vente ou celle des enclos royaux d’un coté contre celles des chevaliers de l’autre.
Celui qui n’a jamais eu à courir après une dragodinde en tentant de la capturer ne peut sans doute pas comprendre cette mesure et cela a posé quelques problèmes entre gardes et chevaliers.
Ces quelques difficultés logistiques passées et le stress de l’entrée dans le château passé également, tant il y avait de monde dans les files d’attente, on pouvait enfin gouter son plaisir et choisir son activité.
Jim se demandait ce qu’ils faisaient là en ce lieu, lui si taciturne, qui préférait les grandes étendues aux bruits et lumières de la ville. Qu’aurait-il donné pour être ailleurs, pour aller enfin combattre ces maudits lapins.
Rien ne lui faisait plus peur en ce bas monde que la foule.

Agoraphobe !
Bien Jimmy , oui c’est tout à fait ça.
Un gros rat Phobe ? J’aime pas les rats non plus Maman ! Comme les araignées.
N’ai pas peur Wendy, viens te blottir dans mes bras
Et moi non ?
Pas toi Guillaume, non, reste sur ton tabouret rouge, enfin le temps de raconter l’histoire
Ca va être très long !
Eh oui mon Dadsou , mais sois patient , « The Show must go on «


Jim savait parfaitement qu’ils étaient là pour deux jours, et que ce serait l’enfer pour lui, mais son frère semblait chercher quelque chose ou quelqu’un.
Ils avaient l’air bien petit en ces lieux, entourés de grands guerriers, ces derniers posaient gentiment avec les enfants devant les artistes. Les enfants repartaient avec de magnifiques gravures
qui immortaliseraient cette journée.
Un grand tournoi de boufbawl était organisé et aux gagnants de chaque match était remis un équipement d’aventurier ou de combattant.
Les deux frères décidèrent de jouer.


Bouffe ball ! c’est quoi ?
Un sport proche du hand Jimmy, mais au lieu de la balle tu joues avec un bouftou , ou un joli petit boufton blanc pour les plus jeunes.

*Wendy serra très fort sa peluche contre elle comme pour la protéger*
C’est méchant de jeter un boufton !
Non ma chérie, ce qui est méchant c’est de ne pas le rattraper



Le match fut relativement rapide, Jim se démenait et courait en tous sens, à chaque coin du terrain, il jetait le boufton avec grâce et précision. Aidé d’un Osa (fournisseur du boutfon )
et d’un iop aux allures de montagne en défense.
Une belle victoire à la quelle Dads ne prit qu’une part modeste, voire discrète.
Il était ailleurs le nini.


Ah bon tu n’étais pas sculpteur et alchimiste papa ?
Oh cette bonne vieille blague me rappelle tant de souvenir Jimmy, si tu savais. Sacrimax nous la faisait assez souvent et le plus grand tailleur que j’ai connu là bas était un des bras droit des cawottes .
C’est vrai ?
Oui c’est lui qui m’a fait cette merveille que j’ai gardé et que tu as trouvé dans la malle, ces merveilles … ah Tizia , Charly , mon ami … tu me manques.
Il n’est pas ici lui ?
Je ne sais pas Wendy, je n’en sais rien.


*Jimmy regarde les deux capes si délicates, si fines, si merveilleuses, griffées du nom de l’artisan qui les avait faites : Tizia , l’une rouge était marqué cape du chapon , l’autre on l’aurait dit faite d’encre
ou de la plus noire des encres de la nuit , elle ne portait aucune autre marque qu’un Tizia doré mais elle inspirait crainte et respect à sa simple vue *

Dads errait.
On eut dit une âme en peine, il cherchait quelque chose c’était évident. Jim lui montrait les merveilles de baguettes et d’arcs exposés. Dads regardait d’un œil très distrait. Certes s’il avait trouvé un tison futé
et s’il avait eu assez de kamas, il l’aurait bien acheté. Mais y avait-il un fou qui puisse se séparer d’un tel objet ?
Un barde chantait au loin une complainte des montagnes des koalaks. Son fort accent amusait Jim ; la chanson contait le triste sort d’un koulosse au fond de sa grotte et d’une trahison bien sombre.
Jim voulut faire part de Dads de son émoi. Mais le nini n’était plus là.
La fête battait son plein, tous courraient, faisaient la queue, jonglaient, jouaient, buvaient, chantaient. Jim cherchait son frère du regard, une pandapils à la main.
Il mit un long moment avant de le repérer dans une file d’attente.
Sous un chapiteau, tendu au pied du château et de la tribune publique, juste à coté d’une affiche haute en couleurs qui vantait les talents d’artiste du fameux peintre Ancestral-Z (une sorte d’enutrof
qui aurait poussé un peu plus que la moyenne, mais au sourire radieux d’ecaflip ) , il vit Dads de dos.
Les petites ailes du nini s’agitaient en tout sens et il expliquait à un immense chevalier tout de noir vêtu, armé d’une épée à l’aura inquiétante que jamais, ô grand jamais il ne prendrait la place de la demoiselle
sans avoir à le combattre, à le vaincre et que ça ne serait pas facile.
Le sombre chevalier dut lire dans son regard une telle détermination qu’il ne continua point et quitta même la file.
Jim ne dit pas forcément à Dads que le sombre chevalier s’en était allé rencontrer Ancestral-Z à la taverne, en un rendez-vous convenu entre eux de longue date, Il ne le dit pas non plus à la demoiselle.


La demoiselle ? Papa draguait une demoiselle maman ? Tu n’as pas peur ?
Disons que j’aurais eu peur qu’il ne le fit point.
Ah bon ? Qui était-ce ?



Jim resta à l’écart, suffisamment discret pour ne pas être vu, suffisamment près pour ne rien perdre de la scène. Il était caché derrière un …. Mon dieu un Troll ; mais un troll apprivoisé visiblement.
Près de 5 heures ils parlèrent ainsi de tout et de rien. Tout était ce qui les unissaient, rien étaient ce qu’ils avaient en commun.
Jim entendait quelques bribes de conversation …


Mais tu as tellement changé
Et toi tu es mimi comme ça dis moi.
… plus sadidette ?
… parce que … les dagues … mortelle
Tu es … jamais oubliée…
… voici de quoi noter ma nouvelle …


Un grand coup de coude de Jim fit grogner le monstrueux Troll dont le maitre tira la muselière, ce qui eut pour effet de casser la conversation endiablée qu’il entretenait avec un commerçant de l’ile de Moon.
Jim pouvait désormais écouter.



Mais tu as aussi changé de nom ? Pourquoi ce nom ? Charmant d’ailleurs
C’est un choix, j’ai toujours été attirée par cette voie de la déesse Sram et désormais je réponds au patronyme de Manna , oublie ta petite Sandy , je suis Manna.
Manna , Manna … * répétait Dads *
C’est très joli comme nom
Merci mais toi ton nom qu’il est compliqué, tu ne te nommais pas ainsi à la ferme ?
Cela ne nous fait qu’un point commun de plus .
Mais …Mais … ton oriflamme ? C’est bien celui … ?
Oui les cawottes explosives, la grande guilde de Sacrimax, j’en fais partie et Jim aussi.
Il va bien ton frère ? Toujours aussi bavard ? Prends en soin comme il prend soin de toi Dads.
Dads , j’adore que tu m’appelles comme ça Sandy … enfin pardon Manna.
Comment veux tu que je t’appelle autrement ? C’est bien ton nom
M’appeler autrement … je ne sais pas, peut être un jour ….


Jim écoutait cette longue conversation entre son frère et la sramette , il ne comprenait pas pourquoi la douce Sandy avait souhaité devenir une guerrière de l’ombre, mais il la trouvait fort jolie ainsi ….
Certes il ne semblait pas être le seul à la trouver jolie et son nini de frère continuait à bafouiller des phrases toutes faites marquées du sceau de la banalité.
Jim voyait surtout que pendant ce temps les lapins gambadaient et que son dofus cawotte l’attendait. Comment son frère pouvait en si peu de temps passer du combattant au nain de guimauve …
pour lui c’était un mystère absolu.
Ainsi passèrent les heures, ainsi parlèrent-ils d’eux, de la guilde, de leurs façon de voir le monde, de leurs choix et de leur expériences du combat.
Puis vint le tour de Manna de faire dessiner un portrait par le talentueux Ancestral-Z.
Apres avoir posé et bavardé, Manna-Sandy , s’en fut vers de nouvelles aventures , elle si douce et si guerrière à la fois, elle prit le temps de montrer à Dads le dessin


Qu’il est joli ce portrait, regarde dads.
Il est moins joli que le modèle
Ohhh Dads !
C’est vrai
Allez à bientôt Dads, bisou

Elle s’éloigna dans la foule en faisant un joli sourire à Dads, qui resta planté là, Jim profita de l’instant pour doubler le troll et pousser son frère sur le tabouret face à l’artiste.
Apres quelques mots échangés, une bière du chabrulé partagée, Dads partit en serrant son portrait.
Le portrait d’un nini au regard étrange … un regard vide … perdu dans le néant, mais au fond de ce regard une étincelle brillait, une étincelle que Jim lui voyait chaque fois qu’il parlait de la jolie jeune fille.
Qu’il avait un peu connu sous le nom de Sandy au village de leur enfance, mais qui avait bien grandi et qui sous un teint Mauve charmant (selon les propos de Dads ) avait tout de même laissé poindre un joli petit ton
de tomate sur ses joues à chaque compliment de Dads.
Jim avait cessé de compter les compliments, mais il en était arrivé à la conclusion d’au moins un par phrase. Ca l’amusait de voir son frère aussi gaga , ça l’attristait de voir le nini aussi fragilisé en présence de Manna,
ça l’agaçait de penser à tous ces putains de lapins qui gambadaient sur l’ile des Wabbits.

La fin de la fête n’en fut plus une pour le nini, dépourvu de réflexes et de réaction, c’est presque un sac de céréales mou que Jim plaça sur la dinde rousse, pour rire il inscrivit au tison « jesuisdindedetoi »
sur les fesses de la dragodindes avant de les claquer vertement …
La dinde prit la course, Jim monta à son tour sur la sienne et s’en fut rejoindre son frère.
On part à l’est ?
En route pour l’île des Wabbits mon frèrot amoureux !
T’en fais pas tu la reverras ….Manna

Et peut être que si elle aime les nains décérébrés … tu l’épouseras !

Te moque pas de Manna !!! Hurla le nini un jour je serai 180 au moins et je l’épouserai !
Ah je t’aime nini grognon quand tu réagis, mais t’en es loin des 180 alors on va bouffer du …


Wabbit !
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 14:13

Juin
Ile des Wabbit – La révolution des 100 cawottes




Il est nécessaire de reproduire l’expérience d’hyper gravité.
Au préalable la salle de l’anneau sera équipée de robots et d’automates. Un analyseur de spectre AS315 sera installé. Le lieu de l’expérience sera déplacé vers la salle Atlas S#15. Le trigger devra capturer cent fois plus de processus qu’a l’habitude,
soit 1 pour 1,5Milliards d’interactions.
L’analyse des collisions, durée estimée à 2 semaines devra mettre en évidence où et sous quelle forme l’objet posé à l’horizon du trou de ver bleuté sera transformé ou transporté.
La distance maximale théorique de ce trou de ver étant de 3 fois la longueur de Planck, il est plausible que l’objet soit toujours au même endroit ou presque en fin d’expérience.


Le petit lapin au ton bleuté bondissait et se cachait dans de fond de la salle. Il alternait les pauses qu’il occupait à ronger tout ce qui lui tombait sous la dent, regardant autour de lui, intrigué au moindre bruit, au moindre geste, et les courses effrénées
avec une surprenante aisance.
Il était adorable, une boule de poils brillants d’où ne dépassaient que deux yeux au regard de chat potté comme se plaisaient à le souligner tout ceux qui l’avait vu. Son eternel rictus de rongeur lui conférait un aspect de bébé ce qui avait le don
de tous les faire fondre.
Il fit quelques bonds souples et rapides, puis se blottit près du mur. Il était coincé et le savait.
Sandy s’approche et avec une infinie délicatesse le prit contre elle, caressa sa fourrure de peluche et le serrant tendrement le déposa dans une petite cage au grillage chromé.
Allons y « TitWabbit joufflu » , en route pour le prix nobel.
Le lapin fit mine de ne pas comprendre l’importance d’une telle récompense et s’installa lové dans le fond de la cage.

Après quelques minutes de conduite, il passa du confort cossu du coffre de la Mercedes de Sandy, un petit coupé sportif et élégant à la tiédeur d’une matinée de Juin près du lac Léman.
Sa cage fut posée avec délicatesse sur la table d’aluminium brossé de la salle Atlas S#15 , une carotte lui fut confiée qu’il renifla avec toute la méfiance qui permit à ses ancêtres de confirmer les propos de Darwin , il faut s’adapter pour survivre
et il faut s’adapter aux dangers, la plus évidente des façons étant de les éviter en se méfiant de tout et de tout risque.
Rassuré par l’odeur de la carotte et par l’odeur de sa maitresse, il croqua goulument le légume.

TitWabbit, Titwabbit ? Comment tu vas Lapinou ?
Bonjour Louis.
Chaw Phan Jung ! S’il vous plait madame Sandy ! Chaw Phan Jung Vui Tong ! C’est mon nom pas Louis.
Oui mais Louis c’est plus court à dire et tout le monde t’appelle ainsi, tous tes amis.
Oui madame Sandy mais je déteste cette blague de Louis Vui Tong !

Ce faisant l’assistant de l’assistante du professeur Myers posa l’éternel sac qui l’accompagnait dans le CERN , où il rangeait toutes ses affaires du simple tournevis au sandwich de midi en passant par sa blouse de chercheur et par quelques
aimants et composants divers. Ce sac lui avait valu le surnom de Louis , hommage mercantile au fameux fabricant de sacs à mains et allusion à son patronyme asiatique.
Louis vit alors que la cage de Tiwabbit était vide et vit Sandy s’approcher de la plaque de cadmium, son sang ne fit qu’un tour , il bondit en criant :


Non mais oh ! Ça va pas non ? Vous allez pas jeter Titwabbit dans ce truc bleu ? C’est cruel.
Ne t’en fais pas Louis, ce n’est pas mon intention.
Vous m’avez fait peur patron, j’ai cru que vous aviez perdu la boule pour ce prix nobel.
Louis j’arrêterai de t’appeler Louis, si tu arrêtes de m’appeler patron !
Bien Patron


Sandy poursuivit sa marche, posa le lapinou bleuté sur la plaque de cadmium, tira de sa poche un petit appareil photo, prit un instantané de son rongeur et le sécha d’un mouvement d’éventail tout en souriant aux jolis yeux sombres de l’animal.
Elle prit ainsi une série de photos qu’elle posa dans l’analyseur à tout de rôle. Elle mit enfin le lapin à nouveau dans sa cage ; sous le regard rassuré de Louis qui ajustait sa blouse, il n’avait plus de crainte sur l’avenir de la mascotte.
Sandy lança alors la procédure de countdown , tournant quelques molettes , ajustant quelques curseurs et elle appuya sur l’interrupteur du panneau de commandes.


Un sifflement strident, un tourbillon, un vortex bleuté, un tunnel de néons qui défilent à une vitesse relativiste , un voile noir , une quasi perte de conscience et d’équilibre, un déplacement comparable à celui d’un ascenseur à grande vitesse ,
mais qui se déplacerait en décrivant une spiroïdale, une hyper gravité un bruit de claquements métallique saccadés , un riff de guitare endiablé, un mélange entre métal et lumière, un feu, un volcan .... Tout cela mélangé en un temps infiniment
bref et une sensation étrange à l’arrivée, c’est l’effet ressenti au passage du vortex d’un Zaap.
On n’y prête plus tellement attention ensuite, tant on peut s’habituer à tout, mais c’est ce que ressentirent encore cette fois les deux frères.
Ils posaient le pied sur l’ile des wabbits , enfin .
On va au sud dit Jim , ce qu’ils firent , mais ne trouvèrent personne si ce n’est quelques traces d’une civilisation ancienne , des statues , des ruines de cabanes.
On va au nord avait fini par décider Jim lorsque sur le rivage ils furent arrivés, tout au sud de l’ile, sans avoir croisé le moindre lapin.
On s’accorde un break avant frérot demanda le nini. Ils allumèrent un petit feu de boisailles , fait de quelques brindilles et de quelques morceaux de buissons , puis s‘allongèrent sur la grève bercés par le flux et le reflux d’un océan calme.

Au loin, un bruit léger se démarquait du bruit de ressac sur le sable. Une ombre grossissait à vue d’œil . Le point noir devint plus visible, le bruit devint plus audible.
Quelque chose se rapprochait et le faisait à grand pas. Le point devint tache, la tache devint ombre, l’ombre devint forme, la forme devint silhouette, le noir devint couleur, le nini devint blême.
Au loin arrivant à grand galop entre grève et champs de cawottes géantes sous un ciel bleu déchiré de griffes aux couleurs psychédéliques, une cavalière chevauchant fièrement une monture pourpre galopait vers lui. La monture soufflait telle
une locomotive « Tchou ! Tchou ! Tchou ! »
Une musique prenait de l’ampleur couvrant petit à petit l’onde et le bruit des vagues. « Locomotive Breath de Jethro Tull envahissait l’espace. Une sramette envahissait l’horizon, le coeur de Dads battait la chamade.
En un éclair la dinde disparut en volutes, volutes partent en fumée « Bashung désormais chantait «
Une sramette à la silhouette de rêve s’approchait, Dads se leva les genoux tremblants sans force dans les jambes ; vêtue d’une cape longue qu’elle avait du arracher à un meulou , couverte d’un chapeau , ou plus précisément d’un solomonk
qui lui donnait l’aspect d’une amazone asiatique , elle s’approchait. Sa peau d’une merveilleuse couleur mauve faisait chavirer le petit eniripsa .
En un nuage le solomonk disparut, deep purple pensa le nini , ce qui eut pour effet de faire disparaitre Bashung et un « smoke on the water retentit «
La fumée sur l’eau, quoi de plus précis pour décrire comment disparut la cape meulou .
Elle approchait toujours, de plus en plus près, de plus en plus belle, ses yeux d’un bleu azur intense étaient plus beaux que le plus beau des ciels d’été, il ne pouvait en décrocher son regard.
Elle n’était plus vêtue que de dessous mauves légèrement plus sombres que sa peau, elle le regardait en souriant, leurs yeux étaient connectés, elle leva la main vers lui, ils était plus proches que jamais, une case à peine, elle lui adressa un
regard inoubliable éclairé d’une lumière particulière, il lui répondit de la même façon et se rejoignirent sur une seule et même case blottis l’un contre l’autre, elle posa sa main sur la joue de Dads , elle approcha ses lèvres et ....
Se mit à le remuer frénétiquement
Son doux visage se mit à onduler à tournoyer ses yeux devinrent jaunes, puis verts, ses cheveux de nuit devinrent blonds sa voix si douce se fit grave , le nini était perdu , déconcerté , apeuré ....


Oh Nini Dads ! Réveille toi on a des cawottes à ramasser
Jim ... mais ... Jim ? Où est ... où est Manna ? Manna ? MANNA !!!!!!!!!
Laisse là tranquille allez, elle n’est pas là tu les sais bien, viens on a des lapins à buter.
Mais Jim , elle , elle .... Jim je crois que je l’.....
Bon frérot viens, et tu lui diras à elle pas à moi. Moi je t’aime pas quand t’es aussi gaga.


On file au nord, retour au zaap et on monte buter des wabbits on a 100 cawottes à ramasser et un petit familier wabbit à récupérer au labo , on doit rapporter du sang à l’assistante d’Otomai.


Ce qui frappe le plus quand on arrive à l’île des Wabbits ce sont les cawottes géantes et les champs de légumineux à perte de vue. Immédiatement après ce qui frappe le plus ce sont les wabbits.
Dads n’avais pas fait deux pas qu’un groupe de wabbits l’avait agressé. Sous leur aspect sage de rongeurs pacifiques se cachent de vilains monstres aguerris aux techniques de combat les plus rugueuses.


Un peu comme Mogwaï et les gremlins dans ce vieux film papa ?
Oui un peu ou comme ta mère aussi
GUILLAUME !
… tu vois ! Enfin sauf que chez ta mère c’est sous un aspect de guerrier que dort un mogwaï
C’est ça rattrape toi comme tu peux


Wendy attira délicatement sa peluche de ptit lapin bleuté et la serra contre son petit bouftou , et toutes les deux contre son cœur . On n’est jamais trop prévenant pour ceux que l’on aime.

Le petit frère cra entra en lice aux cotés de son nini de poche. Ils étaient assez efficaces pour ce type de combats car leurs qualités se complétaient à merveille.
Les wabbits inconscients de s’en être pris à de tels adversaires... finirent en civet le soir même.

Civet de Wabbit à la mode Caw.
Choisir un Wabbit de taille moyenne, le préparer, faire dorer les morceaux de wabbits à feu très vif dans une poêle avec un peu d’huile de césame . Retirer la poêle du feu , laisser refroidir , embrocher les morceaux
( une flèche de Cra s’avère être une brochette idéale , éviter toutefois les flèches empoisonnées ) , les faire cuire sur des braises , sans aucune flamme, saupoudrer de perlinpinpin et de poudre de conservation
( obtenir cette poudre auprès des bouchers ) . Pendant ce temps faire cuire quelques cawottes coupées en tranches fines dans du beurre et du lait de bworkette. Saler poivrer. Ajouter en fin de cuisson un œuf de dragoeuf noir …
conserver les coquilles pour un usage d’alchimie, ajouter une pandapils pour faire une sauce onctueuse.
Lorsque le wabbit est cuit laisser mariner quelques instants la viande dans la sauce de cawottes. Servir tiède .Déguster


Le lendemain matin, repus, les frères se réveillèrent non pas au chant du coq mais au cri strident de wabbits étranges.
Un groupe de Wabbits , à la lumière du soleil levant faisaient une sorte de chorégraphie guerrière.
Ils avaient sur leurs têtes un bandeau rouge, et poussaient des cris, tout en portant de violents coups de pattes et en projetant un rayon d’énergie pure.
Sous chacune de leurs attaques les cawottes géantes de l’ile tremblaient et se perçaient de part en part. Etranges sensations que ces mélanges de bruits, de coups, d’odeur de cawottes brulées.
Les deux frères décidèrent de se retirer discrètement peu enclins à combattre de tels fous furieux.
Ils rampèrent à reculons vers la plage.
C’est le pied de Dads qui heurta la patte de l’étrange animal bleu.
Un cri retentit.
Les 6 peluches Ninjas se figèrent au milieu de leur Kata. Ils tournèrent la tête. Ils contredirent Coluche qui se plaisait à répéter (Coluche était un artisan ventripotent de Bonta , toujours vêtu de sa salopette et réputé pour ses spectacles humoristiques )
« c’est pas ceux qui ont les plus grandes oreilles qui entendent le mieux »
Ils entourèrent les deux frères en un clin d’œil, se figèrent dans une position de mise en garde, le titwabbit bleuté se cacha pour sa part derrière une énorme cawotte perforée maintes fois par les faisceaux brillants des blacktiwabbit de combat.
Ca n’allait pas être de la tarte.
Dads commença par donner à son frère tout ce qu’il pouvait lui donner de bonus, à commencer par un mot qui permettait aux combattants de recouvrer un peu de leurs forces à chaque tour.
Les lapins agressifs se positionnèrent. Jim en transperça un avec une flèche adaptée, lui faisant une grimace. Le black Ninja ne sourcilla point et poussa un cri à peine humain

(ceci étant il est bon de préciser que les lapins ne sont pas des humanoïdes donc ce n’est pas choquant que leurs cris ne soient pas humain NDLR )

Son rayon quitta les pattes et renversa Jim. Le lapin à son tour fit un rictus, découvrant de longues incisives.
Puis vint le tour du lâche lapin bleu. Il fit un pet et s’enfuit. Les deux frères se regardèrent sans bien comprendre son attitude.
Dads prit sa baguette et la leva, bien haut dans le ciel et … fut pris d’un mal étrange, une sorte de nausée, un mal de crane, un malaise, les jambes molles (cette manie ne le quittait décidément plus), le regard troublé. Il comprit enfin,
le maudit lapin les avait empoisonnés.
Il fallait se spécialiser, Jim allait frapper et tenter de survivre, Dads allait soigner et éviter à leur équipe la désillusion d’une défaite en terre wabbit.
Le combat dura près de vingt minutes et le dernier lapin combattant fut embroché par une flèche glacée sur une des cawottes géantes. Il ne restait que ce maudit empoisonneur qui avait fuit au plus loin de la zone. Ils l’encerclèrent et finir
par lui faire lâcher l’étrange bâton au bout duquel pendait une mini cawotte.
Dads l’acheva d’un coup rageur de baguette, ce n’est pas un lapin péteur qui allait l’empêcher d’accomplir son destin. Et son destin il l’avait entrevu la veille, mais comment Sandy était elle devenue Manna , et combien Manna était différente
de cette vision de la sramette mauve.
C’était bien sa Manna dans le rêve mais elle était tellement plus ….tellement plus … on l’aurait pensé d’un level incroyable, bien au dela des 100 ! Mais quel rêve, quel destin rêvait Dads.
Dads sourit en répétant « sa Manna » , ramassa sur le sol 2 cawottes .
Plus que 98 mon frère ! Gloire aux Caws ! Dads est de retour !
Nous reviendrons Jim , nous reviendrons pour le Dofus , mais je dois gagner en force, gagner en puissance, j’ai reçu un message de Mils , il y a une alerte à la peste noire à Brakmar il faut y aller je dois accompagner Milstone
et combattre pour la gloire des cawottes,
pour l’amour de Manna …

LE RAT NOIR
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 14:20

Juin
Brakmar - Taverne Atolmond




Il courrait dans le sombre couloir, sous la voute oppressante, ses pas raisonnaient, et revenaient en écho autour de lui, un mélange de claquements secs de ses talons sur le sol et de clapotis dans les flaques d’eau nauséabonde qui stagnaient à cet endroit.
L’endroit en question était glauque, inhospitalier et pour tout dire le mettait mal à l’aise, il n’était jamais venu ici. Il connaissait par coeur le secteur, mais jamais il n’avait auparavant poussé la lourde grille métallique qui
condamnait bien timidement l’accès car toujours entrouverte.
En un grincement à glacer le sang des plus braves, la grille avait pivoté sur des gonds rouillés et lui avait ouvert l’accès à ce corridor. Après quelques minutes de course, puis de marche à moitié courbé tant la voute
s’abaissait, il arriva à un cul de sac ; un énorme rat lui fit face le toisa, poussa un « Squiiiik » menaçant et s’enfuit par un trou qu’il n’avait pas remarqué jusque lors.
Titwabbitjoufflu était là, roulé en boule compacte, tremblant de tous ses membres, grelottant jusqu’aux oreilles, dans ses yeux la terreur était encore visible. Louis le prit contre lui, le caressa longuement et reprit le chemin
de la salle centrale du laboratoire, déambulant les couloirs qu’il avait parcouru en sens inverse.
A chaque pas qui les rapprochait du centre, le lapin tremblait de plus belle, Louis replaça Lapinou dans sa cage, qu’il avait au préalable reposé sur la table, il réajusta la porte, puis porta un regard circulaire sur la salle qui
avait été rangée jadis.
Tout était brisé, brulé, noirci, les vitres étaient cassées, les miroirs au mieux fendus. Les brochures, les documents jonchaient le sol, au milieu de ce désastre, assise par terre en tailleur Sandy prenait des notes, nerveusement.
Elle griffonnait, elle faisait des croquis, elle traçait des courbes, lançait des regards incessants vers la place qu’occupait la plaque de Cadmium, qu’occupait car cette plaque était désormais une flaque de cadmium dans
un état liquide. En son centre ondulait un cercle bleuté.
Sandy prit une des photos de lapinou , elle inscrivit au dos CERN – HYPG -#8 et posa la photo . Posa est un terme usurpé car la photo resta un instant en lévitation à l’horizon de ce cercle ... puis disparut en un flash.

Oh là là patron, qu’est ce que c’est que ce binz ?
Je ne sais pas Louis, je ne sais pas ... encore


Traversée lugubre et oppressante que celle de Brakmar en cette fin de soirée. La lumière rasante et orangée tant liée au soleil mourant qu’aux étendues de laves qui encerclaient la cité des démons donnaient au lieu
un aspect dantesque, si ce n’étaient les enfers, où étaient-ils ?
Loin des lumières de Bonta, tout au sud, presque là ou le mondre prend fin , aux confins de nulle part se dressait la cité.
Le dallage du sol de la cité n n’était pas de pierres comme en Bonta, mais en une sorte de marbre noir, une roche basaltique vitrifiée, fendu en mille crevasses qui contribuait à donner un aspect de cité fantôme.
Les arbres y étaient sombres entre anthracite et bleu nuit, on était loin de l’aspect printanier de Baonta. Les buissons étaient secs, oranges et secs, morts et secs. Les maisons avaient d’étranges charpentes faites,
on eut dit, d’os de dragons immémoriaux. Les tuiles des toitures elles même semblaient être écailles de dragons.
Tout n’était qu’os et que nuit, baignant dans une ambiance d’éruption volcanique, baigné dans une atmosphère soufrée quasi-irrespirable.
Les gardes menaçants avec un aspect .... De démons. De lourdes hallebardes noires à la lame aiguisée et acérée parsemées de dents d’acier. Aucun sourire, aucun sentiment n’etait visible sur leurs visages.
Ils n’inspiraient que peur.
Les rues étaient désertes à l’exception de la garde. Ici pas d’artisan, pas de commerce, pas d’animation dans la rue.
Les deux frères mirent pied à terre et cherchèrent sur le plan le lieu de rendez vous.
Laissant leurs dragodindes à l’enclos public, lui aussi désert, ils prirent la direction du nord de la cité. Plus ils approchaient de ce point de rendez vous, plus ils étaient mal à l’aise.
Ils virent les premières victimes allongés à même le sol hurlant, criant, pleurant, recroquevillées sur elles même, en proie à des souffrances indescriptibles, le visage déformé par la douleur et par la marque.
Ils hurlaient et demandaient des soins , les pauvres infirmières ne savaient que faire, les soigner aurait été mortel pour eux, les laisser souffrir était un calvaire.
Parfois sous la pression des des cris inhumains, une larme au coin de l’oeil , un nini tenant la main glacée de leur patient faisait le geste de soin ....baissait les yeux , pleurait et regardait mourir dans l’instant ce dernier.
Les cadavres jonchaient le sol, les chars en étaient emplis, des montagnes de corps en décomposition, un charnier, un ballet incessant des chars de la place de la taverne à la porte nord de la cité, près de la place marchande,
où des gardes masqués vidaient les chars dans le fleuve de lave. On n’avait pas le temps de faire autre chose.
Dads pleurait et se mit contre le mur d’une maison au squelette d’os impressionnant, il vomit.
Une petite fille au regard noyé de larmes lui demanda, en le tirant par la manche s’il venait tuer le monstre qui lui avait pris ses parents et son frère. Il la serra contre lui, très fort, lui donna alors un petit bonbon
qu’il avait en poche, pleura à chaude larmes. Jim tremblant de rage regardait ce macabre ballet.
Ils poussèrent la grille de métal, celle ci en un grincement lugubre, s’ouvrit sur une petite salle nauséabonde, cependant le calme de ce lieu tranchait avec la frénésie extérieure. Pour tout dire l’odeur
y était presque plus supportable.
Ils firent un pas de plus vers l’antre du monstre et retrouvèrent alors dans les égouts leur nouvel ami Mistone.

Ah le voilà quand même lui, depuis le temps que tu en parles
Sois patient Johnny
Maman elle fait peur l’histoire de papa
Guillaume passe nous les détails de cette peste s’il te plait, regarde toi tu en trembles encore
Pardon ma puce, mais j’ai pas encore pu oublier je crois


Milstone n’était pas seul, il n’aurait pas sans doute osé s’aventurer seul en ces lieux, mais les deux frères non plus. Ils faisaient ou tentaient de faire bonne figure, mais n’en menaient pas large.
Milstone leur présenta ses deux complices, Mini-Roux et Changpis.
Deux mercenaires inquiétants, dads ne savait s’il devait leurs faire confiance ou les craindre, il hésitait entre sourire et regard d’acier comme les leurs.
Changpis était un enutrof, une pelle brillante à sa ceinture une dent du même métal et un coté laconique qui ajoutait à la crainte qu’il inspirait. Mini-Roux quant à lui était ...inquiétant , une sorte d’ours en peluche
croisé avec un Koalak fou. Un Sadidas aux ronces menaçantes.
Milstone bien sûr comptait sur sa classe de iop air pour venir à bout de tous les monstres.
On va au nord lança Jim, qui fit un pas et fut aussitôt entouré de rats.
Le combat fut bref, mais perit aux frères de bien comprendre l’ampleur de la tâche qui les attendait. Les rats bien que de base dans l’armée du Rat noir étaient déjà fort agressifs, l’un d’eux spécialisé
en sorcellerie avait le rang de chaman et pouvait invoquer de nombreux autres kolérats

Entre peste et Choléras
Poussain Jonnhy


Ils nous jetaient du fromage et soignait ses complices, ces deniers nous bombardaient de lances en tout genre. Mils en vint à bout à coup d’éclairs et Dads usait de sa baguette de soin. Jim faisait quelques
tirs lointains pour aider la petite équipe. Dix minutes suffirent à arriver à la porte de l’antre.
Milstone distribua les clés, joliment ouvragées, très en contraste avec la coté lugubre des égouts.
Le petit groupe enchaina les pièces non sans mal. Il est vrai qu’aux groupes de rats combattants se succédaient les groupes de chamans, puis des rats batteurs ( sorte de monstre très agressif Wendy )
et quelques rat bajoies ( prisonniers sortis de leurs geôles pour renforcer la garde du rat noir ) , mais ces derniers sont si sauvages et si agressifs que même les rats refusent de leur ôter le boulet qu’ils trainent à leurs pieds.
Une sorte de Troll rongeur. Jim eut un mouvement de recul imperceptible.
Puis remontant le fleuve de lave qui avait fait place aux effluves puants des déchets de la cité véhiculés par une eau glauque et malodorante .... Nous sommes arrivés en sa présence, au pied de son trône.
Jim et Dads ne purent s’empêcher de penser que ce rat avait une classe folle comparé à ses congénères, mais le regard de la petite fille les hantait tous les deux et ils allaient le tuer. Pour le moins allaient-ils l’essayer.
Dads serra fort sa baguette de soin , serra son petit point baissa les yeux, vit le regard bleuté de son amour, se concentra et hurla un nouveau mot qu’il venait de maitriser.
Cela surprit tout le monde, son frère le premier. dads n’était plus le même. Dads avait un but, avait une ambition. Il n’etait plus le gentil nini que Jim avait connu, mais il était une sorte de d’union
de deux demi-êtres, un gentil petit bonhomme ...


Plus petit que gentil
Merci chérie !
Tu sais bien que je t’aime debout sur un tabouret rouge
Mouais toi aussi tu essayes de te rattraper


... et un combattant acharné, cruel pour les monstres, sans pitié, pour le moins avec la détermination glacée d’une personne qui poursuit un but, une obsession, une idée, une envie, un besoin, un amour. Son Amour.
Un jour je serai assez fort pour toi ! Pour te demander ta main ! pensait-il à chaque coup.
Dads alternait des soins et des coups.
Tous se méfiaient du ninja noir qui dansait au centre de la pièce.
Mils brulait tout sur son passage provoquant autant d’orages que faire se peut.
Changpis bondissait partout malgré l’âge de ses jambes. Il jetait des pelles, des pièces et allait de part et d’autres de la pièce. Mini-roux immobilisait les gardes.
Le combat était étrangement aisé, rythmé par un chant guerrier incessant des cinq compagnons qui répétaient comme un leitmotiv : VERSA , VERSA , VERSA .... TILE !
Le défi les conduisait à vaincre le roi des égouts de l’enfer en n’utilisant qu’une seule fois la même technique par tour.
Le Rat noir fut pris alors de soubresauts, se tortilla, leva une jambe, fit une sorte de coup de pied à la lune, se retrouva en position de défi et lança sa maudite peste noire sur Mils .
MIIILLLLLS ! NON ! Maudit rat tu vas crever.
L’amitié profonde de Dads pour Mils venait de naitre, ou pour le moins de paraitre encore plus évidente à celui ci.
De rage le nini fit un bond sur une pierre lança un mot (interdit depuis) qui blessa lourdement le rongeur ninja , totalement surpris qu’un nain vint à le défier.
Dads visa alors Mils pour le soigner de sa baguette leva la baguette magique, fit un moulinet commença l’incantation ...

Dadsou , Dadsou , ne soigne pas Mils , tuez le RN avant , Dadsou ....

Et lança un mot blessant puissant, sourit à Mils et rejoint vite son frère, une pluie de flèches, une ronce incroyablement violente. Le RN chancelait, incrédule, comment lui qui avait mis une cité à feu et à sang,
comment lui pouvait-il être au bord de la défaite, il lança encore sa malédiction sur un nini épuisé, mû uniquement par une force insoupçonnée.

Il traversa la pièce, ignorant le danger, passa devant le rat noir qui titubait, ne le regarda pas même une seconde, méprisant, il s’approchait de Mils , le RN était dans un état de rage infini,
Changpis posa un coffre magique, Mini-Roux lut une incantation de capture d’âme. Le rat Bavait sa haine, Dads passa devant lui à portée de crocs, le dépassa, puis d’un geste qui montrait à quel point
il pouvait mépriser et maudire ce monstre il jeta dans son dos un mot interdit qui finit d’abattre l’être abject.
Continuant son chemin vers l’autre coté de la salle, il enjamba un bloc de marbre, reste d’une colonne en ruine, se pencha vers Mils allongé sur le dos, meurtri, blessé, lui tendit une main bien ferme
pour un si petit bonhomme et l’aida à se relever.
Un tel héros que Mils n’a rien à faire au sol, il doit être debout.
Je pense que c’est à cet instant que Dads a su à quel point son ami Mils était important pour lui.
Ils sortirent tous les 5 , traversèrent les égouts sans que le moindre rat ne les agresse tant leur détermination était palpable.
Ils sortirent par la grille de métal, Mini Roux emportant l’âme du monstre loin de ce cloaque.
Dads vit une petite fille tourner l’angle de la rue prés de la taverne Atolmond, et sourit enfin.

Ainsi fut vaincue l’épidémie de Peste noire qui avait touché Brakmar.
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MessageSujet: Re: Un Chalet près d'un lac ... Edition de poche   Mer 5 Fév - 14:24

Juin
Astrub –La taverne


J’vous l’avions bien dit qu’ces 2 couillons d’bouzeux c’en était d’vrais héros , Jamais j’en avions douté comme vouzautres !
Sers donc une gueuze !
Ouais surtout que maintenant elle est bonne, t’y ajoutes plus de flotte
Cré Vindieu d’crétin je m’en vais d’peter ta gueule d’abruti moi !

La chope de gré manqua de peu le forgeron et alla se briser en mille morceaux au pied d’une table à laquelle était installé un étrange personnage. Une jeune sadidette aux cheveux verts, ce n’était pas
monnaie courante en Amakna . Elle devisait avec un nini tout de rouge vêtu.
C’était un jeune garçon visiblement débutant dans la profession de mineur et qui jonglait maladroitement avec une petite pépite de cuivre, minuscule mais qu’il semblait chérir.
Ils ne levèrent pas la tête bien trop occupés à bavarder des affiches de recrutement clouées aux poutres de la taverne.


Scusez m’sieur d’la bleusaille , c’est c’grand couillon qui m’a poussé dans mes derniers r’coins !


Les deux jeunes compères semblaient se disputer au sujet des recrutements et montraient à tour de rôle les parchemins. Le nini avait bien du mal à remonter sur son siège après chacune de ses interventions.
L’étrange petit bonhomme descendait du tabouret trop haut pour lui, contournait la table, montrait à sa comparse quelques lignes pointant un doigt décidé, battant des ailes et s’en retournait escalader ce même tabouret.
La sadidette aux cheveux verts semblait parfois acquiescer parfois en totale opposition.
Le nini fit un nouveau bond jusqu’au sol de la taverne bousculant bien maladroitement deux compagnons en armes. Il s’excusa et s’écarta du chemin de ces derniers entre respect, étonnement, crainte et curiosité.
Quelle étrange équipage que Jim trainant à son bras un autre nini en la personne de Dads . Un Dads livide, blanc comme un linge. Sur son front et sur ses joues il portait la marque, ses yeux regardaient un bien
imaginaire horizon, perdus dans le lointain, il trainait une jambe et semblait souffrir en s’appuyant sur le bras du cra.
Ils traversèrent ainsi la pièce et se dirigèrent vers l’arrière salle, pour rejoindre leur chambrée. Jim demanda au tavernier de veiller sur son frère et de le prévenir si son état ne s’arrangeait pas dans les deux jours
et deux nuits à venir. Une bourse pleine de kamas aidant le tavernier à faire taire ses craintes sur une possible épidémie de peste noire. Il accepta de mauvais gré mais il faut bien le dire par crainte de la colère du jeune archer.


J’vous sers un bout d’sanglier m’sieur du héros ?
Si cela vous convient aubergiste oui
Bah c’est pas qu’ça soye ma bouffe préférée mais c’est jeune la bas qu’men rapporte plein
Ah bon ?
A croir’ qu’c guignol l’a décidé d’vider la forêt d’sa faune com’on dit par chez’vous z’autes ?
Et vous aubergiste, à croire que vous y trouvez votre intérêt
Bah , faut ben qu’jeunesse se passe , et m’en à pas l’air d’un bien méchant guerrier c’nabot ‘vec sa copine tout ‘verte
Qui sait ce dont l’avenir est fait tavernier ? Qui sait ? Qu’avez-vous pensé de nous la première fois que l’on s’est croisé ?
M’en va vous parler ‘franco m’sieur d’la cawotte … c’que j’avions pensé ? Bah rien !
Dads va mieux ?
S’en est allé a son ‘levé , dès potron minet ! l’avais l’air d’avoir moins sale tête , j’croyons bien même que j’la vu sourire ; mais j’faisions la vaisselle , j’avais pas trop vu
Je vais l’attendre, servez moi ce morceau de sanglier à ma table habituelle
Un goret sauvage pour m’sieur d’la cawotte ça roule !

Jim traversa la pièce, sourit à Digitaline, c’était le nom de cette jolie sadidette , il pensa que des cheveux verts étaient décidément une bien étrange coiffure , il aida Osmo , le compagnon de cette étrange
créature sylphide à remonter sur le tabouret.
Ce faisant il vit sur la table l’affiche de recrutement marquée d’un sceau en forme de triste lame, au ton ocre. Il se demanda alors ce que deux jeunes pourraient bien apporter à une telle guilde, à sa guilde.
Il balaya ces pensées d’un revers de main, ne venait-il pas de dire à l’aubergiste que l’on ne peut présager de rien. Et puis ce drôle de petit nini lui faisait tellement penser à son noob de frère qu’il se prit à imaginer
qu’un jour peut être ils parcourraient le monde ensembles, qu’un jour peut être ils combattraient le chêne mou ensembles, qu’un jour peut être ces enfants seraient de grandes cawottes .
Il rit alors à gorge déployée, à la surprise générale de la clientèle. L’image de ces deux guerriers face au chêne mou avait eu raison de son sérieux.

C’est ce moment que choisit Dads pour entrer dans la taverne, la démarche plus sûre, il fit un geste à l’aubergiste , en montrant 2 doigts , s’assit à la table de son frère, Il fit un signe de tête à leurs deux voisins .
Jim nous allons devoir faire un aller retour rapide au donjon du Rat noir à nouveau, un problème à régler, Mils et Changpis y seront. Il nous faut vite nous en occuper et je serai enfin prêt. On mange, on part au sud
et puis direction Brak.Sous deux jours nous devons être à la maison de guilde pour débattre de quelques nouvelles candidatures.


Dads , je crois que ces deux gosses ont postulé murmura le cra, il ne sont vraiment pas ...
Vraiment pas quoi ?
Ils sont très jeunes non ?
Jim certaines choses te font mûrir très vite, regarde autre chose que ses cheveux verts ; peut être est elle quelqu’un de bien , peut être ce nini est-il un futur héros.

Tandis qu’il parlait Dads , cachait à moitié son visage déformé par la marque, aux cicatrices noires et boursouflées , ses yeux étaient encore rougis et enflés, cernés de poches qui lui donnaient un aspect peu avenant.
Ils mangèrent rapidement, ne prêtant plus guère attention à leurs voisins de tables.
Quelques minutes plus tard Jim tentait de retenir son frère alors qu’il franchissait les barrières au sud d’Astrub ; rien n’y fit, il faut le reconnaitre toute la force de Jim ne fit pas même ralentir son petit frère,
et cette puissance nouvelle effrayait quasiment le Cra.
Il semblait avoir pris de ce grand chevalier sombre de l’AC la froide détermination et la puissance qui va avec.
Jim tenta bien un DADS : JE SUIS TON FRERE ! Mais rien n’y fit, les ennuis allaient commencer.
Bon sang l’amour donne des ailes mais celui de Dads commençait à vraiment devenir source de problème pour Jim et pour tout dire sérieusement à lui pomper l’air. Des pious et des bouftous , des rats passe encore ...
mais là c’était le domaine des ouassingues , ils ne pouvaient pas ...
Les monstres surgirent du sol, hideux, sombres, aux griffes acérées, vomissant leur haine, cherchant en une danse frénétique à encercler Dads , à le déchirer de leur ongles d’acier.
Jim eut alors cette vision effroyable, quelque chose de ces monstres semblait vivre en Dads et l’animer. Qu’arrivait-il à son petit nini ? Une sorte de dark-dads semblait poindre.
Cet être avait des yeux et une obsession fixés sur un seul et même point, rien ne l’aurait détourné de cet objectif, il allait devenir invivable le nabot, c’était certain .Et Jim pour la première fois de sa vie savait
qu’il n’aurait plus la force de le retenir.
Les ouassinges étaient de viles créatures mais secondées par un singe porteur de lanterne elles étaient de fines stratèges échangeant leurs forces et leurs places par une magie étonnante.
Jim s’épuisait à les fuir, à se positionner caché derrière les croix de pierre, tombes d’anciens héros d’Amakna, afin de harceler les sombres créatures de flèches tantôt enflammées, tantôt magique,
tantôt destructrice. Le combat promettait d’être long mais avec le soutien de son frère en qualité de soigneur , il pourrait ….

Mais MERDE ! Qu’est ce que tu fous là bas Dads ! t’es pas un iop bon sang !

Le nini faisait tournoyer sa baguette le regard glacé, l’œil assassin, le col de sa minuscule cape remontée et un chapeau gélatineux enfoncé sur sa tête masquant le terrible marque du mal.
Jim dut bien constater cependant que les ouaissingues n’en menaient pas large et c’est un mélange d‘admiration et de crainte que lu inspirait ce petit être fragile, son petit frère.
Un rictus effrayant, un dernier coup de baguette monstrueux et la quatrième et dernière ouassingue explosa en un nuage noir et fort malsain.
Dans les restes des ennemis, Dads ramassa des étoffes, étoffes d’outre tombe, étoffes sombres, Jim avait peur de ce que devenait son frère.

La route vers Brakmar, les retrouvailles avec Mils et Changpis, le donjon du successeur du rat noir, ne furent qu’une formalité. Jim regardait se passer les combats tout en y participant de façon sporadique.
Il lui fallait prendre un peu de distance sans doute, ne pas se laisser entrainer dans cette folie qui semblait animer Dads. Peut être ce prochain soir à l’assemblé des cawottes le nouveau coté taciturne de l’enirpsa
ferait-il à nouveau place au sourire qu’il aimait, à la joie de vivre qui était celle du jeune nini à la ferme , jadis. Cela faisait si longtemps.

La salle des chamans fut celle qui fit comprendre à Jim que son frère n’était plus le même et qu’il allait prendre vraiment de la distance pour mieux le retrouver un jour peut être.
Coup violent. Traits torturés et difformes. Rictus. Haine. Maladie. Rage. Frénésie. Besoin de tuer des monstres. Absence totale de pitié pour les pauvres rats quand bien même ils tentaient de fuir.
C’est un dark dads qui leur barraient le passage. Chang et Mils avaient beau demander des soins s’il te plait. Dads ne faisait que frapper et rarement soigner. Un esprit de iop dans un corps de piou.
Le temps passé à étudier les vieux manuels poussiéreux et à lire tant de parchemins d’intelligence et de sagesse en avait fait un initié mais l’avait sans doute un peu changé.
Le dernier coup de baguette fit tomber le chaman dans un fleuve de lave, sous les regards médusés de Milstone et de Changpis.
Le sol se mit à trembler, Dads laissa sa baguette tomber, les bras le long du corps, un tremblement le parcourut, ses membres tremblèrent, un grondement sourd, un flux d’énergie,
un halo d’éclairs blancs et bleutés, un souffle l’entourait, l’aura s’était faite aura de puissance tout autour de lui , balayant à ses pieds poussières et restes calcinés de rats et de kolerats.
Un cri inhumain, rageux, venu du tréfonds de son âme s’éleva sous la voute des égouts.

NNNHHHHHHHHAAAAAAAAAAAA !

Dads venait de retrouver sur le sol un fragment de puissance, un morceau d’âme de guerrier sans doute perdue lors de leur lutte contre la peste, il venait d’obtenir une nouvelle capacité, plus de possibilités
d’action encore. Jim avait eut l’impression que le cri de rage qui se terminait en hurlement bestial n’était autre que le nom de Manna , mais il ne pouvait en jurer.


Alors là Wendy , papa il a pété un boulon , il a trop regardé Sangoku quand il était petit, c’est du DBZ son histoire.
Poussain Johnny , mais il est mignon san-goku bébé je l’aime bien moi, là papa il faisait peur !
Il raconte bien hein !
Oui mais il n’y a pas les étincelles autour
* Ils rirent de bon cœur tousles 2

Un signal les tira de leur étonnement, un percepteur des cawottes venait de subir une attaque, Jim était bien trop épuisé pour s’y rendre, il devait reprendre des forces puisque son frère ne l’avait pas soigné,
il tourna la tête vers Dads … qui avait disparu.

5 attaquants, dont un sadi agressif et un sram au regard mauvais, un iop , la tenue bleue nuit , le poitrail barré d’une croix et fort lettré pour un représentant de sa race. Ce fut le seul à répondre au bonjour de Dads.
Quelques regards étonnés, saluer un attaquant ? Cela se faisait encore ? N’était ce pas une marque de l’ancien temps, un respect oublié par nombre de chevaliers actuels ?
3 défenseurs , Psyché , un petit nouveau , Mils l’aérien et Dads , Dark Dads .
Très net avantage aux attaquants dont les levels sont aux alentour des 120.
Le Sram ouvre le bal et s’abrite derrière un double aussi moche que lui. Il nous nargue d’un sourire qui se veut méprisant tellement persuadés de la victoire qu’il voit déjà les pierres précieuses remplir le coffre
de sa demeure sans doute lugubre.
Le percepteur entrainé par Maxi sait avant tout désenvouter, il rend le sram visible aux yeux de tous. Mils bondit et tue quasiment le Xelor , quel guerrier , Dads le regarde toujours admiratif de ce dernier , en tout temps ,
en toute occasion . Mils venu d’une lointaine île , plus loin encore que moon inspirait crainte et respect désormais chez les assaillants.
Il n’en était rien du pauvre Dads .
Le premier coup de baguette les fit hurler de rire, 30 points de vie oté au sram , le deuxième ne fut guère plus probant car l’échec semblait sonner le glas de la défense.
Le combat faisait rage, Psy soignait le mieux possible tout en frappant les adversaires.
Sous les quolibets les attaquants incitaient le sale noob de nini à frapper avec ses petits bras ridicules. Ce faisant le sram préparait ses dagues prêt à fondre sur Mils tant les deux pauvres eniripsas lui semblaient minables.
Il ne comprit pas d’où venait le premier coup de baguette, c’était irréel, le coup avait évité le double et l’avait frappé en plein visage, il lança un regard médusé, il vit par contre le deuxième qui lui ota plus
de 300 points de vie. Les quatre autres eurent un petit moment de stupeur et imperceptiblement se mirent à reculer. Le sram titubait, une dague au sol, il voulu la ramasser, Psy ne le lui permit pas et le cloua.
Le combat avait changé d’âme. Milstone se chargea de réduire au silence les autres fourbes sans bien plus être inquiété.

Deux jours plus tard, fort de cette victoire, les deux frères entrèrent dans la grande salle de la maison de guilde.
Un salut collectif les accueillit, tous étaient là. Les grands, les puissants, les nouveaux, les anciens. Certains petits nouveaux aussi. Une sadidette aux cheveux verts et son camarade mineur parlaient à un Olcadan
étonnamment souriant.
Dads reconnut immédiatement Elystrae, la fille de Khyrra , membre de la famille de Erinyes sauf erreur. Sa grande et majestueuse silhouette lui inspirait le plus profond respect, Il ne voyait qu’elle et se remémorait
les exploits de sa mère au temps des combats de » l’âge du Raval »
Elys n’était que la fille de Khyrra certes mais son père l’avait cotoyé dans de lointaines batailles en des temps immémoriaux , bien que ne la connaissant que de réputation il en avait toujours dit le plus grand bien ,
notamment quant à son intégrité , sa droiture et son caractère si entier.
Une telle mère ne pouvait donner naissance qu’à une héroïne que Dads admirait déjà , et auprès de laquelle il brulait de combattre . Empressé qu’il était de progresser pour ne pas lui être un boulet.
Olcadan, joyeux et souriant, étonnamment, serrait Digitaline dans ses bras ainsi qu’ Osmo , il chantait à qui voulait l’entendre que ces deux amis mus par l’esprit de « l’age du Silvosse » étaient un bienfait pour les cawottes .
Dads s’approcha de celui qu’il considérait comme son modèle, comme son maitre d’armes, comme son mentor, serra la main d’Osmo , embrassa Digitaline ( qui sentait si bon les fleurs des bois ) et se campa devant le grincheux en chef.


Salut Dads, félicitations, c’est bien fils
Mmmm Merci Monsieur
Allez appelle moi Olca, ça avance ton stuff Dads , jolie baguette , tu as écouté mes conseils !
Ooo ouu Oui M’sieur Olcadan
Tu devrais cacher cette vilaine marque tu sais Dads , je te conseille cette capuche, les traces disparaissent à la longue , ton cœur aussi cessera de saigner.
Très bien msieur , je le ferai


C’était la première fois qu’il ne l’appelait pas noob , ou Dadsmachin , mais simplement Dads .
Un sourire revint presque sur le visage de Dads , un sourire et des yeux brillants , moins rouges, plus bleus . Les cicatrices allaient disparaitre, Maxi l’avait dit. Lui aussi les avait porté jadis,
les marques de la peste, lui aussi avait autrefois combattu ce mal et l’avait terrassé.
Dads jeta un regard circulaire, admira tous ces grands guerriers, prit dans sa besace une capuche joliment ouvragée, cousue d’étoffes sombres de ouassingues. Il cacha alors pour longtemps
aux yeux de tous ces marques de peste noire. On ne voyait plus que l’éclat métallique de son regard. Un sombre nini .
Les deux frères votèrent pour l’admission de Digit et d’Osmo, après tout si Maxi en disait du bien. Il faudrait bien des gens pour défendre les cawottes . Sacrimax avait besoin d’être soutenu
dans sa quête du Graal.
Dads voulut serrer Jim dans ses bras, il fit demi tour, mais ne vit personne, si ce n’est la porte de la maison qui se refermait .
Malgré ses nouveaux amis, malgré les liens forts de sa guilde Dads se retrouvait tel un loup

Solitaire
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