Les Cawottes Explosives

Guilde du serveur Mylaise (Dofus)
 
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 Infectés !

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Phire
Pétawd mouillé
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MessageSujet: Infectés !   Sam 13 Oct - 0:50

Cela fait même pas 24 heures que je suis dans la guilde, mais je vais déjà écrire. Fin j'vais plutôt faire un copier/coller car ça fait longtemps que j'ai terminé Infectés mais bon, si ça vous plaît, alors je continuerai de mettre l'histoire et si ça ne vous plaît pas... et bien tant pis !

Avant de commencer je dois prévenir que ce ne sera pas un RP classique, en effet bien que l'histoire se déroule dans le monde des Douze avec des protagonistes correspondants au jeu, il faut savoir que l'époque n'est pas du tout la même. En effet j'ai choisi un environnement similaire au notre actuellement, soit moderne. De plus, l'histoire contient des morts-vivants, mais je ne veux pas trop vous spoil alors... Autre chose : Le prologue et le premier chapitre sont probablement moins bien écrits que la suite puisque c'était mes débuts d'écrivain ! Voili voilou, je vous laisse apprécier (ou pas) cette histoire !

Infectés
Prologue, l'incident

Le Monde des Douze a changé.
La technologie l'a emporté, bientôt, la ville de Bonta, comme celle de Brakmar furent envahies de buildings, et de véhicules à quatre roues.
En l'an 1645, le gouvernement de Bonta décida d'étudier les étonnants animaux qui peuplaient encore les rares plaines d'Amakna. Beaucoup des anciennes créatures ont disparu...
Le gouvernement captura des Tofus, des Bouftous, des chachas, chienchiens, Dragounes et même, la très redoutée Crocabulia.
Un laboratoire de recherche souterrain fut érigé afin d'accueillir les scientifiques et les animaux.
Les scientifiques, sur ordre des chefs de Bonta testèrent alors divers produits sur les animaux, et Crocabulia, devenue méconnaissable fut enfermée, et bientôt, son nom sombra dans l'oubli.
Mais les fantômes du passé resurgissent toujours...


7 heures avant l'accident.
Johnny Stérique, dans sa belle voiture décapotable Ferrarro, pestait.
C'était bloqué, des centaines de véhicules klaxonnaient, à cause de l'accident, les miliciens, vêtus d'uniforme bleu et blanc, couleurs de Bonta faisaient passer les voitures une par une.
Une ambulance bloquait la moitié de la route, et lorsque Johnny put enfin passer, il déglutit à la vue du malheureux, mort.
Le reste du trajet se déroula rapidement, au grand soulagement de l'homme.
Il consulta sa montre, et s'aperçut avec étonnement qu'il avait trente minutes d'avance.
Pff ! Il était encore une fois parti trop tôt ce matin !
Johnny, dans sa Ferrarro rouge s'arrêta devant une barrière et tendit obligeamment sa carte de scientifique au garde qui pourtant, le connaissait.
Le garde fit un signe de tête, appuya sur un bouton et la barrière se releva.
Johnny entra alors et attendit patiemment que la porte du garage se relève.
Lorsqu'elle fut relevée, il pénétra à l'intérieur et s'enfonça dans les sous-sols obscurs.
Oui, sous la couverture d'un garage VIP était en fait dissimulé un laboratoire de recherche souterrain où des centaines, voir des milliers de scientifiques s'activaient à tester divers produits sur des animaux, ou les mélangeant avec d'autres substances.
Johnny Stérique soupira en entrant dans les vestiaires pour hommes, où il s'habilla de sa blouse blanche et de ses gants transparents, indispensables afin d'éviter des blessures inutiles.
Les vêtement étaient trop petits, ça faisait un mois que Johnny en réclamait d'autres.
Les vêtements étaient trop petits car lui, était un Iop. En fait, une espèce très rare de Iop car il était intelligent, il était donc le seul de sa classe à travailler dans ce laboratoire.
Il entra alors dans une salle complètement sombre qui s'éclaira soudainement, éclairée par des centaines de néons bleus, y compris sur le sol.
- Bonjour Johnny, tu vas bien aujourd'hui ?
Le Iop sursauta et se retourna vers la voix indéniablement féminine qui lui avait parlé.
La propriétaire de la-dite voix était une magnifique Féca, aux longs cheveux noirs et bouclés, aux lèvres pulpeuses recouvertes de rouge, au corps... rmmm, disons, euh... Agréable à regarder, et aux yeux verts encadrés de lunettes rectangulaires.
Johnny s'efforça de ne pas baver.
- Bonjour Laura fit-il dans un souffle.
Une autre voix s'éleva alors, provenant d'un haut-parleur fixé dans un coin du plafond.
- Laura Ticide et Johnny Stérique, bonjour, contente de vous voir.
Une porte s'ouvrit et les deux scientifiques, d'un pas souple, sortirent de la pièce. Laura Ticide lança un sourire ravageur à Johnny qui déglutit péniblement.
- Ça te dit qu'on aille boire un café, puisque nous sommes en avance ? demanda alors la splendide Féca, tout en continuant de marcher.
- D'accord !
Ils se dirigèrent donc vers la cafétéria.

4 heures avant l'accident.
Laura Ticide et Johnny Stérique lancèrent un soufflement d'exaspération.
Après avoir testé des dizaines de produits nocifs sur un Tofu, ce dernier était mort.
- Les créatures ne sont plus ce qu'elles étaient ! marmonna Laura qui saisit un téléphone et composa un numéro.
Johnny saisit délicatement le Tofu et l'enveloppa dans une serviette blanche tandis que Laura Ticide braillait dans le téléphone qu'elle voulait un autre Tofu, plus solide cette fois.
La scientifique en colère se tourna vers Johnny et haussa un sourcil en voyant le Iop relever le regard à toute vitesse.
- Dis, tu matais mes fe...
Un jeune homme nerveux pénétra alors dans la pièce comme une furie, coupant Laura et déposa un Tofu en cage sur une table.
Alors que la Féca allait sortir le petit oiseau jaune qui piaillait comme un fou, une sonnerie s'éleva, annonçant la pause.
Laura poussa un grognement de satisfaction et suivit Johnny, qui se dirigeait à nouveau vers la cafétéria.



24 minutes avant l'accident.
Jeannot Stalgique grommela.
Certes, il devait garder du matin au soir une porte et savait que derrière cette porte, il y avait quelque chose de très important : Une autre porte. Puis une autre, très très résistante, qui n'avait pas été ouverte depuis au moins 15 ans.
Mais il s'ennuyait. Bon, il avait accès aux vidéos de surveillance et il aimait particulièrement les douches des femmes, les vestiaires des femmes et les placards, car pendant les pauses, disons que... il se passait pas mal de chose dans les placards.
Hors, là, il s'ennuyait, car il n'y avait personne dans les douches et les vestiaires, et ce n'était pas l'heure de la pause.
Il sursauta lorsque sur un écran, un placard s'ouvrit et qu'une femme aux longs cheveux noirs et bouclés poussa un homme imposant à l'intérieur.
Jeannot allait envoyer quelqu'un pour déloger les deux qui « s'amusaient » en dehors de leur temps libre mais suspendit son geste lorsque la splendide jeune femme retira sa blouse blanche.
Le garde s'installa confortablement. Et ressentit soudain une immense douleur. Une balle venait de lui transpercer la poitrine. Il s'écroula, émettant un gargouillis étouffé.
Celui qui avait tiré sortit de l'ombre et se promit de féliciter Laura Ticide, à qui il avait demandé de faire diversion afin de tromper le garde. Mais il était loin de se douter que Laura avait de toute façon, l'intention de faire ce qu'il lui avait ordonné...
Bref, l'homme, au visage protégé par une cagoule saisit un trousseau de clefs accroché à la ceinture du gros garde.
Il ouvrit la première porte, puis la deuxième. Et il resta devant la troisième qui n'avait aucune serrure. Il sembla hésiter un moment mais il s'accroupit.
Alors il plaça la bombe. Et s'enfuit rapidement.


*

Johnny fut très étonné lorsque Laura Ticide lui intima de la suivre et encore plus lorsqu'elle le fit entrer dans un placard et encore encore plus lorsqu'elle l'embrassa fougueusement et commença à se déshabiller !
La jeune femme se retrouva très vite nue et Johnny, tétanisé, ne pouvait détacher son regard du joli visage de Laura.
- Laura, euh... tu... tu sais, je suis marié et... commença le Iop en déglutissant, tâchant de ne pas baisser le regard
-Tais-toi, je me fiche totalement de ta femme grogna la féca et retirant la blouse blanche de Johnny Stérique.
Ce dernier ferma les yeux et tenta de repousser la Féca mais celle-ci lui retira rapidement son pull, puis son T-shirt.
Et un bruit assourdissant, suivit d'une grosse secousse ébranla alors le bâtiment, déstabilisant les deux scientifiques, bientôt, une alarme retentissante se fit entendre, stoppant la Féca dans son élan.
- Qu'est ce que c'est que ça, encore ?
Johnny repoussa la jeune femme qui n'esquissa aucun geste pour se rhabiller, et tenta d'ouvrir la porte en fer du placard. Impossible.
Il se tourna vers Laura et ferma aussitôt les yeux.
- Laura ! Rhabille toi, c'est pas une alarme ordinaire !
La jeune femme ronchonna mais obtempéra, remettant sensuellement ses vêtements tandis que Johnny, gêné, se détournait. Lorsqu'elle se fut rhabillée, Johnny la sentit se coller contre lui et soupira.
Il se rendit soudain compte qu'il était torse nu et remit prestement sa blouse blanche.
- Bon, arrête, d'un, j'ai une femme et je ne compte pas la tromper et de deux, ce n'est pas le moment ! grogna le iop en repoussant fermement la scientifique.
- Tu me trouves moche, c'est ça ? geignit-elle, comme une gamine de cinq ans. C'est les lunettes ?
- Mais non, tu es splendide et n'importe quel homme normalement constitué aurait envie de toi, mais je suis marié !
La Féca, boudeuse ne répondit pas et s'assit dans un coin où il n'y avait pas trop de balais.
Johnny leva les yeux au ciel et tenta d'ouvrir la porte. Rien à faire.
Dépité, il s'assit près de Laura Ticide et attendit.
Les deux scientifiques, au bout d'une heure se mirent à discuter et la jeune Féca fit élégamment remarquer que s'ils mourraient, le iop aurait pu se laisser faire. Enfin, en faire aussi, quand même, mais bon, voilà !
Ça faisait trois heures, qu'ils attendaient dans leur placard lorsqu'un grognement sourd se fit entendre, glaçant le sang de Johnny et Laura qui en profita pour se serrer contre le corps musclé du Iop.
Quelque chose se mit alors à frapper contre la porte du placard avec force, de plus en plus fort... La porte ne tiendrait pas ! Les deux scientifiques se jetèrent contre la porte et poussèrent de toute leur force... Elle allait céder... Mais les coups cessèrent subitement et le calme revint.
Le cœur battant, les deux collègues attendirent de longues minutes mais le phénomène ne se reproduisit pas.
- Et là, tu n'es toujours pas convaincu qu'on va mourir et qu'on pourrait le faire ?
Johnny lança un regard agacé vers la Féca – qui en profita pour déboutonner sa blouse – et s'abstint de répondre.
- Nous devons sortir de ce placard fit le Iop en se levant prestement.
- Tu as raison, nous devons trouver une pièce avec un grand lit en forme de cœur et...
- Laura !
- Oui ?
- Arrête, ce n'est pas le moment, nom d'un Chienchien !
La Féca lui lança un sourire resplendissant d'innocence et Johnny Stérique soupira. Encore.
La scientifique se leva néanmoins et se plaça près du grand Iop.
- A trois on ouvre, d'accord ?
Laura hocha la tête.
- Un, deux...
- Mais on est deux, pas trois fit soudainement la Féca qui n'avait pas envie de sortir et qui s'amusait follement.
L'Iop faillit l'étrangler et précisa :
- Non, je compte jusqu'à trois, et à deux, on ouvre, compris ?
- Non.
- Comment ça non !
- Ben tu viens de dire que tu comptais jusqu'à trois, et qu'on ouvrait à deux, ce n'est pas logique !
- NON BOR... je veux dire qu'on ouvre nous deux, à trois !
- A deux ou à trois ?
- RAAAAAAAA, on ouvre quand je dis maintenant ! OK ?
- OK !
Et lorsque le Iop fit « maintenant », il tenta d'ouvrir la porte seul et manqua de se démettre l'épaule, il poussa un cri de douleur.
- Pourquoi ne m'as tu pas aidé ? fulmina-t-il, se retenant de se lancer sur Laura.
- J'ai pas entendu.
Le Iop, impatient, faillit lancer une tempête de puissance sur la Féca mais se retint, il avait besoin d'elle pour ouvrir la porte.
- Bon, je crie maintenant, et on ouvre.
- Ok !
- Maintenant !
La Féca, cette fois obéissante l'aida à ouvrir la porte et le verrou, déjà mal en point, céda.
Le couloir, faiblement éclairé était désert.
- Allons vers l'entrée, sortons d'ici !
Les deux scientifiques se dirigèrent alors vers l'entrée du laboratoire, sans rencontrer âme qui-vive sur leur passage, ce que Johnny trouvait très suspect.
Ils arrivèrent enfin devant l'ascenseur menant au garage où était garée la Ferrarro du Iop.
Ascenseur qui s'ouvrit.
Hors, alors qu'il allait pénétrer à l'intérieur, Johnny Stérique ressentit une terrible douleur à la poitrine.
Il eut le temps de se retourner pour voir Laura, tenant un couteau ensanglanté.
- Désolée mon chou, je n'avais pas le choix.
Elle pénétra dans l'ascenseur, poussant Johnny, agonisant, en dehors.
Johnny leva un regard suppliant vers elle.
- Peut être que si tu t'étais laissé faire, je t'aurai laissé en vie... fit elle pensivement, avant d'appuyer sur le bouton pour monter.
Johnny, haletant sortit un petit disque de sa poche qu'il posa sur un comptoir, près de l'accueil.
Alors, tout s'éteignit.
Et venu de l'obscurité, un grognement sourd s'éleva.
Johnny hurla de terreur pendant un court instant avant de retomber lourdement sur le sol. Mort.


Voilà voilà, j'espère que ça vous a plu, dites moi si vous voulez la suite...
Ps : Dites moi si vous voulez que j'augmente la taille de police du texte !
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Phire
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MessageSujet: Infectés chapitre 1 : Un endroit où se cacher   Dim 30 Déc - 20:47

Bon, même si vous n'avez manifesté aucun intérêt particulier au prologue, j'ai envie de vous mettre la suite (oui 2 mois et demi après, j'suis comme ça moi) peut être qu'elle vous plaira plus. Comme je l'ai dit, ça a commencé à plaire à partir - essentiellement - du chapitre 3. Enfin, j'avais déjà quelques lecteurs mais ça s'est accentué à partir de là.
Cette fois l'univers devient beaucoup plus sérieux et se déroule 2 ans après le prologue... Vous suivrez alors les aventures de deux jeunes héros qui tentent de survivre dans un monde infesté de morts vivants... Bonne lecture chers amis !


Infectés Chapitre 1, Un endroit où cacher

Ploc ploc ploc...
L'eau tombait lentement sur le sol humide, de ce bruit incessant, envoûtant.
C'était le seul bruit qu'entendait Arty Chaud, un jeune sram qui venait d'échapper aux miliciens bontariens.
Le Sram ricana et s'appuya contre le mur, il les avait semés. Il sortit le sac qu'il avait volé d'une large poche intérieure de son large manteau noir, fouilla avidement à l'intérieur.
Lorsqu'il dénicha le porte-monnaie, il jeta le sac dans les eaux putrides des égouts.
Après un instant de fouille, il cria de rage, sortit une centaine de kamas et lança le porte-feuille rejoindre le sac à main.
Tous ces risques pour cent kamas. Même pas de quoi se payer une bouchée de pain.
Dépité, Arty se laissa tomber contre le mur et observa des rats s'enfuir en courant, sur la rive opposée.
Des rongeurs passèrent près de lui à toute vitesse, une lueur rouge, apeurée dans le regard.
Arty Chaud se releva et scruta curieusement l'endroit d'où venaient les rats.
Un grondement s'éleva dans l'air, au loin, Arty vit deux yeux briller dans le noir, allumés d'une lueur sanglante, terrible, impitoyable...
- ON L'A RETROUVÉ !
Trois miliciens s'approchaient en courant, le canon de leur fusil en direction d'Arty.
Le sram garda son sang froid et se rendit invisible en un clin d'œil. Les gardes tirèrent dans toutes les directions, mais le sram esquiva les balles, même si certaines le frôlèrent et se jeta dans l'eau.
Un grondement, plus puissant que l'ancien résonna, une forme sombre, vive comme l'éclair se jeta sur les gardes qui hurlèrent... pas longtemps.
Ploc ploc ploc...
Le sang des miliciens gouttait lentement sur le sol humide, de ce bruit incessant, envoûtant.

Quartier des tailleurs de Bonta, 14h07

Courir, sans s'arrêter, c'est ce que je devais faire car ils étaient à mes trousses, jamais essoufflés, sans cesse affamés...
Célia, près de moi peinait à soutenir l'allure, la jeune Sram était épuisée, cela faisait des heures qu'on courait, la sueur ruisselait sur sa peau, ses cheveux châtains collaient à son visage. Moi j'étais dans un pire état, mes ailes d'Éniripsa pendaient misérablement, ma veste était déchirée... Mais je ne devais pas ralentir, sinon, s'en était finit de moi, les monstres ne ralentiraient pas l'allure...
- Je vais bientôt pouvoir à nouveau nous rendre invisible haleta Célia, qui me prit par la main et s'engouffra dans une rue déserte.
Elle jeta un regard derrière son épaule, aucune trace de poursuivants.
- Je n'en peux plus, je dois me reposer souffla la Sram en s'asseyant sur le capot d'une voiture abandonnée
Je m'installai également près d'elle, et fermai les yeux quelques instants.
- Tu crois qu'on va s'en sortir demanda soudain Célia en m'observant avec angoisse des larmes dans les yeux, la bouche tremblante derrière le tissus transparent qui la protégeait.
- Oui ! fis-je d'un ton brusque, essayant de me convaincre moi-même.
Après un instant de réflexion silencieux, j'ajoutai :
- Nous allons retrouver des survivants qui auront de la nourriture, à boire et de quoi dormir et nous retrouverons nos amis... ne baissons pas les bras si près du but !
Célia me lança un sourire larmoyant puis se releva, un peu plus déterminée.
- Alors allons-y !
- Mais on vient de s'arrêter !
- Les choses ne se reposent pas, elles !
Je marmonnai mais me levai, elle avait raison. Les choses comme elle le disait si bien aurait tôt fait de nous rattraper.
Nous nous remîmes à courir.

Boucherie "Grossirvousvasibien" 16h03

- VITE VITE, FERME LA PORTE hurla Célia en entrant dans la pièce en courant.
Je refermai violemment et bloquai à l'aide du verrou, aussitôt, des coups tonitruants retentirent. La porte ne résisterait pas longtemps.
Célia me prit aussitôt la main et m'entraîna à l'intérieur de la boucherie, refermant vivement les portes derrière elle, bientôt, j'entendis les mugissements des choses s'élever et le verrou de la porte d'entrée céder... Ils seraient bientôt sur nous.
Célia bifurqua et grimpa une volée de marche, j'étais sur ses talons et trébuchai légèrement lorsque nous prîmes un virage à cent quatre-vingt degrés pour atteindre le deuxième étage.
Nous arrivâmes au sommet des marches, Célia ouvrit la porte menant sur le toit d'un coup de pieds.
Elle me lâcha et se précipita vers le bord du toit. Ses yeux fouillèrent les alentours mais c'était sans issue.
Je la rejoignis, la sram me serra le bras avec force, j'entendais les choses dans les escaliers, qui montaient à toute vitesse.
La porte s'ouvrit à la volée et l'une d'elle apparut, c'était un humain... enfin, en quelques sortes.
Son visage était gris, la chair, par endroit était mis à nu. L'un des yeux pendait misérablement, l'autre, était vitreux, comme si rien n'habitait ce regard.
Sa bouche était retroussée en un rictus, dévoilant des dents jaunâtres, teintées de rouge. Du sang.
- SAUTEZ hurla une voix, en bas, dans la rue.
Je risquai un regard, quatre personnes nous regardaient avec angoisse, et avaient disposés des poubelles pour ralentir notre chute plus bas.
- On a pas le choix marmonnai-je, mais on va puer.
Le monstre, suivit par des dizaines de ses semblables se jeta sur nous. N'hésitant plus une seconde, nous sautâmes sur les poubelles, trois étages plus bas.
Bien que les sac remplis d'ordures adoucirent la chute, je ressentis une douleur fulgurante à la jambe en tombant et je me mit à paniquer, croyant me l'être cassée.
- Relève-toi, petit ! Nous n'avons pas le temps fit un grand Roublard à la peau sombre. Il était très musclé et imposant, ce qui était plutôt rare pour cette classe plutôt discrète et passe-partout, comme les Srams.
- Je crois que j'ai la jambe cassée haletai-je, me tenant mon membre blessé.
- On le laisse la alors lança la voix glacée d'une Eniripsa plutôt grande. Ses cheveux bruns aux nuances dorées descendaient en cascade jusqu'à ses épaules. Elle avait des grands yeux émeraudes envoûtants.
- Non, on l'emmène tonna le Roublard en me hissant sur son épaule avec une facilité déconcertante, on y va !
L'Éniripsa me lança un regard froid et se mit à courir avec grâce.
Le groupe s'ébranla rapidement, Célia, la mine épuisée courait malgré tout à toute vitesse. Près d'elle, un Crâ aux cheveux blonds et frisés et un Sacrieur aux multiples cicatrices sur son torse nu avançaient, lançant parfois un regard inquiet derrière eux. Regardant par dessus l'épaule du Roublard, je vis qu'une trentaine de créatures nous poursuivaient, cependant, ils avaient peine à tenir le même rythme que nous.
- On tourne ! hurla le Crâ en voyant en face de nous une cohorte de monstres arriver à toute vitesse.
Nous nous engageâmes dans une ruelle, au bout, un grillage bloquait l'accès à une route plus grande.
- Jean, Reeze, couvrez nous tonna le Roublard qui accéléra l'allure, distançant les autres, se dirigeant droit sur le grillage... Qui tomba dans un grand bruit de ferraille lorsque mon porteur le heurta avec force, m'envoyant voler contre un mur.
Me relevant, je m'aperçus que ma jambe ne me faisait plus souffrir. Des coups de feu retentirent, le Sacrieur et le Crâ avaient sortis des mitraillettes (et un arc) et tiraient en direction des monstres qui s'engouffraient en masse dans la ruelle.
- Ta jambe va mieux, petit ? Me demanda le Roublard qui s'était relevé, apparemment indemne.
- Ouais, ça va.
- Très bien, alors allons y, joli cœur, on est débordé ! Lança l'Éni en me jetant un regard dédaigneux.
Un hurlement retentit derrière nous, nous faisant faire volte-face, une créature mordait le bras du Crâ, Reeze.
Le Sacri lança un couteau qui se ficha dans la tête de la chose qui retomba mollement et tira Reeze par son bras valide, poursuivis par les centaines de fous furieux.
Nous sortîmes de la ruelle et débouchâmes sur une grande avenue, menant au palais où résidait le président de Bonta. Des deux côtés, les créatures arrivaient par centaines, comme attirées par nous.
Nous nous précipitâmes dans un grand immeuble, en face. Reeze et Jean entrèrent et je refermai brutalement la porte.
Le Roublard et l'éni poussèrent un banc contre la porte. Des bras émergèrent d'une petite fenêtre et tentèrent de nous attraper. Nous reculâmes.
Reeze gémissait doucement, la grande éni s'approcha de lui et examina sa blessure au bras.
Nous ne pouvons pas le garder finit-elle par dire, sortant des menottes d'une poche.
- Vicky ! On ne peut pas l'abandonner non plus !
Vicky ne répondit pas mais dégaina un pistolet argenté d'un étui qui pendait à sa ceinture. Sans hésitation, elle pointa l'arme sur la tête de Reeze. Et elle appuya sur la gachette.


*

Le sang m'avait éclaboussé le visage, aussitôt, Victoria se tourna vers moi, me visa et demanda, avec indifférence, comme si rien ne s'était passé.
- En as tu avalé ?
- Qu... quoi ? Balbutiai-je, choqué par la mort si soudaine du Crâ aux cheveux frisés.
- As-tu avalé du sang ?
- Nn.. non, je ne crois pas.
Avec un hochement de tête satisfait, elle rangea son arme et se dirigea vers une porte, un peu plus loin.
- Où sommes-nous ? demanda Célia, tremblante, s'éloignant en hâte du corps encore chaud de Reeze.
- Le commissariat de police répondit le Sacri, passant sa mitrailleuse dans le dos, il y a une autre sortie, au sud, nous devons rejoindre le camp de réfugiés, nous ne pouvons pas nous éterniser ici.
- Au fait, moi c'est Ryko Rateur, le sacri c'est Jean Caisse et l'Éniripsa qui ne faut pas contrarier, Victoria Tomik , mais appelez la Vivi ou Vicky précisa l'imposant Roublard.
- Victoria c'est très bien lança cette dernière, se retournant et nous fixant Célia et moi. Et vous, vous êtes qui ?
- Célia Nagram souffla mon amie.
- James Ex murmurai-je.
Victoria hocha la tête et continua d'avancer, pointant son gros magnum dans toutes les directions. Jean et Ryko en faisaient autant.
Nous traversâmes des salles ravagées, les feuilles jonchaient le sol, les ordinateurs, l'écran cassé étaient retournés sur les bureaux, des affiches de la ville étaient arrachés sur les murs.
J'aperçus également un cadavre de policier, la tempe transpercée d'une balle, un pistolet dans la main. Son corps était couvert de morsures humaines. Je détournai le regard en frissonnant.
Nous atteignîmes enfin une autre sortie, Jean et Ryko sortirent précautionneusement et inspectèrent rapidement la rue, apparemment déserte. Ils nous firent signe de les rejoindre.
- Nous devons trouver une voiture chuchota Jean Caisse.
- Ouais... La Sram, tu sais faire démarrer une voiture ? lança Victoria à mon amie.
- Oui.
Tremblante, Célia s'approcha d'un monospace et batailla maladroitement avec la serrure. Tapant du pied, Vicky observait les alentours, vigilante, imitée par Ryko et Jean.
Célia poussa une petite exclamation réjouie, lorsque la porte de la grand voiture s'ouvrit.
- Je conduis lança Victoria en prenant la place de conducteur.
- Vivi... commença Ryko, l'air sévère.
- Quoi ?! J'ai seize ans, puis il va y avoir le petit éni à coté de moi, c'est de la conduite accompagnée !
Le grand Roublard sourit et s'installa à l'arrière, suivit par Célia et Jean.
Je m'installai sur le siège passager à coté de Victoria qui avait sorti les fils, en dessous du volant et qui les trifouillait en grognant.
Je bouclai ma ceinture de sécurité et observait la jolie Eni qui pestait en silence.
Ses yeux émeraudes aux nuances dorées étaient envoûtants, ses lèvres semblaient faites pour les baisers...
- Pourquoi tu me regardes comme ça finit-elle par demander, sans cesser de regarder ce qu'elle faisait.
Je rougis et tournais les yeux. Je fis bien, des dizaines de créatures nous fonçaient dessus, à une centaine de mettre, en face.
- ACCÉLERE hurlai-je, apeuré.
- C'est bon fit-elle, calmement, tandis que le moteur du monospace grondait.
La voiture démarra rapidement et Victoria prit de la vitesse, les monstres allaient heurter le véhicule... certaines se firent écraser, d'autres passèrent sous les pneus, nous fûmes pris de terribles secousses mais la jeune Éniripsa tenait bon. Bientôt, les créatures étaient loin derrières nous, nous les avions prises de vitesse.
- C'était moins une souffla Jean, poussant un long soupir de soulagement.
Célia hocha la tête, le visage encore livide de peur.
- Vicky, emmène nous à la base, et prend des routes espacées, d'accord ? continua le Sacrieur, inspectant le coté gauche de la rue.
- C'est parti... les nouveaux, je vous conseille de dormir, il y en a pour au moins sept heures de route, dont deux pour sortir de la ville, on doit faire beaucoup de détours pour éviter d'être suivis.
- Suivis par quoi ? Ces choses ? Vous savez d'où elles viennent ? Demandai-je, m'installant confortablement sur mon siège.
- Pas maintenant, vous verrez ça à la base, dors maintenant ordonna Victoria.
- Bien madame...


*

Je me réveillai en sursaut la tête contre la portière, suite à un mauvais rêve, la lune brillait dans le ciel noir, nous avions quitté Bonta.
Tout le monde dormait dans la voiture, sauf Victoria, qui conduisait toujours, le visage impassible, avec cependant, de grandes cernes sous les yeux.
Je me redressai en baillant.
- Bien dormi ? demanda-t-elle, sans quitter la route du regard.
- Ouais ça va, tu n'es pas trop fatiguée ?
- Si... mais bon, je dois bien nous mettre en sécurité...
- On est où, là ?
- Dans les champs de Cania, j'ai mis plus longtemps que prévu à quitter Bonta, c'était bloqué de partout.
- Depuis combien de temps on roule ?
- Six heures et demi.
- D'accord... si tu veux, je peux prendre le volant... dis-je en dévisageant son visage fatigué.
- Non, tu ne connais pas le chemin... et nous arrivons dans moins d'une heure, je vais tenir, ne t'inquiète pas.
- D'accord, je vais te parler, pour ne pas que tu t'endormes !
Elle m'adressa un petit sourire (si je vous jure! YEESSSS).
J'observai le paysage, nous roulions à travers les champs de Cania, derniers vestiges (avec l'inhospitalière île de Moon) de nature qui n'avait pas été détruit par le progrès humain, et ces grands immeubles, ces usines longues de plusieurs kilomètres et qui avait fait fuir toutes sortes d'animaux.
L'île de Frigost aussi n'avait pas trop été urbanisée, grâce à la faune sauvage qui attaquait sans vergogne les habitants du monde des douze. En effet, Ben le ripate n'avait pas supporté que des humains construisent sur son territoire, et avec une alliance de l'Obsidiantre et du Tengu Givrefoux, ils avaient chassé les colons. Une terrible guerre avait alors eu lieu et au terme d'une bataille, Ben avait été tué, ainsi, les conquérants purent accéder aux Larmes d'Ouronigride, la zone protégée par l'Obsidiantre.
Ce dernier, voyant ses troupes faiblir, demanda l'aide complète des gardiens des donjons de Frigost, et Tengu, Korriandre, Kolosso, Glourséleste, Missiz Friz et le comte Harebourg répondirent à son appel.
Les humains furent vaincus et arrêtèrent donc leur colonisation au Berceau d'Alma. On dit que les fantômes qui vivaient auparavant dans cette zone auraient trouvé refuge dans des souterrains, en dessous de la bourgade de Frigost, attendant l'heure ou quelqu'un viendrait les chercher, afin de chasser définitivement les humains de l'île de Frigost.
Je somnolai pendant plus d'une heure, puis je sentis que la voiture ralentissait et j'ouvris les yeux. Nous nous arrêtâmes devant un immense manoir aux riches décoration de style baroque, un grand portail en fer forgé barrait l'accès à l'entrée d'un grand jardin aux plantes sombres, du fait de la nuit.
- Nous sommes arrivés ! cria Victoria, réveillant tout le monde en sursaut.
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